Pour Hollande, l'élection de Trump "ouvre une période d'incertitude"
Dans une allocution glaciale, le président de la République a certes félicité son homologue, mais veut rester ferme face à Donald Trump.
l a été l'un des derniers à parler en France. Après Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou Jean-Marc Ayrault, François Hollande s'est exprimé. Le visage grave, le ton ferme, presque distant, il a tenu à féliciter Donald Trump « comme il est naturel entre deux chefs d'État démocratique ». Les félicitations ont été froides, voire glaciales. Il a souligné que « ce qui est en jeu, c'est la paix, c'est la lutte contre le terrorisme, c'est la situation au Moyen-Orient, ce sont les relations économiques et c'est la préservation de la planète ».
« Sur tous ces sujets, j'engagerai sans tarder une discussion avec la nouvelle administration américaine » qui « entrera en fonction le 20 janvier », a-t-il indiqué, rappelant que « les États-Unis constituent un partenaire de tout premier plan pour la France ». « Mais je le ferai avec vigilance et franchise, a enchaîné François Hollande, car certaines positions prises par Donald Trump pendant la campagne américaine doivent être confrontées aux valeurs et aux intérêts que nous partageons avec les États-Unis. »
Trouver les réponses
« La France poursuivra également la coopération transatlantique, sans concession et en toute indépendance », a-t-il encore déclaré. Pour lui, « ce nouveau contexte (...) exige plus que jamais que la France soit forte et qu'elle prenne ses responsabilités partout dans le monde comme (il l'a) fait en 2012 ». Le président de la République a appelé « également à une Europe unie, capable de s'exprimer et de porter une politique partout où ses intérêts ou ses valeurs sont en cause », évoquant « la liberté, la dignité, la cohésion sociale, la lutte contre la pauvreté ».
Dans une allusion au référendum sur le Brexit en Grande-Bretagne, il a appelé à « regarder en face cette situation et, là encore, prendre conscience des inquiétudes qui sont provoquées par les désordres du monde dans tous les peuples, y compris dans le peuple américain, première puissance du monde ». « Nous devons trouver les réponses, elles sont en nous et elles doivent être justement capables de dépasser les peurs, mais aussi de respecter les principes qui fondent la démocratie et le modèle social », a-t-il insisté, s'exprimant juste après s'être entretenu au téléphone avec la chancelière allemande Angela Merkel, selon l'Élysée. « Plus que jamais, cette élection nous conduit à prendre les responsabilités qui doivent être les nôtres, celles de la France », l'Europe étant « l'instrument, le cadre même de ce que nous avons à faire », a-t-il insisté. François Hollande a eu aussi « une pensée pour Hillary Clinton », rappelant qu'il avait travaillé avec elle pendant la présidence de Barack Obama.
Le 09 Novembre 2016
SOURCE WEB Par Atlas Info
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vendredi 11 novembre 2016
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