Crise de l’eau au Maroc : Défis et solutions durables
Un bilan alarmant des ressources en eau Alors que le Maroc fait face à sa septième année consécutive de sécheresse, l’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia (ABHBC) a tenu une réunion stratégique sous la présidence du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka. Cette rencontre visait à évaluer l'état des ressources en eau et à renforcer les solutions face à une crise hydrique qui s’intensifie.
Le Maroc enregistre un déficit pluviométrique alarmant, impactant directement les réserves en eau et mettant sous pression les infrastructures hydrauliques. Le changement climatique aggrave cette tendance, notamment dans les bassins stratégiques du Bouregreg et de la Chaouia, où la gestion de l’eau est devenue un enjeu majeur pour la sécurité hydrique du pays.
Des infrastructures résilientes pour une meilleure gestion hydrique Malgré cette situation critique, le Maroc mise sur des projets structurants pour garantir l’approvisionnement en eau. L’interconnexion entre les bassins de Sebou et du Bouregreg, avec un transfert de 403 millions de mètres cubes d’eau, illustre cette volonté d’optimiser la répartition des ressources hydriques. De plus, le pays déploie des initiatives telles que la construction d’un canal de 54 km reliant la station de dessalement de Jorf Lasfar au réseau de Dourate, ainsi que l’interconnexion des réseaux d’eau potable entre le nord et le sud de Casablanca.
Le dessalement, un pilier stratégique pour l’avenir Face à la raréfaction des eaux conventionnelles, le Maroc accélère le développement de ses capacités de dessalement. La future station de dessalement de Casablanca, avec une capacité initiale de 200 millions de mètres cubes par an dès 2026, pourra atteindre 300 millions de mètres cubes à terme. Une installation similaire est prévue à Rabat, dans le but de diversifier les sources d’approvisionnement et de limiter la dépendance aux précipitations.
Protection des ressources et lutte contre la pollution Outre le dessalement, la préservation des ressources en eau existantes constitue une priorité. Le projet de dépollution des bassins du Bouregreg et de Sebou vise à assurer une meilleure qualité des eaux transférées. Parallèlement, l’ABHBC met en place des solutions innovantes, notamment des stations mobiles de dessalement et de déminéralisation de l’eau saumâtre, ainsi que des mesures urgentes telles que l’acquisition de camions-citernes et le forage de nouveaux puits.
Une mobilisation collective pour la gestion de l’eau Face à un déficit pluviométrique de 41% en 2023-2024, le gouvernement prévoit la construction de nouveaux barrages, dont le barrage "Aïn Ksob" à Benslimane (14 millions de mètres cubes), ainsi que l’interconnexion entre les bassins de Sebou, Bouregreg et Oum Er-Rbia. Ces projets visent à garantir une répartition équilibrée des ressources hydriques à travers le pays.
Sensibilisation et engagement citoyen L’Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia mise aussi sur l’implication des citoyens pour une gestion durable de l’eau. La plateforme "Maa Dialna", enrichie d’une application mobile et d’un service de signalement des gaspillages via WhatsApp, encourage une consommation responsable et une meilleure surveillance des ressources.
Conclusion : Vers une résilience hydrique nationale La crise hydrique que traverse le Maroc n’est pas une fatalité. Par une planification stratégique, des infrastructures adaptées et une gouvernance proactive, le pays entend relever le défi de la sécurité hydrique. L’avenir repose sur une gestion intégrée des ressources en eau, où l’innovation et la mobilisation collective joueront un rôle crucial pour préserver ce bien vital.
Le 07/02/2025
Rédaction de lanouvelletribune
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vendredi 7 février 2025
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