Le Gouvernement Akhannouch Face à une Désillusion Croissante : Urgence d'une Action Concrète pour Redonner Espoir aux Marocains
Autrefois porteur d’un souffle nouveau, le gouvernement Akhannouch semble désormais englué dans une léthargie préoccupante, particulièrement dans certains secteurs cruciaux. L'espoir qu'il avait suscité s'estompe, laissant place à un sentiment d'éloignement vis-à-vis des réalités quotidiennes des Marocains.
Autrefois, un remaniement ministériel aurait déclenché un vif débat public et une analyse minutieuse des enjeux. Aujourd’hui, il ne provoque guère plus que de l'indifférence, témoignant d'une profonde désillusion. Ce désintérêt n’est pas qu’un simple passage à vide : il reflète une amertume profondément enracinée chez une population confrontée à une inflation galopante et à un chômage persistant, et qui a cessé de croire en la capacité de ses dirigeants à apporter les changements tant attendus.
À l'aube de la rentrée 2024, les perspectives sont sombres. Malgré l'optimisme affiché par le gouvernement, les indicateurs économiques sont alarmants. Le tableau social est préoccupant : un taux de chômage de 13,7 %, atteignant 17,1 % dans les zones urbaines, et frappant encore plus durement les jeunes diplômés (25 %) et les femmes (20 %). Le pouvoir d’achat, déjà affaibli, est davantage érodé par une inflation qui continue de peser lourdement sur les revenus des ménages. Tandis que les prévisions tablent sur une inflation de 2,1 % en 2024, le vécu des Marocains est bien plus douloureux, avec des prix des denrées de base qui ne cessent d’augmenter, transformant des produits autrefois courants en luxes inaccessibles.
Cependant, ce sont les secteurs de la Santé et de l’Éducation qui illustrent le mieux cette déconnexion. Dans les hôpitaux, l’accès aux soins est un véritable parcours du combattant, marqué par des infrastructures délabrées, un personnel médical sous pression, et des délais d’attente interminables. Les grèves, bien que justifiées, exacerbent le sentiment d'abandon, laissant les plus vulnérables dans une profonde détresse.
Du côté de l’Éducation, qui devrait incarner l’égalité des chances, les inégalités régionales sont criantes, les programmes scolaires obsolètes, et les enseignants sont épuisés par l'absence de réformes concrètes et par des mouvements de grève répétitifs. Ces deux secteurs vitaux, essentiels au développement de la société marocaine, semblent sur le point de s’effondrer sous le poids des promesses non tenues.
Dans ce contexte, un éventuel remaniement ministériel, autrefois attendu avec espoir, n'éveille plus qu'une indifférence glaciale. Les Marocains ne croient plus en ces manœuvres politiques, perçues comme de simples gesticulations sans réel impact sur leur quotidien. Cette apathie traduit une rupture profonde entre le gouvernement et le peuple, un fossé qui s'est creusé au fil du temps avec l'accumulation des promesses non tenues.
Le projet de loi de finances 2025, récemment dévoilé, ne semble pas apporter de réponses aux défis actuels. Il reprend les priorités passées, telles que la consolidation de l'État social, la dynamique de l'investissement, les réformes structurelles, et la soutenabilité des finances publiques, mais manque cruellement de vision et de profondeur. Bien que ces priorités soient essentielles, elles semblent déconnectées des réformes les plus urgentes, comme la lutte contre la corruption, la réforme fiscale, la régulation du secteur informel, et la préparation à la concurrence internationale. Cette situation laisse la jeunesse marocaine, autrefois pleine d'espoir, dans un sentiment de désillusion, rêvant d'un avenir ailleurs.
Il est impératif que le gouvernement Akhannouch prenne conscience de la gravité de la situation. La stabilisation des prix des denrées alimentaires doit devenir une priorité nationale absolue, avec des mécanismes de contrôle renforcés pour prévenir les abus et protéger les plus vulnérables. La révision des programmes d’aide sociale, l’allègement de la pression fiscale sur les classes moyennes, et la protection des terres agricoles sont des pistes qui doivent être explorées avec détermination.
En parallèle, le Maroc doit se préparer à relever des défis d'envergure, notamment l'organisation de la Coupe du Monde 2030. Cet événement, qui représente une véritable épreuve de grandeur pour le Royaume, est une opportunité unique pour le pays de démontrer sa capacité à se hisser au niveau des plus grandes puissances sportives et organisationnelles. La réussite de ce tournoi mondial est cruciale pour le rayonnement international du Maroc, mais aussi pour sa cohésion sociale et économique. Pour ce faire, il est essentiel d'améliorer les infrastructures, de renforcer l'accès aux services de base, et de mobiliser tout le potentiel humain et logistique nécessaire.
Le gouvernement doit agir avec détermination et clairvoyance pour restaurer la confiance des citoyens et préserver la paix sociale. Les défis sont immenses, mais les solutions existent. Il est temps de les mettre en œuvre pour redonner espoir aux Marocains et garantir un avenir prospère au pays.
Le 02/09/2024
Rédaction de l’AMDGJB Géoparc Jbel Bani
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lundi 2 septembre 2024
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