Startup: Le Maroc très mal classé en Afrique!
Sur 19 pays africains, le Royaume arrive à la 15e position
A peine 3 millions de dollars levés en 2018
Contre 348 millions de dollars au Kenya
A l'échelle du continent, les startups marocaines sont les plus mal loties en termes de levées de fonds. Sur 19 pays, le Maroc est classé 15e. En 2018, les startups marocaines ont levé à peine 3 millions de dollars contre 348 millions pour le Kenya (1er), Nigeria (346 millions) ou encore l'Afrique du Sud (250 millions de dollars)
Startup: La grande illusion! Les jeunes porteurs de projets sont sous les feux de la rampe au Maroc. Les dispositifs d'accompagnement se multiplient, mais l'écosystème reste embryonnaire avec une couverture assez limitée, sinon inexistante en dehors de Casablanca et Rabat. Pratiquement 70% des dispositifs d'accompagnement sont concentrés à Casablanca. Le reste est sur Rabat. Dans les autres régions, les structures d'appui et d'accompagnement brillent par leur absence.
En termes de levées de fonds, le bilan est maigre. Les jeunes pousses marocaines n'ont mobilisé que 3 millions de dollars en 2018, contre plus de 50 millions en Egypte ou encore 348 millions au Kenya. A l'échelle du continent, les startups marocaines sont parmi les plus mal loties en termes de levées de fonds. Sur 19 pays, le Maroc arrive à la 15e position juste devant le Mozambique, l'Ouganda, la Côte d'Ivoire et la Zambie. Ce sont là les derniers de la classe.
Les 5 premiers de la classe tous anglophones
En tête du peloton, figure le Kenya qui a levé 348 millions de dollars en 2018. S'ensuivent le Nigéria (346 millions), l'Afrique du Sud (250 millions) ou encore la Tanzanie (75 millions) et l'Egypte (67 millions de dollars). C'est le top five africain en termes de levées de fonds en faveur des startups.
Dénominateur commun du top 5 africain: la langue! En effet, les 5 premiers de la classe sont tous anglophones. Ce qui leur garantit d'office plus d'ouverture sur le marché international et suscite l'intérêt des bailleurs de fonds où qu'ils soient. A nuancer également que le Sénégal, pays francophone, fait mieux que le Maroc. Il arrive en 7e position.
A eux seuls, les 3 premiers de la course (Kenya, Nigéria et Afrique du Sud) représentent 78% des montants des levées de fonds en 2018. Deux années plutôt (en 2016), 77 startups africaines de technologie ont levé près de 377 millions de dollars pour le financement du capital-risque.
Selon une étude réalisée par le fonds transatlantique spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication (Partech Ventures), le Nigéria a occupé la 1re place du podium avec près de 110 millions de dollars en 2016. Il a été suivi par l’Afrique du Sud (96,7 millions) et le Kenya (92,7 millions). Avec à peine 980.000 dollars, le Maroc a été classé 10e sur 12 pays en 2016, encore une fois loin derrière le Sénégal (6,5 millions de dollars) et juste devant la Tunisie (800.000 dollars).
Si le Maroc est mal classé, c'est parce qu'il a mis du retard à prendre le train des jeunes pousses en Afrique. Les jeunes pousses nationales n'osent pas l'international, même en termes de levée de fonds. De plus, elles n'arrivent pas à convaincre au- delà des frontières. Tellement la valeur ajoutée est négligeable dans l'écosystème marocain. Le retard pris dans le mobile money en est aussi pour quelque chose.
Or, le paiement mobile est un élément essentiel pour soutenir la croissance de l’économie numérique. Justement, une économie numérique moderne contribuerait à stimuler le commerce électronique et profiterait aux jeunes startups et autres PME. Elle élargit les débouchés commerciaux et permet aux producteurs, aux détaillants et aux fournisseurs de services d’atteindre et d’interagir de façon transparente avec les clients dans des marchés éloignés.
L'écosystème tarde également à accélérer via le déploiement de cités et campus de l'innovation qui réunissent entreprises et universités ou encore la R&D... En France par exemple, la French Tech a constitué un vaste réseau de 13 capitales, 48 communautés ou encore 48 communautés labellisées "French Tech" et implantées dans près de 100 villes à travers le monde.
Tous les jours, elles donnent l'impulsion à leur écosystème local. La French Tech est le mouvement français des startups. C'est un écosystème qui réunit des startups mais aussi des investisseurs, des décideurs et des community builders. Sa mission: faire de la France un «Etat startups» voire l'un des pays les plus attractifs au monde pour les jeunes pousses qui «veulent se lancer, partir à la conquête des marchés internationaux et bâtir un avenir qui ait du sens» (Sic).
Le 14/11/2019
Source web Par L’économiste
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samedi 16 novembre 2019
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