Le fonds Africa 50 veut mobiliser à terme 100 MM$ pour l'infrastructure en Afrique
Le Fonds d’investissement créé par la Banque africaine de développement (BAD), a tenu sa 2e assemblée générale avant de présenter ses projets de modernisation de ses infrastructures africaines.
Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 21 juillet dans la capitale économique, le président de la BAD et le directeur général, fraîchement nommé d’Africa 50, sont revenus sur les grands projets structurants de ce fonds d’investissement qui a moins d’un an.
Destiné à combler les 100 milliards de dollars d’infrastructures qui manquent au continent africain, Africa 50 a pour priorité de développer des projets dans l’énergie (électricité, solaire …), l’eau, le transport (routes, ports, aéroports) et les NTIC nécessaires à la digitalisation du continent.
Afin de réunir les montants nécessaires, le fonds d’investissement s’est constitué autour des contributions de 22 pays africains et vient d’accueillir deux banques centrales, que sont Bank Al Maghrib (BAM) et la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO).
Interrogé par Médias 24 sur la contribution marocaine, Alain Ebobisse, DG d’Africa 50, a annoncé que BAM venait d’injecter 20 M$ dans le Fonds d’investissement et que le Maroc constituait le deuxième actionnaire d’Africa 50, avec 10.000 actions (100 M$) contre 18.000 pour le Congo Brazaville.
Selon lui, le Maroc, qui abrite le fonds, a l’avantage de pouvoir attirer les investisseurs, car Casablanca est une des principales places financières d’Afrique, grâce à Casablanca Finance City CFC.
"Le Maroc est essentiel dans notre dispositif, car c’est le premier client et contributeur de la Banque africaine de développement, qui préside le conseil d’administration d’Africa 50", a-t-il précisé.
Il a rappelé que la BAD a fourni au Royaume 7,9 MM$ de prêts (plan Maroc vert, eau, assainissement, industrialisation …) dont 2,8 MM$ dans le seul secteur de l’énergie.
Le directeur a déclaré que le capital initial de 740 M$ du fonds destiné à une société de financement de projets (663 M$) et à une société de développement de projets (77M$) allait passer à 1 MM$ d’ici 2017. A moyen terme, les fonds propres passeront à 3 MM$ pour atteindre un bilan de 10 MM$.
L’objectif est de multiplier les financements à travers des partenariats-publics-privés (PPP), pour constituer un effet de levier permettant de mobiliser à long terme 100 MM$ de ressources pour le développement de projets d’infrastructure.
Selon lui, Africa 50 va ouvrir la capitalisation du fonds à tous les pays intéressés, pour qu’à terme, ce fonds puisse accueillir tous les 54 pays constituant l’Union africaine.
Le président de la BAD a conclu que le retour du Maroc à l’UA était une nécessité, du fait de son expertise en projets de développement et de son volume d’investissements en Afrique.
Lancé en juillet 2015 à Casablanca, le fonds réunit le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Congo, Djibouti, l’Égypte, le Gabon, le Ghana, la Côte d'Ivoire, le Kenya, Madagascar, le Malawi, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Nigeria, le Niger, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, la Gambie et le Togo.
Le 22 Juillet 2016
SOURCE WEB Par Médias 24
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samedi 23 juillet 2016
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