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Maroc : La Loi 97-15 sur le droit de grève dénoncée à l’ONU

Maroc : La Loi 97-15 sur le droit de grève dénoncée à l’ONU

La Fédération Nationale du Secteur Agricole (FNSA) et le Centre Europe-Tiers Monde (CETIM) ont saisi les mécanismes internationaux de protection des droits humains pour dénoncer les restrictions imposées par la Loi 97-15 sur l’exercice du droit de grève au Maroc, notamment dans le secteur agricole.

Une saisine de l’ONU pour défendre les droits des travailleurs agricoles

Dans un communiqué conjoint, la FNSA et le CETIM appellent les Nations Unies à intervenir afin de garantir la protection des travailleurs ruraux, particulièrement ceux du secteur informel. Ils exhortent le gouvernement marocain à réviser la Loi 97-15 pour la rendre conforme aux engagements internationaux du pays et à introduire des mécanismes spécifiques de protection pour les agriculteurs et ouvriers agricoles.

Une législation jugée restrictive et pénalisante

Selon les organisations, la Loi 97-15 constitue une entrave majeure au droit de grève, un droit fondamental reconnu par le droit international. Son adoption a introduit des barrières administratives et des sanctions pénales disproportionnées, rendant la mobilisation des travailleurs agricoles particulièrement difficile.

« Cette législation criminalise l’action collective, limitant la capacité des paysans et ouvriers agricoles à revendiquer de meilleures conditions de travail. Elle compromet leur sécurité économique, notamment dans un secteur déjà marqué par une précarité structurelle », soulignent la FNSA et le CETIM.

Un impact plus lourd pour les femmes rurales

Les femmes rurales sont les premières victimes de ces restrictions. Déjà confrontées à des discriminations structurelles dans le secteur agricole, elles voient leur capacité à défendre leurs droits encore plus limitée par cette nouvelle loi.

Cette situation aggrave leur vulnérabilité économique, en réduisant leur accès aux ressources, à la propriété foncière et aux protections sociales, renforçant ainsi les inégalités de genre dans le monde rural.

Vers une révision de la loi ?

Face aux critiques, les défenseurs des droits des travailleurs agricoles demandent aux autorités marocaines d’engager une réforme de la Loi 97-15 pour garantir le respect des libertés syndicales et des engagements internationaux du Maroc en matière de droits humains et du travail.

Cette initiative pourrait ouvrir un débat national sur la protection sociale des travailleurs agricoles, un enjeu clé pour le développement du secteur et la lutte contre la précarité en milieu rural.

Le 03/04/2025

Rédaction de lanouvelletribune

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