La position isolée de Donald Trump sur le climat divise le G7
La déclaration finale émise samedi au terme du sommet du Groupe des Sept (G7) a exprimé son soutien à l'Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique, à l'exception notoire des Etats-Unis, qui ont déclaré avoir besoin de plus de temps pour prendre une décision.
Le soutien apporté aux objectifs de l'Accord de Paris par le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni n'a surpris personne. Le fait que les Etats-Unis n'aient toujours pas pris de décision constitue par contre un motif d'inquiétude pour les partisans d'une action internationale contre le changement climatique.
Le Etats-Unis avaient déjà lourdement handicapé le Protocole de Kyoto en 1997, l'ancêtre de l'Accord de Paris, en refusant de le signer. Les Etats-Unis sont le deuxième plus grand producteur de gaz à effet de serre au monde, mais aussi le principal contributeur du budget des Nations Unies pour la lutte contre le changement climatique.
Le communiqué a officiellement annoncé que les Etats-Unis étaient "en train de réévaluer leur politique sur le changement climatique et l'Accord de Paris", tandis que les six autres pays ont réaffirmé un "engagement fort" en faveur de l'accord.
Cette déclaration divisée est inhabituelle pour le G7, qui cherche d'habitude à présenter un front uni sur les questions qui le préoccupent.
"Ce n'est pas un différend mineur. Mais six des sept pays ont convenu d'agir contre le changement climatique, et les Etats-Unis sont encore dans une phase d'évaluation, que j'espère voir se terminer rapidement", a déclaré dans une conférence de presse Paolo Gentiloni, Premier ministre italien, qui hébergeait le sommet.
Des nouvelles concrètes sur la position américaine pourraient être connues sous peu, le président américain Donald Trump ayant déclaré samedi sur les réseaux sociaux qu'il prendrait sa décision sur l'Accord de Paris "la semaine prochaine".
Le prédécesseur de M. Trump, Barack Obama, avait été l'un des artisans de cet accord, et avait accepté de réduire les émissions de carbone de son pays de 26 à 28 % d'ici 2025 par rapport aux niveaux de 2005.
Taormina a été le cadre de nombreuses spéculations, beaucoup ayant estimé que M. Trump finirait par accepter de souscrire à l'Accord de Paris, mais seulement à certaines conditions.
"Je pense que Trump finira par accepter de rester dans l'Accord de Paris, mais il voudra le présenter comme une victoire, et il demandera donc sans doute à d'autres pays de faire des concessions en termes de règles, de financements ou d'objectifs de réduction des émissions, ou quelque chose comme ça", a déclaré à Xinhua John Kirton, directeur du Groupe de recherche sur le G7 à l'université de Toronto.
Le 28 Mai 2017
SOURCE WEB Par xinhuanet
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lundi 29 mai 2017
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