Catastrophes naturelles : le CESE lance une consultation citoyenne
Le bilan partiel des catastrophes naturelles – notamment les inondations, les séismes, la sécheresse et les vagues de chaleur – ayant sévi depuis plus d’un siècle est alarmant. 14.413 décès ont été récencés. Plus d’un million de personnes ont été affectées, et les dégâts matériels sont estimés à plus de 14 MMDH.
Sécheresses, désertification, inondations, incendies et séismes… L’amplification des phénomènes météorologiques extrêmes liés aux changements climatiques est devenue une réalité au Maroc qui est considéré comme un pays parmi les plus sensibles et les plus vulnérables aux risques naturels. Notons que l’impact des phénomènes extrêmes varie d’un territoire à l’autre, en fonction des conditions climatiques et météorologiques qui caractérisent les régions, et de la diversité géologique et géographique.
C’est pourquoi la réponse à cette vulnérabilité climatique dans le cadre d’une meilleure résilience territoriale diffère d’une région à l’autre, compte tenu du degré de développement des capacités de chaque territoire pour faire face à l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques.
Au Maroc, le bilan partiel des catastrophes naturelles, notamment les inondations, les séismes, la sécheresse et les vagues de chaleur ayant eu lieu depuis plus d’un siècle, est sans appel : 14.413 décès ont été récencés, plus d’un million de personnes ont été affectées, en plus de dégâts matériels estimés à 14,144 MMDH.
Une étude initiée par le CESE depuis le début de l’année
Les catastrophes naturelles entraînent des dégâts socio-économiques lourds compromettant le développement des pays. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est penché sur cette question cruciale à travers une étude lancée depuis le début de l’année. Notons que l’urgence et la portée stratégique de cette thématique ont été exacerbées par le tragique séisme d’Al Haouz début septembre.
L’instance dirigée par Ahmed Reda Chami a décidé de lancer une consultation citoyenne via sa plateforme «ouchariko». Le but est de recueillir les avis et propositions des citoyennes et citoyens sur les dispositifs de gestion des crises et des catastrophes naturelles à l’échelle territoriale. Actuellement, neuf régions disposent déjà dotées de plans territoriaux de lutte contre le réchauffement climatique (PTRC).
Après la température maximale de 50,4 °C, considérée comme le nouveau record national, le 13 août à Agadir, le mois d’octobre a été également le plus chaud dans certaines régions du Royaume. Pour rappel, le précédent record remontait au 13 juillet (49,9 °C) à Smara. Entre-temps, on a observé une accentuation du déficit pluviométrique dans plusieurs villes du Maroc.
Le séisme a exacerbé les inégalités socio-économiques
En plus des vagues de chaleur successives qui ont porté les températures à des niveaux record, le séisme qui a frappé, le 8 septembre 2023, cinq provinces et une préfecture du Royaume a entraîné des pertes humaines et matérielles, mais il a également exacerbé les inégalités socio-économiques présentes dans quatre régions déjà vulnérables par leur topographie majoritairement montagneuse (Haut-Atlas) selon le profil socio-démographique de la zone sinistrée, réalisé par le HCP. Il s’agit de la région de Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet, Souss-Massa et Béni Mellal-Khénifra. Au total, cette zone englobant 169 communes sinistrées abritait une population de 2,402 millions d’habitants, répartis dans 475.928 ménages.
Le 19/12/2023
Source web par : leseco
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mercredi 20 décembre 2023
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