Fiscalité, EEP, la Réforme prend corps…
L’adoption en Conseil des ministres, présidé par SM le Roi, du projet de réforme fiscale et du projet de restructuration complète des Entreprises et des Établissements publics est incontestablement l’expression du « chant du cygne » pour l’actuel gouvernement et la coalition parlementaire qui le soutient.
Et c’est clairement la volonté royale qui a permis ces avancées qui marquent un tournant dans la vie publique pour la recherche de l’amélioration du quotidien de nos concitoyens.
Ainsi, ces projets, adoptés au plus haut niveau de l’État, constitueront très certainement les premières actions de la prochaine législature, lorsqu’un nouveau gouvernement aura la mission prioritaire de les soumettre à l’approbation des parlementaires fraîchement élus.
Mais, en attendant ces échéances certaines, on appréciera fortement le fait que la réforme fiscale, notamment, est désormais sur les rails, tant elle était attendue et urgente.
En effet, cela fait des lustres que cette nécessité se faisait pressante, réitérée d’ailleurs par les dernières Assises de la Fiscalité, promise par le ministère des Finances, réclamée par des organisations politiques, des pans entiers de la société civile, des citoyens en grand nombre qui refusaient l’iniquité fiscale.
Celle-ci était essentiellement matérialisée par l’inégalité devant l’impôt direct qui pénalisait les salariés par le biais du prélèvement à la source, mais aussi les entreprises citoyennes qui s’acquittaient de leurs impôts, (les moins nombreuses en fait), ainsi que tous ceux qui respectaient l’obligation de se soumettre à l’IS, l’IR, la TVA, etc.
L’engagement et la promesse de cette réforme fiscale, c’est, en quelque sorte, l’assurance que la justice et l’équité présideront désormais à toutes les opérations rendues obligatoires pour tous par le Code des Impôts, mais aussi et avant tout par la Constitution de juillet 2011 qui en fait clairement état.
La lutte contre la fraude, la triche à la TVA, la fausse facturation, l’existence d’une économie informelle (soi-disant), florissante, l’impunité pour des opérateurs économiques peu scrupuleux ou des citoyens avides de dissimulation de leurs revenus seront donc énergiquement combattus lorsque cette réforme entrera en mode opérationnel.
Celle-ci générera ainsi des mannes financières indispensables au Budget de l’État désormais clairement orienté vers la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre et les chantiers prioritaires que sont la Santé, l’Éducation, l’Emploi.
Des secteurs que le récent rapport sur le Nouveau Modèle de Développement a mis en exergue et qu’il faudra mener à bien dans les prochains mois et années.
Mais cette réforme fiscale, dont les principales dispositions attestent de sa pertinence sur le papier pour l’instant, devra être exemplaire en termes d’application et de mesures destinées à en satisfaire les objectifs premiers, ceux de l’égalité et l’équité entre tous les citoyens devant l’impôt.
Voilà pourquoi il semble particulièrement sage, avisé et judicieux que la matérialisation de cette réforme soit confiée à une nouvelle équipe gouvernementale, soudée et solidaire, consciente de ses enjeux, appuyée par une majorité forte, fiable et volontaire.
Car pour réduire avec conséquence l’informel, supprimer les niches fiscales encore trop nombreuses, assurer des revenus supplémentaires et indispensables au Budget de l’État, ce qui s’apparente donc aux travaux d’Hercule, nécessitera une volonté politique sans faille, une détermination absolue, une action radicale, sans atermoiements, ni faux-fuyants.
On comprend, in fine, que l’adoption de ce projet de refonte de la fiscalité par le dernier Conseil des ministres de la législature finissante, répond en filigrane à ces nécessités ici évoquées.
Et qu’il soit permis de penser qu’avec ce « clap de fin », le film d’une aventure parlementaire et gouvernementale au bilan bien maigre, connaîtra sa juste conclusion, c’est-à -dire disparaître du devant de la scène publique et, peut-être, des mémoires, une bonne fois pour toutes tant les expériences menées depuis 2011 par des coalitions « introuvables » se seront avérées peu profitables au pays et aux Marocaines et Marocains !
Le 30/06/2021
Source web Par : lnt
Les tags en relation
Les articles en relation
Moins de 200.000 salariés supportent 53% de l’IR perçu par l’Etat !
L’injustice fiscale que subissent les salariés est flagrante. Moins de 200.000 salariés supportent 53% de l’IR perçu par l'Etat. Les 190.000 soumis �...
Maroc : recettes fiscales en hausse et réformes 2025
Lors de son intervention du 15 avril 2025 devant la Chambre des Conseillers, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a présenté un bilan économiqu...
Exonérations huile d’olive et riz : délai prolongé au 10 janvier
Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé une prolongation du délai pour le dépôt des demandes visant à bénéficier des exonérations du dro...
Profil du secteur informel au Maroc : éducation, défis et réticences à la formalisation
Une enquête réalisée par le ministère des Finances et la Banque africaine de développement dresse un portrait détaillé du travailleur du secteur informel...
#MAROC_FNTT_FNAAVM : Pour éviter l’hernie fiscale | Premium Travel News
La ténacité de la FNTT-Cgem a fini par payer, en obtenant gain de cause auprès de la DGI avec le précieux appui de la Fédération du Transport et de la Log...
Prix des Viandes Rouges au Maroc : Les Mesures Gouvernementales Incapables de Freiner la Hausse
Malgré les exonérations des droits de douane et de la TVA accordées par le gouvernement pour encourager l’importation de viandes rouges, les prix sur les m...
Le coin des experts Fouzi Zemrani, vice-président de la Confédération nationale du tourisme (CNT)
Allégement de la fiscalité. La Confédération nationale du tourisme (CNT) remet sur la table cette revendication à l’occasion de la préparation du projet...
Maroc : des incitations fiscales pour attirer les compagnies pétrolières
Le Maroc a mis en place une série d’avantages et d’incitations fiscales pour attirer les compagnies pétrolières dont l’expertise est essentielle pour l...
Impôts locaux: Pourquoi une réforme
Parmi les trois taxes locales gérées par la DGI, la Taxe des services communaux occupe la première place en termes de rendement. Ses recettes atteignent 3,2 ...
Cour des comptes Vs Pharmaciens : grosse polémique ou simple incompréhension ?
entachent le secteur pharmaceutique. Un document extrêmement critique dans lequel l’organe dirigé par Zineb El Adaoui s’est principalement penché sur la ...
#MAROC_SOUSS_MASSA_PROMOTION_TOURISTIQUE_2021
Le Conseil de la région Souss-Massa a consacré une enveloppe budgétaire de 48MDH pour l'élaboration des études et la mise en place de projets relatifs ...
Aïd Al-Adha : attention aux fake news sur le prix des moutons
Pour un mouton importé pesant 50 kilogrammes, les ménages marocains devraient s'attendre à dépenser près de 3.000 dirhams. Des ovins de cette rangée �...


vendredi 2 juillet 2021
0 
















Découvrir notre région