Maroc : IA entre opportunités, éthique et régulation
Selon un rapport récent du cabinet de conseil Accenture, basé à Dublin, «d’ici 2035, la productivité du travail dans certains pays développés pourrait bondir de près de 40% grâce à l’intelligence artificielle». Un potentiel colossal, mais qui s’accompagne de risques non négligeables, notamment en termes d’intensification des tâches et de contrôle accru des travailleurs.
Face à ces enjeux, la nécessité d’un cadre réglementaire strict et d’une éthique solide s’impose pour garantir la protection des droits humains, en particulier des données personnelles, relève le quotidien L’Economiste dans son édition du mardi 1er juillet. La Commission européenne, qui a mené il y a quatre ans une large consultation incluant citoyens, syndicats, entreprises et ONG, met en garde : «Par son opacité, sa complexité, sa dépendance aux données et son autonomie, l’IA peut porter atteinte à plusieurs droits fondamentaux consacrés par la Charte des Droits de l’Union européenne».
L’intelligence artificielle (IA) transforme rapidement les modèles de production à travers le monde, promettant des gains de productivité spectaculaires dans des secteurs clés comme la santé, l’agriculture, le transport ou les services. Selon Accenture, la productivité pourrait augmenter de près de 40 % d’ici 2035 dans les pays développés.
Mais cette révolution soulève aussi de forts enjeux éthiques, sociaux et réglementaires. L’IA, par sa complexité et son autonomie, peut menacer les droits fondamentaux, notamment en matière de protection des données. L’Union européenne a amorcé une régulation stricte, ciblant notamment les systèmes d’IA à « haut risque », susceptibles d’être interdits dans son espace.
Pour le Maroc, partenaire stratégique de l’Europe, cela implique de s’aligner sur ces standards. Lors du Forum parlementaire économique de Marrakech, la ministre de la Transition numérique, Amal El Fellah Seghrouchni, a plaidé pour un déploiement éthique et encadré de l’IA, fondé sur la transparence, la confiance et l’intérêt général. Elle appelle également à renforcer le cadre législatif pour suivre le rythme rapide de cette mutation technologique.
Quant à l’impact sur l’emploi, les craintes de suppression massive de postes restent pour l’instant théoriques. L’IA ne concernerait aujourd’hui qu’1 % des tâches humaines. En revanche, elle ouvre la voie à de nouvelles compétences et métiers, centrés sur l’analyse et la valorisation des données, et favorise une reconfiguration des profils professionnels.
Le 01/07/2025
Source web par : le360
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mardi 1 juillet 2025
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