Conséquence de la baisse du taux de remplissage des barrages / Le potentiel hydrique soumis à rude épreuve
A septembre 2016, les retenues des principaux barrages du Royaume, tous usages confondus, ont atteint plus de 7,30 milliards de m³, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 46,9%, soit un niveau inférieur comparativement à la même période de l'année écoulée (plus de 11,06 milliards de m3 ou 71,1%).
Certes, les indicateurs sur les ressources en eau sont appréhendés, aujourd’hui, avec beaucoup d’inquiétude aussi bien par les experts mondiaux que par les instances de développement, par les bailleurs de fonds ainsi que par les politiques de sorte que même notre pays est bien au cœur de ces profondes mutations à travers surexploitation et raréfaction des ressources hydriques.
Le défi réside, donc, dans la concurrence qui s’exerce sur la demande en eau. Cette demande augmentera à mesure que la population mondiale s’approchera des 9 milliards d’habitants, ce qui exigera un accroissement de 50% de la production agricole et donc 15% de plus du prélèvement sur les ressources en eau, déjà mises à rude épreuve. Sur ce chapitre, la Banque Mondiale tire la sonnette d’alarme : en 2030, les deux tiers de la population mondiale vivront en ville, soit cinq milliards de personnes. Les agglomérations des pays en développement seront soumises à de considérables tensions pour répondre à la demande de nourriture, d’énergie et d’eau.
Fortement impactée par la surexploitation, par les pollutions de tous genres et par la rareté des pluies, cette situation appelle à plus de vigilance en termes notamment d’une gestion intégrée des ressources hydriques, une meilleure gestion sectorielle, amélioration des services d’alimentation en eau potable et d’assainissement, etc.
Dans ce cadre, faut-il relever que face à ces enjeux complexes, notre pays, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, déploie des efforts soutenus en vue de concilier les exigences du développement économique et humain avec le souci permanent de conserver, protéger et promouvoir les ressources hydriques.
D’ailleurs, la politique pionnière et novatrice du Royaume en matière de mobilisation des ressources hydriques, avec une capacité de retenue quia atteint plus de 13 milliards de m3 et plus de 130 barrages, force aujourd’hui l’intérêt et l’admiration de par le monde.
Le Maroc qui a fait le choix, dès les premières années de son indépendance, de promouvoir ses ressources hydriques à travers la politique des barrages, est un des rares pays – au même titre que les pays développés – qui assure aujourd’hui un approvisionnement pérenne de ses populations et des divers utilisateurs en cette denrée vitale.
En d’autres termes, la dynamique engagée par notre pays, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, s’inscrit dans une vision globale compte tenu de la spécificité de la ressource, des spécificités de l’agriculture marocaine et de l’espace pour, in fine, permettre de valoriser les potentialités et faire face à tous les enjeux et défis. Un exemple : dans la perspective de 2030, les efforts déployés dans le cadre du Plan Maroc Vert en vue de moderniser les systèmes d’irrigation, encourager la reconversion à l’irrigation localisée,…devraient réaliser une économie annuelle de 2,5 milliards de mètres cubes ».
Pour être beaucoup plus explicite, la politique de continuité préconisée par notre pays est donc une politique qui prend en considération nombre de paramètres fondamentaux touchant tant la dimension environnementale avec tout ce qui en découle en termes tant de sécheresse structurelle et ses retombées sur les ressources hydriques, que de modes de consommation avec un secteur agricole utilisant plus de 90% de la ressource en eau ainsi que de solutions alternatives à mettre en place pour relever le défi de l’eau.
Bien une approche qui commande aujourd’hui que soit mise en place une stratégie pérenne en la matière, et ce, afin de se prémunir contre tous les aléas climatiques aux retombées fort prononcées sur le potentiel hydrique.
L’expérience marocaine et l’expertise dont notre pays s’enorgueillit à juste titre, alors qu’elles renseignent sur les avancées de notre pays, sont à prendre pour modèles à suivre par les pays qui se trouvent confrontés à cette problématique majeure que connaissent les ressources en eau de par les diverses pressions qu’elles subissent.
Le 19 Novembre 2016
SOURCE WEB Par L’opinion
Les tags en relation
Les articles en relation
Maroc : un projet national pour renforcer la sécurité et la durabilité de l’eau face au changem
Confronté à une pression croissante sur ses ressources hydriques, le Maroc lance un projet d’assistance technique nationale pour renforcer la résilience et...
Défis et Solutions pour l'Agriculture Marocaine Face à la Rare Té d'Eau
Dans un contexte où les terres cultivables sont délimitées et les ressources en eau de plus en plus contrôlées, les petits agriculteurs au Maroc sont confr...
Sécheresses Mondiales : Un Coût Annuel de 300 Milliards d’Euros, l’ONU Appelle à Investir dan
Les sécheresses, qui coûtent près de 300 milliards d'euros par an à l'échelle mondiale, représentent une menace croissante, alerte l'ONU dans ...
#MAROC_Souss-Massa_barrages : Afin septembre ils sont presque à sec, le spectre de la soif est plus
L’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa tire la sonnette d’alarme. Les barrages sont presque à sec et la pluie se fait désirer depuis des lustres. R...
Pompage solaire pour une irrigation agricole verte: le riche potentiel du Maroc exposé par l'AMEE
L’AMEE a organisé, mardi 20 septembre 2022 à Rabat, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour l’En...
ALERTE TSGJB Grands barrages au Maroc : 29,7 MMDH investis
Le Maroc poursuit son vaste programme de renforcement de ses infrastructures hydrauliques. Quatorze grands projets de barrages, en construction ou en suréléva...
Allo Sources : experts en eau souterraine à Marrakech
Le taux de fiabilité des missions de prospections des ressources hydriques ne peut aller au-delà de 85%, puisqu’il reste encore le travail des foreurs qui d...
Le Maroc Investit Plus de 26 Milliards de Dirhams dans la Construction de 16 Barrages Stratégiques
Dans le cadre de sa stratégie nationale de gestion des ressources en eau, le Maroc renforce son réseau de barrages avec 16 nouveaux projets répartis à trave...
Crise hydrique au Maroc : une baisse alarmante des ressources en eau et des mesures d'urgence adopt�
Le Maroc est confronté à une crise hydrique d'une gravité sans précédent, marquée par une série de conséquences dévastatrices dues à la sécheress...
La fonte accélérée du permafrost sibérien : le cas alarmant du cratère de Batagay
Le permafrost sibérien, souvent considéré comme un acteur passif dans le climat mondial, révèle une réalité préoccupante à travers le cratère de Batag...
Grands barrages du Maroc: un taux de remplissage de 57,6%
Les retenues des principaux barrages du Maroc, tous usages confondus, ont atteint plus de 8,76 milliards de m3 à la date du lundi 27 mars 2017, enregistrant ai...
À Marrakech, le mois de janvier le plus sec enregistré depuis 80 ans!
Le bassin hydraulique du Tensift a enregistré son pire mois de janvier depuis huit décennies. La surexploitation des ressources hydriques et le déficit pluvi...


lundi 21 novembre 2016
0 















Découvrir notre région