Le Maroc ouvre une enquête sur des « tirs » au Sahara occidental
Des « tirs de projectiles » ont fait un mort et trois blessés, dont deux grièvement, dans la nuit du 28 au 29 octobre à Smara, au Sahara occidental. Rabat a annoncé l’ouverture d’une enquête.
Les autorités marocaines ont fait état de quatre explosions dans la nuit du 28 au 29 octobre à Smara, à plus de 1 000 km au sud de Rabat, précisant qu’elles ont provoqué la mort d’une personne et en ont blessé trois autres, dont deux sont dans un état grave.
Les deux blessés graves ont été transférés dans un hôpital de Laâyoune, à 200 km à l’ouest de Smara, tandis que le troisième blessé, touché légèrement, a pu regagner son domicile après avoir reçu les premiers soins.
Ces explosions ont touché trois quartiers de la localité et « causé des dégâts matériels à deux maisons », ont précisé les autorités. Sur des images diffusées sur les réseaux sociaux (que l’AFP n’a pas pu authentifier), on voit un pan effondré de la toiture d’une habitation vide, un impact au sol et des débris métalliques non identifiés.
Expertises techniques et balistiques
« Le procureur général du roi près la cour d’appel de Laâyoune a confié à l’équipe d’enquête la réalisation des expertises techniques et balistiques nécessaires afin d’identifier l’origine et la nature des projectiles », a expliqué un communiqué cité par l’agence de presse marocaine MAP.
Le ministère public « veillera à établir les effets juridiques qui s’imposent à la lumière des résultats de l’enquête », selon la même source.
« De lourdes pertes humaines et matérielles »
Jeudi 26 octobre, le Front Polisario avait annoncé dans un communiqué avoir « ciblé des retranchements des forces d’occupation marocaines à proximité de Hanka Houria », dans la région de Smara.
« Les attaques de l’Armée sahraouie se poursuivent contre les forces d’occupation marocaines, qui subissent de lourdes pertes humaines et matérielles le long du mur de la honte », avait ajouté le Polisario. Ce mur, érigé par la partie marocaine dans les années 1980, s’étend sur plus de 2 700 km.
Rabat, qui contrôle près de 80% de ce vaste territoire aux eaux très poissonneuses et riche en phosphates, prône un plan d’autonomie sous sa souveraineté.
Le Polisario réclame la tenue d’un référendum d’autodétermination sur l’ensemble du territoire sous l’égide de l’ONU, qui avait été prévu lors de la signature d’un cessez-le feu en 1991, mais ne s’est jamais concrétisé.
Le 13 novembre 2020, l’organisation indépendantiste a déclaré être « en état de guerre de légitime défense » et a prévenu la communauté internationale qu’elle considérait l’ensemble du Sahara occidental comme une zone de guerre.
Négociations au point mort
En réponse, le roi du Maroc avait fait savoir qu’il restait attaché au cessez-le-feu tout en se disant « fermement déterminé à réagir, avec la plus grande sévérité, et dans le cadre de la légitime défense, contre toute menace ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé en octobre 2022 le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie à reprendre les négociations, au point mort depuis 2019, dans le but de parvenir à une solution « durable et mutuellement acceptable ».
Le 28/10/2023
Source web par : jeuneafrique
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lundi 30 octobre 2023
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