Développement La BAD et le Japon consacrent 3 milliards de dollars pour stimuler la croissance en Afrique
Selon la BAD, l’élargissement de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique contribuera à accroître l’accès à l’électricité et stimulera l’industrialisation du continent.
La BAD et le Japon ont lancé une initiative de 3 milliards de dollars pour stimuler la croissance du secteur privé et réduire la pauvreté en Afrique. Ces fonds vont être fournis dans le cadre de la troisième phase de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique (EPSA).
La Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement du Japon ont annoncé, le 26 août, la conclusion d’un accord visant à fournir 3 milliards de dollars américains au profit du développement du secteur privé africain sur les trois ans à venir. Selon la BAD, les ressources consacrées à stimuler la croissance économique et à lutter contre la pauvreté dans la région vont s’en voir ainsi considérablement augmentées. Ces fonds vont être fournis dans le cadre de la troisième phase de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique. Le Japon prévoit d’y apporter 1,5 milliard de dollars en trois ans, par l’intermédiaire de son Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
La BAD entend contribuer avec un financement au moins équivalent. De surcroît, le Japon est disposé à fournir une allocation supplémentaire spéciale, d’un montant pouvant atteindre 300 millions de dollars pour cofinancer avec la BAD des projets aidant les pays d’Afrique à accéder aux meilleures technologies disponibles en matière de combustion propre de charbon et à faibles émissions de carbone. «La BAD et le Japon sont convenus aujourd’hui d’accélérer l’initiative conjointe EPSA, qui est au cœur de notre partenariat de longue date, pour aider à stimuler une croissance induite par le secteur privé en Afrique», affirme le secrétaire d’État japonais aux Finances, Taku Otsuka. «Nous nous réjouissons de continuer de collaborer étroitement avec la BAD, afin d’accélérer plus avant le développement du secteur privé africain, avec la réalisation d’infrastructures résilientes et de haute qualité et le renforcement des systèmes de santé», poursuit-il. «Il s’agit d’une expansion significative de notre soutien au secteur
privé, qui jouera un rôle capital dans la transformation économique de l’Afrique», déclare, pour sa part, le président de la BAD, Akinwumi Adesina. Selon lui, l’élargissement de l’Initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique contribuera à accroître l’accès à l’électricité, stimulera l’industrialisation du continent et améliorera la qualité de vie de millions d’Africains. «Ce sont là autant de composantes clés de nos cinq grandes priorités», fait-il valoir.
Annoncée lors de la première Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) à se tenir sur sol africain, la troisième phase de l’EPSA portera sur les infrastructures économiques (transport, énergie, etc.) et les infrastructures sociales (santé, éducation, nutrition). EPSA a été lancée en 2005, lors du Sommet G8 de Gleneagles. Son périmètre a été étendu afin d’y inclure des secteurs tels que l’éducation et la santé qui contribuent eux aussi au développement du secteur privé. Le Japon a fourni l’équivalent de 1 milliard de dollars américains en prêts concessionnels dans le cadre d’EPSA-1 (2005-2011), et fournira un total de 2 milliards de dollars dans le cadre d’EPSA-2 en cours (2012-2016). Selon la BAD, l’initiative renforcée d’assistance au secteur privé de l’Afrique a joué un rôle clé dans le développement d’infrastructures à l’échelle régionale. Elle a contribué à un essor des opérations du secteur privé africain dont le volume a quasi décuplé pendant la première phase d’EPSA et presque doublé depuis le début d’EPSA2.
Le 29 Août 2016
SOURCE WEB Par Le Matin
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jeudi 1 septembre 2016
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