L’Espagne reconnaît la marocanité du Sahara
Le 6 décembre 2016, le ministre espagnol de l’Intérieur s’est félicité, dans un communiqué, du succès d’une opération maroco-espagnole qui s’est déroulée, a-t-il précisé, au large de «la côte marocaine de Dakhla». Une précision qui a mis "chaos" le Polisario.
Nouveau coup dur porté au Polisario par le gouvernement de Mariano Rajoy, après la convocation du chef du front séparatiste, Brahim Ghali, par la justice espagnole pour répondre d'accusations de "génocide", d'assassinats" et de "disparitions forcées". Le 6 décembre 2016, le ministre espagnol de l'Intérieur, José Ignacio Zoido, a diffusé un communiqué dans lequel il se félicitait du succès de l'opération maroco-espagnole qui s'est déroulée à la mi-novembre 2016 contre le trafic de drogue; opération qui s’est déroulée, a-t-il précisé, au large de «la côte marocaine de Dakhla».
Une reconnaissance espagnole claire et nette de la marocanité du Sahara qui a mis "chaos" le Front Polisario et son mentor algérien qui n'ont rien trouvé de mieux que de rameuter leurs relais espagnols dans une tentative de contester cette décision. En effet, le parti Ciudadanos a sollicité des "explications" au gouvernement espagnol au sujet de la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara en qualifiant ce geste de "geste préoccupant". Un député de cette formation de centre-droit, Fernando Maura, a déposé une question au Parlement à l'adresse du gouvernement Rajoy, afin qu'il s'explique sur cette décision.
Par la même occasion, le député Mauro a noté que le gouvernement de Mariano Rajoy a jusqu'ici "fait montre de prudence", prenant ses distances avec l'ancien chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero qui a effectué en 2015 une visite à Dakhla pour assister à un forum pro-marocain". L'ancien Premier ministre socialiste avait, en effet, participé au Forum Crans Montana, organisé par la fondation suisse pour la troisième fois dans la ville marocaine de Dakhla, envers et contre Alger et le Polisario, qui avaient en vain essayé de rameuter des voix contre cet événement devenu un rendez-vous incontournable pour les grandes personnalités du monde de la politique, des affaires et des ONG.
La sortie du parti centriste espagnol appelle au moins une remarque. Ciudadanos, créé le 7 juin 2005, est un parti récent. A l'instar de Podemos, parti d'extrême-gauche, il cède aux sirènes bêlantes du populisme et de la démagogie. Mais sa prise de position destiné à flatter une partie de l'opinion publique espagnole acquise à la thèse du Polisario le fait tomber dans un paradoxe criant. A toutes fins utiles, il noter que ce jeune parti a surtout dû son émergence à son opposition farouche aux séparatistes catalans.
Un paradoxe qui nous amène à soulever cette question: comment ce parti peut-il s'opposer au séparatisme en Espagne et l'encourager dans un pays voisin, en l'occurence le Maroc? Et ce n'est pas tout! Pourquoi ce parti ne s'oppose-t-il pas à l'occupation par son pays d'une partie du territoire marocain, Sebta, Melillia, les Iles jaâfarines (située en Méditerranée au large des côtes marocaines), sans compter les Iles Canaries...
La cohérence et le courage veulent que Ciuadadanos interpelle le même gouvernement Rajoy sur la paternité des territoires géographiquement situés au nord et au sud du royaume du Maroc, et qui reviennent par la force de l'histoire et de la loi, aux Marocains.
Le 23 Décembre 2016
SOURCE WEB Par LE 360
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samedi 24 décembre 2016
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