Trois fossiles de dinosaures restitués au Maroc par les États-Unis
Trois fossiles de dinosaures restitués au Maroc par les États-Unis ont été présentés, hier jeudi 5 octobre au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat, lors d’une rencontre présidée par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohammed Mehdi Bensaïd.
Dans le cadre de la rencontre tenue, en présence de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Puneet Talwar, au terme d’un séminaire de formation d’experts en restitution de fossiles, le Maroc s’est vu restituer un crâne intégral de Messosuraus originaire de la région d’Oued Zem-Khouribga, la partie antérieure des mâchoires supérieures gauche et droite d’un Basilosaurid Cetatean originaire de Khouribga, et un cétacé-vertèbre supposé provenir d’une baleine Saghacetus.
Dans une allocution de circonstance, Mehdi Bensaïd a rappelé la restitution par les États-Unis, il y a plus d’un an, d’un crâne fossile de crocodile, notant que cette nouvelle restitution s’inscrit dans le cadre du Mémorandum d’entente signé entre le Maroc et les États-Unis en janvier 2020, afin de lutter contre le trafic illicite des biens culturels.
Se félicitant de la prise de conscience au niveau national et international quant à l’impact du trafic illicite des biens culturels qui empêche le public de découvrir ce patrimoine, le ministre a souligné l’importance du patrimoine culturel pour le Maroc.
Après avoir mis en avant l’engagement résolu du Maroc, depuis plusieurs années, dans les efforts de restitution et de valorisation de ses biens culturels, M. Bensaïd a noté que le Royaume juge primordial d’y consacrer des ressources humaines compétentes et de favoriser la formation et l’échange d’expertises et d’informations en la matière, saluant, à cet égard, la collaboration entre le Royaume et les États-Unis dans ce domaine.
Par ailleurs, il a indiqué que, suite au violent séisme qu’a connu le Maroc, le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication a contacté les autorités locales compétentes afin de protéger les biens culturels dans les zones sinistrées. Et d’ajouter que «la formation d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre des efforts entrepris par le ministère pour la protection des biens culturels».
«C’est un honneur de vous rejoindre aujourd’hui afin de démontrer notre engagement commun pour préserver l’héritage culturel diversifié du Maroc», a affirmé, pour sa part, l’ambassadeur des États-Unis au Maroc dans une allocution.
«En 2021, le Maroc et les États-Unis ont signé un partenariat pour la protection et la préservation des biens culturels», a rappelé l’ambassadeur, précisant que ce partenariat a permis «aux responsables chargés de l’application des lois dans les deux pays de se rencontrer, d’échanger leurs expertises et de définir de nouvelles opportunités de collaboration dans le but de lutter contre le trafic illicite des biens culturels».
Collaboration bilatérale
«La préservation de l’héritage culturel est essentielle pour l’identité nationale et l’histoire», a souligné M. Talwar, mettant en avant le rôle capital que joue l’héritage culturel pour le Maroc, où de nombreux touristes viennent pour en admirer l’architecture, l’art et la culture.
Après avoir donné un aperçu des projets initiés par les États-Unis au Maroc dans le domaine culturel, le diplomate américain a expliqué que le séminaire organisé cette semaine par l’ambassade de son pays est l’exemple le plus récent de cette profonde collaboration bilatérale.
«Conscients de l’importance du patrimoine géologique en tant que partie intégrante du patrimoine naturel, les pouvoirs publics se sont inscrits dans l’évolution que connaît la protection du patrimoine naturel aussi bien au niveau national qu’international», a affirmé, de son côté, Farah Bouqartacha, secrétaire générale du département du développement durable relevant du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.
Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a inscrit parmi ses objectifs essentiels la nécessité de «protéger» et de «conserver» le patrimoine naturel, tout en lui assurant «une gestion judicieuse et une promotion à l’échelle nationale et internationale», a souligné Mme Bouqartacha.
Un projet de loi-cadre
«Dans la même perspective, une convention-cadre a été signée entre le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, visant à protéger les sites patrimoniaux géologiques et les échantillons qui y sont prélevés», a-t-elle relevé, rappelant que cette convention s’inscrit dans un contexte marqué par un intérêt grandissant pour le patrimoine national, qui devrait être accompagné de mesures institutionnelles visant à structurer ce domaine et à préserver davantage cet héritage.
Par ailleurs, elle a précisé qu’un projet de loi-cadre a été élaboré pour la protection et la valorisation du patrimoine national, culturel matériel et immatériel et géologique, qui permettra d’identifier des solutions concrètes qui en feront un véritable levier du développement durable.
Le 06/10/2023
Source web par : le360
www.darinfiane.com www.cans-akkanaitsidi.net www.chez-lahcen-maroc.com
Les tags en relation
Les articles en relation
L’Unesco prête à accompagner le Royaume dans la reconstruction des bâtiments
Elle fait son constat dans les domaines du patrimoine et de l’éducation Soutien L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science e...
Réarmer la Démographie ou Renforcer l'Économie des Territoires
David Goeury, géographe et chercheur à la Sorbonne, a exploré lors de son passage à l'émission « L’Info en Face » du 24 mars les mutations profonde...
#MAROC_Béni_Mellal_Khénifra: le tourisme de montagne cherche une place au sommet
Béni Mellal – Dans la région de Béni Mellal-Khénifra, le tourisme a toujours été considéré comme une activité économique marginale. Or, tout prédis...
Aïd Al-Adha à Amezmiz : La Résilience Après le Séisme
Après le séisme du 8 septembre 2023, les habitants d’Amezmiz s’adaptent lentement à leur nouvelle réalité. Cette année, l’Aïd Al-Adha sera différe...
Concours National d’Innovation : la SMIT lance un dernier appel aux Startups Touristiques
En partenariat avec l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et le Département du Tourisme, la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) a la...
RSE : UNE VISION PLUS HOLISTIQUE ET DURABLE DU TOURISME
Dans notre monde en évolution rapide, où les enjeux environnementaux et sociaux sont de plus en plus pressants, la responsabilité sociale des entreprises (RS...
Algérien ou Marocain? Les origines de Tarik Ibn Ziyad, sources d’une nouvelle polémique
La diffusion, depuis le début du mois de ramadan, d’une série télévisée sur le célèbre chef militaire Tarik Ibn Ziyad a donné lieu à une véritable g...
Tourisme au Maroc : l’ONMT renforce sa stratégie à Drâa-Tafilalet
L’Office National Marocain du Tourisme (ONMT) poursuit sa tournée régionale en faisant escale à Ouarzazate, une étape clé pour affiner la stratégie de p...
OTM 2026 : le Maroc seduit le marche touristique indien
Le Maroc participe pour la troisième année consécutive au Salon OTM (Outbound Travel Market), l’un des principaux événements du tourisme sortant en Inde ...
Reconstruction en Cours : Les Victimes du Séisme de Taroudant Récupèrent leurs Maisons
Les travaux de reconstruction des habitations pour les personnes touchées par le séisme du 8 septembre 2023 progressent dans plusieurs communes de la province...
COP28 : Comment renforcer la place de la culture dans les discussions sur la résilience
La Fondation pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel de Rabat, présidée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, prend part à la 28e Conférence d...
Tourisme et festivals 2024 : La Cité des Alizés se démarque
La Cité des Alizés a enregistré plus d’un million de touristes et environ trois millions de nuitées en 2024, marquant une étape historique dans le dével...


lundi 9 octobre 2023
0 















Découvrir notre région