Une foule impressionnante dans les rues de Barcelone pour défendre l'unité de l'Espagne
Plusieurs centaines de milliers de Catalans partisans de l'unité de l'Espagne manifestaient dimanche 29 octobre dans les rues de Barcelone, deux jours après la déclaration d'indépendance du Parlement régional. La manifestation a envahi l'une des avenues emblématiques de Barcelone, le Paseig de Gracia, inondée de drapeaux espagnols et où résonnait le slogan "Puigdemont, en prison!", en référence au président indépendantiste catalan destitué vendredi par Madrid.
Elle a rassemblé environ 300.000 personnes, selon la police municipale, 1,3 million selon les organisateurs, et 1 million selon la préfecture, représentant l'Etat en Catalogne. "Votarem, votarem", (nous voterons) scandaient dimanche les manifestants, en reprenant à leur compte le slogan des indépendantistes en faveur d'un référendum d'autodétermination.
Carles Puigdemont a appelé samedi ses partisans à s'opposer pacifiquement à l'Etat, qui tente de reprendre le contrôle après la déclaration d'indépendance de vendredi. Oriol Junqueras, son numéro deux, a insisté, dimanche, assurant dans une tribune que Puigdemont "est et restera le président" de la Catalogne. Il a dit ne pas reconnaître les décisions prises par Madrid, qui a mis sous tutelle la région.
"La Catalogne, c'est nous tous!", disait le slogan de la manifestation à l'appel de l'association Société civile catalane, opposée à la sécession, qui avait déjà organisé une manifestation le 8 octobre avec plusieurs centaines de milliers de personnes. Un des organisateurs du rassemblement, Alex Ramos, a fustigé "une déclaration unilatérale d'indépendance illégale et illégitime" comme "une folie qui nous a conduits au précipice".
Il a rappelé que les partis indépendantistes n'avaient obtenu que 47% des voix aux dernières élections régionales de 2015. Les séparatistes sont majoritaires au parlement catalan, avec 72 sièges sur 135, par le jeu de la pondération des voix en faveur des régions les plus rurales.
Le gouvernement espagnol du conservateur de Mariano Rajoy avait alors déjà reçu l'autorisation du Sénat de mettre en oeuvre l'article 155 de la Constitution, pour prendre en direct les rênes de la région et y "restaurer l'ordre constitutionnel". La numéro deux de son gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, a été désignée pour diriger la Catalogne. Madrid a dans la foulée dissous le parlement catalan et convoqué des élections dans la région pour le 21 décembre.
La manifestation avait d'ailleurs des airs de pré-campagne électorale, avec les représentants des trois partis prônant le maintien de la région au sein de l'Espagne: Ciudadanos (libéral), le Parti socialiste catalan et le Parti populaire de Rajoy - très minoritaire en Catalogne, avec 8,5% aux dernières élections régionales. Selon un sondage du quotidien espagnol El Mundo dimanche, les indépendantistes perdraient la majorité en décembre, en n'obtenant au maximum que 65 des 135 sièges.
Le défi institutionnel posé par les indépendantistes est sans précédent depuis que l'Espagne a retrouvé la démocratie en 1977, même si elle a aussi été secouée pendant près de 40 ans par les violences liées à la lutte armée de l'organisation séparatiste basque ETA, tenue pour responsable de plus de 800 morts et qui a renoncé à la violence il y a tout juste six ans.
Le 27 Octobre 2017
Source Web : Huffpost Maroc
Les tags en relation
Les articles en relation
Énergie. Le Maroc approvisionne l’Espagne
Depuis le début de l’année, le Maroc est devenu fournisseur de l’Espagne en électricité suite à la fermeture des centrales à charbon du voisin ibériq...
Espagne Madrid suspend le gouvernement catalan
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy le limogeage du gouvernement régional de Catalogne. Ph. DR Le président du gouvernement espagnol, Mar...
Espagne : la Costa Dorada va afficher complet cet été
Le précédent record de 19,7 millions de nuitées devrait être battu. Les taux d’occupation dans les hôtels et campings oscillent entre 85% et 90%. Le pr...
#MAROC_UE: Annulation des accords Maroc-UE - l'Espagne victime collatérale ?
L’annulation des accords de pêche et agricole par la justice européenne, à la suite aux recours déposés par le Front Polisario, fait le bonheur des parti...
La Catalogne se réveille sous tutelle, dans une Espagne déchirée
La Catalogne se réveille sous tutelle de l'Etat espagnol samedi, au lendemain d'une déclaration d'indépendance historique fêtée par une partie ...
Référendum de la Catalogne : Le discours de Felipe VI ne peut que réjouir les officiels marocains
Deux jours après le référendum d’indépendance de la Catalogne, Felipe VI vient d'accuser la Généralitat de «violer la constitution» de son pays et...
Espagne: Parti populaire arrivé en tête des élections législatives
Le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy est arrivé en tête des élections législatives de dimanche en Espagne, mais le principal bénéficiaire du s...
ALERTE TSGJB Coupe du monde 2030 : la finale Espagne-Maroc s’invite dans le debat politique
À l’approche des élections générales espagnoles de 2027, la désignation du pays qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le ...
Airbnb lance son premier sommet pour le tourisme responsable en Catalogne
Le premier « Sommet des nouvelles destinations » lancé par Airbnb se tenait jeudi 9 mai à Igualada en Espagne. L’objectif de cette réunion de décideurs ...
Le Portugal et l'Espagne cartonnent cet été
Qu'il s'agisse du Portugal ou de l'Espagne, la péninsule Ibérique achève une saison estivale historique avec des pics de fréquentation jamais at...
En Espagne, des parois de séparation installées dans les bars
Ces parois transparentes isolent les clients pour éviter toute contagion. Un filon dont espère profiter leur inventeur. En Espagne, l’hôtellerie-restaur...


mardi 31 octobre 2017
0 















Découvrir notre région