Faillites des TPE-PME au Maroc : alerte sur l’année 2025
Selon cette organisation représentative, plus de 52.000 entreprises, personnes physiques et morales confondues, ont fait faillite en 2025, dont près de 99% relèvent de la catégorie des TPE. Ce chiffre, qualifié de record, s’inscrit dans une trajectoire clairement documentée par les statistiques judiciaires et administratives. La Confédération estime que cette progression continue invalide l’hypothèse d’un simple choc conjoncturel et révèle un affaiblissement structurel du modèle d’accompagnement des petites entreprises.
La Confédération marocaine des TPE-PME dresse un bilan alarmant de l’année 2025, marquée par une vague de faillites sans précédent parmi les petites entreprises, en contraste avec le discours officiel sur la relance économique et la dynamique entrepreneuriale. Selon l’organisation, plus de 52.000 entreprises ont cessé leur activité en 2025, dont près de 99 % relèvent des très petites entreprises, un niveau record qui traduit, selon elle, une crise structurelle plutôt qu’un simple choc conjoncturel.
Si les indicateurs macroéconomiques mettent en avant la stabilité des équilibres et la poursuite des créations d’entreprises, la Confédération estime que cette lecture masque une fragilité profonde du tissu entrepreneurial. Les données officielles font état de plus de 92.000 créations d’entreprises à fin octobre 2025, mais un taux élevé de défaillance des jeunes structures, souvent avant deux ans d’activité, révèle un déficit persistant de financement, de formation et d’accompagnement.
La Confédération pointe également l’écart entre les annonces publiques et leurs effets concrets. L’essoufflement de programmes tels qu’Intelaka et Forsa, la rigidité du système bancaire en matière de restructuration des dettes et une pression fiscale jugée croissante pour les petites structures contrastent avec la baisse progressive de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises. La Charte de l’investissement est aussi critiquée pour ses seuils d’accès jugés inadaptés aux TPE-PME, tout comme la non-application du quota de 20 % des marchés publics qui leur est théoriquement réservé.
Pour 2026, la Confédération appelle à une réorientation des politiques publiques, fondée sur un financement dédié, une fiscalité différenciée et l’application effective des dispositifs existants, afin de préserver un tissu économique qui concentre l’essentiel de l’emploi et de la valeur sociale au Maroc.
Le 06/01/2026
Source web par : le360
www.darinfiane.com www.cans-akkanaitsidi.net www.chez-lahcen-maroc.com
Les tags en relation
Les articles en relation
Maroc : Des dizaines de milliards pour éviter l’explosion sociale, même le FMI applaudit
Le FMI vient de décerner son brevet de satisfecit au Maroc, pour la bonne tenue du pays en dépit des contrecoups de la guerre en Ukraine, pour les investissem...
Financement des TPE : Al Barid Bank s’allie à Tamwilcom
Les deux entités vont collaborer pour faciliter l’accès au financement au profit des professionnels et de la très petite entreprise (TPE). Al Amine Nejj...
Les chantiers prioritaires de Benchaâboun
Apurer les crédits TVA, améliorer sensiblement les délais de paiement, faciliter l'accès au financement des PME/TPE et renforcer les PPP. Ce sont là le...
CRI du Souss-Massa : Une hausse de 68,5 % des investissements en 2020 malgré la Covid-19
Un total de 236 dossiers d’investissement validés en 2020 au niveau de la région du Souss-Massa, pour un montant prévisionnel de 13,96 milliards de dirhams...
Réforme de l’investissement au Maroc : Progrès et défis identifiés
La Cour des comptes met en évidence plusieurs défis à surmonter pour réussir la réforme de l’investissement au Maroc. Bien que des progrès aient été r...
Réforme du CMI : Baisse des commissions et cession de contrats, vers un nouveau paysage du paiement
Le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a réagi aux récentes recommandations du Conseil de la concurrence, formulées à la suite d’une plainte déposée p...
Aziz Akhannouch en conseil de gouvernement : L’investissement, une priorité et un chantier capita
L’investissement constitue une priorité et un chantier capital, a assuré, jeudi à Rabat, le Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch. Dans un communiqu�...
Délais de paiement: ce sont toujours les petits qui trinquent
Le Maroc à beau avoir instauré une loi fixant le délai maximum de paiement à 60 jours, la réalité du terrain montre qu’on est encore loin de ce niveau. ...
BAD-Maroc : reformes, investissements et transition verte
La Banque africaine de développement a publié un rapport très favorable sur le programme d’appui à la gouvernance économique et à la résilience climati...
Maroc : Nouveau soutien aux TPME via la Charte d’investissement
Le gouvernement marocain renforce son soutien aux TPME à travers un nouveau dispositif d’appui à l’investissement lancé dans le cadre de la nouvelle Char...
L’événementiel au bord du dépôt de bilan
Arrêt d’activité, chiffre d’affaires en chute libre, manque de nomenclature… Plus de 190.000 emplois directs et indirects seraient menacés Agence...
Charte de l’investissement : le gouvernement livre sa copie
Le puzzle de l’investissement est presque complet après la finalisation de la version finale de la charte de l’investissement, qui est restée bloquée dur...


mardi 6 janvier 2026
0 
















Découvrir notre région