Vers une longévité inclusive : relever les défis du vieillissement mondial et des maladies non transmissibles

En 1970, une personne sur cinq pouvait espérer atteindre l’âge de 80 ans. En 2023, ce chiffre a grimpé à près de la moitié de la population mondiale, marquant un progrès considérable. Cependant, beaucoup de pays ne sont pas encore préparés à gérer les conséquences du vieillissement rapide de leur population. Cette "transition démographique" exerce une pression croissante sur les marchés du travail, les politiques sociales et les systèmes de santé.
Il est essentiel d’investir dans le bien-être tout au long de la vie afin de promouvoir une longévité saine, productive et inclusive. Cela implique la mise en place de politiques réfléchies pour non seulement améliorer la qualité de vie, mais aussi réduire les coûts de santé, les dépenses publiques de protection sociale, et préserver le capital humain.
Le rapport de la Banque mondiale, intitulé "Libérer le pouvoir de la longévité en bonne santé : transition démographique, maladies non transmissibles et capital humain", propose des stratégies concrètes pour soutenir une longévité saine tout en tenant compte des contraintes budgétaires. Ces stratégies visent à réduire la pauvreté et à promouvoir l’équité entre hommes et femmes.
D’ici 2050, plus d’un tiers de la population mondiale aura plus de 60 ans, entraînant une montée des maladies non transmissibles (MNT) telles que le diabète, les maladies respiratoires et cardiaques, les cancers et la dépression. Ces maladies, déjà responsables de plus de 70 % des décès dans les pays à revenu faible et intermédiaire, affectent de manière disproportionnée les plus pauvres, piégeant souvent des familles dans une spirale de pauvreté intergénérationnelle.
Les inégalités entre les sexes sont également un enjeu crucial : bien que les femmes vivent plus longtemps, elles sont plus vulnérables aux maladies chroniques et à des périodes prolongées d’invalidité. En outre, les responsabilités familiales, notamment les soins aux aînés, limitent souvent leur participation au marché du travail.
L’urgence d’agir est claire. Des politiques efficaces pourraient sauver 150 millions de vies dans les pays à revenu faible et intermédiaire d’ici 2050, tout en améliorant la santé physique, mentale et sociale des personnes âgées, générant ainsi des gains économiques importants. Toutefois, cela nécessite des actions coordonnées entre différents secteurs, impliquant les pouvoirs publics, la société civile et les partenaires de développement.
La Banque mondiale s’est fixé pour objectif d’améliorer l’accès à la santé pour 1,5 milliard de personnes d’ici 2030, et la promotion d’une longévité en bonne santé est une priorité centrale. Cela passe par l’intégration des soins contre les MNT dans les systèmes de santé primaires et par des mesures comme la taxation du tabac, de l’alcool et des boissons sucrées pour financer ces initiatives. Grâce à ces investissements, les pays peuvent espérer des bénéfices à long terme en matière de productivité et de stabilité économique.
En tant que partenaire stratégique, la Banque mondiale continuera de soutenir les pays dans la gestion des défis de la transition démographique, en renforçant la protection sociale et le bien-être des populations, tout en protégeant leur capital humain pour assurer un développement durable.
Le 19/09/2024
Rédaction de l’AMDGJB Géoparc Jbel Bani
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