#MAROC_ONU_GUTERRES_SECOND_MANDAT: Antonio Guterres postule à un second mandat à la tête de l'ONU
A 71 ans, le secrétaire général de l'ONU a annoncé hier, lundi 11 janvier 2021, être candidat à un second mandat à la tête de l'Organisation, qu'il s'est efforcé de préserver depuis 2017 des coups de boutoir des Etats-Unis, son principal actionnaire qu'il a jusqu'ici peu critiqué en public.
L'ancien Premier ministre portugais a affirmé à la présidence de l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité qu'il était "disponible pour un second mandat comme secrétaire général des Nations unies", a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric.
Son mandat actuel s'achève fin décembre. Il revient maintenant à l'Assemblée générale de l'ONU de confirmer formellement dans l'année sa prolongation pour un nouveau et dernier mandat de cinq ans allant de 2022 à 2026.
A ce stade, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni), prévenus dès vendredi lors d'un déjeuner et dont le feu vert est crucial pour un nouveau mandat, le soutiennent, ont indiqué à l'AFP des diplomates.
Lors d'un entretien, le Premier ministre britannique Boris Johnson a "chaleureusement félicité" Antonio Guterres pour sa décision, en saluant "le succès de son premier mandat", selon un communiqué de Downing Street.
Il fait "un travail fantastique" et "ce serait une erreur de le remplacer juste pour des raisons symboliques", à savoir nommer une femme pour la première fois de l'histoire de l'ONU, indique sous couvert d'anonymat un ambassadeur d'un pays membre du Conseil de sécurité.
"Il est très réfléchi dans son analyse" et "dans la manière dont il plaide pour de nouvelles solutions aux nouveaux problèmes, le changement climatique, l'inégalité socio-économique croissante, l'égalité des sexes", estime ce diplomate.
Avec un solide parcours onusien comme Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés (2005-2015), Antonio Guterres, adepte de la diplomatie des coulisses, ne présente cependant pas comme secrétaire général de bilan fructueux dans la résolution des conflits depuis son entrée en fonctions en 2017.
Il n'a pu empêcher un génocide en Birmanie, la Syrie et le Yémen sont toujours déchirées par la guerre, et le chef de l'ONU a été humilié lors d'une visite en avril 2019 en Libye qui avait coïncidé alors avec le début d'une offensive militaire contre le gouvernement reconnu par l'ONU.
Loué par nombre d'Etats, son image pâtit de critiques de diplomates et d'ONG qui le trouvent trop frileux sur la défense des droits humains. Lui s'en défend, assurant aborder le sujet lors de réunions internationales davantage que certains dirigeants dits démocrates.
A la mi-2019, il a opéré un tournant dans ses priorités en se voulant à la pointe du combat contre le réchauffement climatique.
"Je ne prétends pas régenter le monde" mais "mon objectif principal est de faire le plus de bruit possible" contre les dérives climatiques, explique alors l'homme au sourire discret, cheveux grisonnants tirés sur le côté.
Pour cela, il va dans le Pacifique voir des îles menacées d'être englouties par la montée des eaux ou aux Bahamas se retrouver au milieu de ruines provoquées par un ouragan.
Au quotidien, Antonio Guterres a une montre bizarrement toujours en avance de trois quarts d'heure - un élément perturbant pour ses interlocuteurs. Sur son poste, il indique avec humour ne pas être "sûr que ce soit le pire travail au monde".
"Le boulot de quelqu'un qui travaille 50 heures par semaine dans un des pays les moins développés pour un salaire de 2 ou 3 dollars par jour est pire que le mien", ajoute ce catholique pratiquant, qui affirme vouloir "faire tout ce qu'il peut pour les milliards de gens qui vivent dans des conditions difficiles".
Selon un diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat, Antonio Guterres, né le 30 avril 1949 et dont la femme vit à Lisbonne, "ne peut concevoir sa vie sans être au contact des grands de ce monde".
Selon plusieurs ambassadeurs, il n'aurait pas été candidat à un second mandat si Donald Trump, qui a fait sortir les Etats-Unis de plusieurs agences onusiennes et s'est affranchi de nombre de résolutions adoptées par son pays, avait été réélu.
Au printemps 2020, le chef de l'ONU avait dénoncé la pandémie de Covid-19 comme "une menace pour l'humanité entière". Cette crise est "le plus grand défi pour nous depuis la Seconde Guerre mondiale", avait-il dit, exhortant à la solidarité et à la coopération.
En vain. Le secrétaire général est davantage secrétaire que général et il est parfois sans pouvoirs face aux grandes puissances qui régentent la planète.
Le 12 janvier 2021
Source web Par : le 360
Les tags en relation
Les articles en relation
ONU: ANTONIO GUTERRES APPELLE À UNE AMÉLIORATION DES RELATIONS ENTRE LE MAROC ET L’ALGÉRIE
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres a réitéré, une fois de plus, dans son rapport au Conseil de Sécurité sur le Sahara marocain, son appe...
Climat L'ONU met en garde contre toute abrogation de l’Accord de Paris
Le candidat républicain à la Maison-Blanche Donald Trump, a promis d'abroger l’accord de Paris une fois élu Président des Etats-Unis. Ph. AFP Il se...
#MAROC_Guerguerat: l’ONU somme le Polisario de ne plus obstruer la circulation civile et commercia
A rappeler que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait aussi exigé le 11 janvier dernier, dans une déclaration rendue publique par son po...
Sahara: La résolution 2440 “consacre, pour la première fois, l’Algérie comme partie principal
SAHARA - Initialement prévue lundi 29 octobre, l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une nouvelle résolution sur le Sahara a finalement ét...
Elotmani: "Le Maroc rejette le deal du siècle"
"Le Maroc rejette le 'deal du siècle' et considère Al Qods comme 'une ligne rouge'". C'est ce qu'a déclaré Saâdeddine Elotmani, dim...
Sahara : Staffan de Mistura reçu à Alger
Après le Maroc, l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental est arrivé, ce mercredi, à Alger. Staffan de Mis...
Le Conseil de sécurité de l'ONU examine le dossier du Sahara
Sous la pression du lobby des séparatistes conduit par l'Algérie et l'Uruguay, le Conseil de sécurité de l'ONU examine, ce mercredi, à huis clo...
Le Parlement britannique valide définitivement l'accord de Brexit
Le Parlement britannique a définitivement validé mercredi l'accord de Brexit, dégageant la voie à la sortie historique du Royaume-Uni de l'Union eur...
COP26 : À moins de cent jours de l'évènement, l’échec inquiétant des négociations climatique
Alors que les catastrophes naturelles en chaîne rappellent l'urgence de lutter contre le réchauffement climatique, les discussions censées préparer la C...
Marche verte: texte intégral du Discours Royal
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a adressé samedi soir un Discours à Son peuple fidèle à l’occasion du 46-ème anniversaire de la glo...
#AMDGJB Le Polisario réagit à la nomination de Staffan de Mistura
Le délégué du Front Polisario en Espagne, Abdulah Arabi, a affirmé que la nomination imminente de Staffan de Mistura comme envoyé spécial de l’ONU pour ...
"Nous n'avons pas besoin de la permission de Boris Johnson" : en Écosse, la perspective du Brexit r
Au lendemain de l’écrasante victoire de Boris Johnson et des conservateurs aux élections législatives, et au moment où le Royaume-Uni se précipite vers l...


mercredi 13 janvier 2021
0 
















Découvrir notre région