#Maroc_Tourisme_Informel_Airbnb: La «plus grande chaîne hôtelière au monde», échappe à tout contrôle au Maroc
Particuliers et, souvent, entreprises ont recours à Airbnb mais sans que les pouvoirs publics ne trouvent le moyen de le contrôler. Au risque de beaucoup perdre, ne serait-ce qu’en taxes sur la valeur ajoutée. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.
C’est la plus grande chaîne hôtelière sans hôtels au monde. Au Maroc, les sites de e-commerce font rage auprès des consommateurs. Airbnb n’échappe pas à la règle. Mais il y a «un trou dans la raquette» de la collecte de TVA, indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du vendredi 25 novembre.
«Ces difficultés d’application de la TVA sont une illustration de la rupture de règles fiscales, conçues au début du siècle dernier, par l’explosion des ventes en ligne. La doctrine nationale tente de suivre comme elle peut ces évolutions, mais en pratique, ni les réglementations, ni les notes de service de l’administration fiscale ne règlent les problèmes relevés sur le terrain», lit-on.
L’exemple des nuitées d’hôtellerie vendues à Airbnb par des particuliers est symptomatique de l’évasion de recettes de TVA subie par le Trésor. Cette hôtellerie discrète et totalement «informelle» constitue, aujourd’hui, un complément de revenus pour des milliers de personnes.
Selon l’article 115 du Code général des impôts, toute personne n’ayant pas d’établissement au Maroc et y effectuant des transactions imposables, doit faire accréditer localement un représentant auprès de l’administration fiscale. C’est ce dernier qui est redevable de la TVA exigible. «Il s’est avéré dans la pratique que l’application de ces dispositions soulève des difficultés liées à la gestion des dossiers fiscaux, tant pour leurs fournisseurs étrangers non résidents que pour les clients marocains», explique le quotidien.
Pour pallier ces difficultés, le législateur a modifié l’article 115 du CGI, en ce sens qu’à défaut de désignation d’un représentant fiscal, le client marocain est considéré comme étant le redevable légal de la TVA et ce, en vue de simplifier et d’alléger les obligations fiscales incombant aux opérateurs économiques.
«Cette inversion du redevable légal est connue sous l’appellation de système d’autoliquidation. Par conséquent, le client de droit marocain est tenu de déclarer, selon son régime d’imposition, la taxe due par la personne non résidente simultanément à celle du chiffre d’affaires du mois ou du trimestre qui suit celui du paiement et d’opérer la déduction de la TVA». Tout le génie est de pouvoir appliquer la loi.
Le 24/11/2022
Source web par : le360
Les tags en relation
Les articles en relation
«Lorsqu’on se met à la place du contribuable, la réglementation fiscale est une vraie jungle»
«Les présidents de communes n’ont pas les moyens humains et matériels nécessaires pour gérer la fiscalité locale. Ils souhaitent que les services du min...
Réformes fiscales 2025 : Mesures clés pour le pouvoir d’achat et l’impôt
Les récentes modifications du Code général des impôts (CGI) pour l'année 2025 introduisent des mesures majeures visant à soutenir le pouvoir d’achat...
Collectivités territoriales : un excédent sans autonomie
Les collectivités territoriales marocaines ont enregistré un excédent budgétaire de 10,2 milliards de dirhams à fin décembre 2024, marquant une améliorat...
IS, IR, TVA… Ces mesures fiscales applicables dès le 1er janvier 2022
Si le contribuable exerce plusieurs professions ou activités auxquelles s’appliquent des coefficients différents, le revenu professionnel global est égal a...
Prix des carburants au Maroc : liberalisation, fiscalite elevee et pouvoir d’achat sous pression
Le Maroc reste absent des classements des pays où le carburant est le plus accessible, une situation qui découle d’un modèle marqué par la libéralisation...
Exclusif. Le projet de taxation des locations touristiques sur Airbnb finalisé au 2e semestre 2019
Le Maroc s’achemine vers la mise en place d’une plateforme destinée à encadrer les opérations de location touristique entre particuliers de type Airbnb. ...
Paiement en espèces : Au-delà de 20.000 DH, une infraction
L’Administration fiscale vient clarifier l’article 193 du Code général des impôts, relatif au règlement des transactions. Lorsque le montant de la trans...
Rifai: «Le touriste n’est pas un simple paresseux qui veut bronzer»
Le voyageur exige son droit au voyage «intelligent», indique l’ex-SG de l’OMT L’enfermer dans un all inclusive, le meilleur moyen de le perdre De ...
Surtourisme: quel rôle les tour-opérateurs peuvent-ils jouer?
Un sujet tendance sur les destinations touristiques + des professionnels du tourisme réunis = la bonne équation du 13 décembre. Le débat s’est engagé au ...
#MAROC_Relance_du_tourisme : Cap sur l’action fiscale
Delon M. Fakir, la solution serait de mettre en place une provision qui permettrait de supporter une partie du fardeau financier des entreprises, notamment de l...
TVA : L’Etat s’endette pour payer ses dettes
10 milliards DH + un taux d’intérêt de 3,5% sur 5 ans Le développement important de l’investissement des entreprises exportatrices fait que les arrié...
Marchands de biens : la CGEM propose un régime fiscal adapté
L’activité de marchand de biens n’est pas règlementée par une loi spécifique. Raison pour laquelle la CGEM préconise, dans le cadre de ses recommandati...


samedi 26 novembre 2022
0 
















Découvrir notre région