Le Plan Maroc Vert en vitesse de croisière
Le PIB agricole croît en moyenne de 7,7% par an
9 millions de ruraux dépendent de l’agriculture
96 milliards de DH investis en sept ans
L’amélioration de la production agricole passe également via l’utilisation des techniques appropriées: mécanisation, engrais, semences sélectionnées et protection des végétaux. Les premiers signes de la transformation dans le secteur sont déjà visibles dans le secteur
A moins de cinq ans de l’échéance du Plan Maroc vert (PMV), l’heure est au bilan. Pour le ministre de l’Agriculture Aziz Akhannouch, les avancées enregistrées dans le secteur agricole depuis le lancement du programme en 2008 sont plus que probantes. Le plan passe désormais à la vitesse supérieure. Le PIB agricole s’est nettement amélioré en sept ans en enregistrant une croissance moyenne annuelle de 7,7%. Il a dépasse 118 milliards de DH en 2015 (contre 75 milliards de DH en 2008). Le défi de doubler le PIB agricole à horizon 2020 pourrait être relevé avant l’échéance du programme. Le vœu de sortir du schéma de la production brute et de se diriger vers plus de création de valeur ajoutée se concrétise. D’ailleurs, celle-ci s’est accélérée à 12% du PIB global. Elle culmine à 16% du PIB avec l’industrie agroalimentaire. Cela marque ainsi avec les tendances historiques du secteur où la valeur ajoutée se limitait à 5%.
De plus et tout le monde en convient, le secteur agricole constitue un poids économique et social colossal. Premier pourvoyeur en main d’œuvre, plus de 9 millions de ruraux dépendent de l’agriculture. Elle représente ainsi un des enjeux majeurs en termes sociaux, de consommation et de développement durable. Sans oublier sa contribution décisive aux grands équilibres macroéconomiques et la balance commerciale du pays. Le secteur pèse 11% des exportations nationales (19% en y intégrant l’agriculture et la pêche). Selon le ministère, le niveau des expéditions agricoles a été boosté de 40% (durant la période 2008-2014), pour atteindre 21 milliards de DH en 2014.
Après s’être longtemps consacré à la production agricole, cette nouvelle politique sectorielle se penche également sur l’accélération de la valorisation de différentes filières, un des maillons faibles du secteur. L’organisation par filière constitue du coup, la trame de fond de la deuxième phase du PMV. D’où, les contrats-programmes signés entre l’Etat et les interprofessions concernées. Ce qui devait impulser une nouvelle dynamique d’investissement au niveau national. Ce pari stratégique a permis de propulser les investissements publics et privés. Ceux-ci ont été multipliés par 1,9 entre 2008 et 2015, représentant une enveloppe de plus de 96 milliards de DH. La hausse notable de l'implication des bailleurs de fonds au financement du secteur agricole (à hauteur de 21 milliards de DH) et l'impulsion opérée par l’Etat à travers le Fonds de développement agricole y ont beaucoup contribué. Dans la continuité des projets menés par Feu Hassan II, les mesures du PMV visent également à contrer la raréfaction des ressources hydriques. D’ailleurs, les efforts relatifs à la généralisation des techniques d’irrigation ont permis d’économiser 400 millions de m3, à travers la mise en place de 5 barrages moyens. Mais l’amélioration de la production agricole passe également via l’utilisation des techniques appropriées: mécanisation, engrais, semences sélectionnées et protection des végétaux. D’ailleurs, les premiers signes de la transformation dans le secteur sont déjà visibles dans le secteur. (voire infographie) Avec ce niveau, le Maroc rentre dans les standards préconisés par les normes FAO.
L’autre pilier cible un développement agressif d’une agriculture à haute valeur ajoutée, dite de niche, accompagné de plans agricoles régionaux. La région de Souss par exemple est la seule au monde où on trouve l’arganier, patrimoine forestier mondial. D’ailleurs, les efforts déployés en matière de labellisation, de valorisation et de commercialisation ont contribué à la hausse soutenue (x3) des exportations en Argan depuis 2008. Aussi, l’agriculture solidaire a bénéficié d’une attention particulière en ce qui concerne le renforcement des capacités des coopératives agricoles. Vu les avancées réalisées, le programme se consacrera davantage à la pérennisation des projets lancés.o
Le 20 Janvier 2016
SOURCE WEB Par L’économiste
Les tags en relation
Les articles en relation
Agriculture: Trop tard pour le plan d’urgence?
L’angoisse gagne plusieurs régions La moitié des superficies emblavées jugée sinistrée Sur les cinq dernières années, la corrélation entre la pr...
Saison agricole 2024-2025 : le ministère dévoile des initiatives pour booster l’agriculture
Une réunion présidée par le ministre de l’agriculture dresse un état des lieux. © DR La nouvelle campagne agricole 2024-2025 démarre sous de bons aus...
FAO : le Maroc améliore sa production agricole mais reste dependant des importations de cereales et
Dans son dernier rapport semestriel, la FAO dresse un bilan contrasté de la position du Maroc sur les marchés alimentaires mondiaux. Si les pluies favorisent ...
Tata : Un nouveau programme d’impulsion économique en cours d’élaboration
Il ambitionne d’enclencher une nouvelle dynamique plus efficiente, raisonnable, attractive et durable Dans une rencontre présidée par Ahmed Hajji, wali d...
Commerce extérieur: la bonne tenue des exportations ne soulage pas le déficit
A fin septembre, le déficit commercial représente 13,8% du PIB. L’énergie, l’alimentation et les produits finis dynamisent l’import. L’export, quant ...
Oléiculture: Le programme de la BID et de l’ADA sur de bons rails
La Banque islamique de développement (BID) salue les avancées du Maroc en matière d’agriculture. L’établissement financier se montre satisfait des effor...
La faim dans le monde continue à augmenter, selon l’ONU
La faim dans le monde a augmenté en 2017 pour la troisième année consécutive, alimentée par les conflits et le changement climatique, selon un rapport publ...
Impacts du changement climatique sur l'agriculture marocaine
Les projections confirment la baisse des précipitations et l'augmentation des températures Les résultats montrent que le changement climatique impacte...
Le Japon octroie un prêt de 132 millions USD au Maroc pour le financement du projet d'appui au PMV
Le gouvernement du Japon a octroyé au Maroc un prêt de 16,347 milliards de yens japonais, soit 132 millions dollars US pour financer le projet d'appui au ...
Immobilisme, Attentisme, Routine, le Mal du Maroc
L’année 2018 est à la veille de son quatrième mois et hormis les bonnes nouvelles sur les perspectives de la prochaine campagne agricole, on a le sentiment...
Reconstitution du cheptel au Maroc : 32,8 millions de têtes recensées et un plan d’appui de 11 M
Le ministère de l’Agriculture a annoncé que le cheptel national marocain compte désormais 32.832.573 têtes à l’issue de l’opération de recensement r...
Déclin inquiétant de l'abeille jaune saharienne au Maroc : un défi pour l'apiculture face à la s
Le déclin des colonies d'abeilles jaunes sahariennes met en lumière les difficultés croissantes de la filière apicole au Maroc. Cette espèce, résilien...


vendredi 22 janvier 2016
0 















Découvrir notre région