Un nouveau prêt de 500 millions de dollars de la Banque Mondiale pour le Maroc
Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, lundi 22 juin, un financement de 500 millions de dollars destiné à appuyer les réformes nécessaires à la mise en place d’un environnement propice à la transformation numérique.
Première d’une série de trois opérations, le "Financement à l’appui des politiques de développement (DPF) en faveur de l’inclusion numérique et financière" s’appuie sur les réformes déjà engagées par les autorités et vise à améliorer l’inclusion financière en permettant aux entreprises et aux ménages d’avoir accès à des infrastructures et des services numériques plus concurrentiels. Il a aussi pour objectif de stimuler la croissance du secteur privé en facilitant l’accès au financement des start-up et des jeunes entrepreneurs.
C'est ce que précise la Banque Mondiale dans un communiqué.
"L’épidémie de COVID-19 a démontré l’importance primordiale de la transformation numérique pour assurer la continuité des services et favoriser l’innovation. Depuis le déclenchement de cette crise, le Maroc a accéléré sa transition numérique, démontrant sa capacité à passer à la vitesse supérieure. Aujourd’hui plus que jamais, la numérisation offre au Maroc de nouvelles opportunités de développement, qu’il s’agisse de fluidifier les transactions économiques ou d’améliorer la prestation des services aux entreprises et aux particuliers", souligne Jesko Hentschel, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb.
"Avec ce nouveau financement, il s’agit de doper ce potentiel et de mettre à profit le levier de la transformation numérique au service d’une croissance plus inclusive", ajoute-t-il
Le DPF, dont les objectifs ont été révisés pour prendre en compte les nouvelles priorités liées à la pandémie, viendra soutenir les efforts déployés par les autorités en vue de numériser des services essentiels pour les ménages et les entreprises et renforcer leur résilience. « L’accès au financement, à travers des services financiers numériques, des possibilités de crédit, des programmes de protection sociale et des produits d’assurance, permettra aux particuliers et aux ménages de lancer ou développer une activité, d’investir dans l’éducation et la santé, de gérer les risques et d’améliorer leurs conditions générales de vie », explique Djibrilla Issa, spécialiste principal du secteur financier et coresponsable du projet.
En plus de promouvoir la microfinance, le programme facilitera l’accès aux devises pour les start-up. « Il s’agit d’une mesure essentielle pour les jeunes pousses marocaines innovantes qui cherchent à renforcer leur compétitivité locale et mondiale. Elle leur permettra d’importer des services numériques qui ne sont pas disponibles au Maroc afin d’améliorer leur offre de produits et de services et d’accroître ainsi leur compétitivité », ajoute Dalia Al Kadi, économiste senior et coresponsable du projet.
La connectivité numérique, clef de voûte de l’actuelle dynamique de réforme, a besoin d’une infrastructure à la fois fiable, sûre et concurrentielle. « Il est particulièrement crucial de promouvoir une inclusion numérique à l’échelle de l’ensemble du pays et de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, même dans les régions rurales. Cela passe par des réformes qui favorisent davantage la concurrence et l’investissement en vue d’élargir l’accès à l’internet haut débit. La disponibilité de ces infrastructures s’est avérée vitale pour assurer la poursuite des activités des entreprises pendant la crise, et elle jouera un rôle crucial dans la relance économique de l’après COVID », affirme Arthur Foch, spécialiste senior du développement numérique et coresponsable du projet.
Le programme viendra soutenir des réformes indispensables en faveur de la concurrence et de l’accès universel aux services du secteur des télécommunications et de l’internet haut débit, ouvrant ainsi la voie à la transformation numérique des entreprises et des administrations.
Le DPF aidera également à poser les jalons du programme de soutien à l’entrepreneuriat Intelaka en appuyant des réformes propices à la croissance des start-up et en créant de nouvelles catégories d’actifs pour répondre aux besoins des entreprises innovantes en fonds d’amorçage. Enfin, il soutient la participation des petites entreprises au système de passation des marchés publics, dans le but de favoriser ainsi l’inclusion et la relance économiques.
Le 22/06/2020
Source Web Par Le Boursier
Les tags en relation
Les articles en relation
Noor Atlas : Un projet solaire en suspens malgré un potentiel prometteur
Lancé il y a plus de douze ans, le projet solaire photovoltaïque Noor Atlas accumule les retards et les révisions successives. Initié par l’ONEE puis pass...
Tamwilcom et l’IFC s’allient pour le financement des start-up marocaines
Cette nouvelle collaboration a pour objectif de mettre en place une offre d’accélération des start-up et d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’...
Côte d’Ivoire : une table ronde à Dubaï pour mobiliser 3 milliards $ d’investissements touris
(Agence Ecofin) - Le ministère ivoirien du tourisme et des loisirs va organiser les 20 et 21 octobre 2019, à Dubaï aux Emirats Arabe Unis, une table-ronde ...
Décarbonation : la Tunisie pourrait réduire à 2% sa dépendance aux imports d’énergie d’ici
Une décarbonation profonde du secteur de l’énergie pourrait réduire la dépendance aux importations d’énergie de 50% à 2% entre 2022 et 2050, pour la T...
Transformation numerique : la Banque mondiale accorde 250 millions au Maroc pour “Digital Morocco
Le Maroc s’apprête à finaliser avec la Banque mondiale un prêt de 250 millions de dollars destiné à soutenir le Programme d’accélération numérique d...
Rapport : La crise hydrique inquiète les institutions financières nationales
A l’instar des autres pays du continent africain, le Maroc est devenu très vulnérable au cours des dernières années à l’érosion hydrique, a noté le r...
Stress hydrique, la BM fortement engagée dans la région MENA et au Maroc
Parmi les problématiques à caractère environnemental autour desquelles s’active la Banque Mondiale, se trouve bien évidemment la question du stress hydriq...
«L’INDH est désormais une réalité inscrite dans le quotidien de nombreux citoyens…»
La phase III de l’Initiative nationale pour le développement humain a été lancée par SM Mohammed VI en septembre 2018. Ses objectifs : consolider les acqu...
Finances publiques Maroc : nouvelle strategie 2026-2032 pour transparence et performance budgetaire
Le Ministère de l'Économie et des Finances a annoncé l’adoption du Cadre Stratégique de Réforme de la Gestion des Finances Publiques (CSR-GFP) pour l...
Transferts MRE : Les USA et l’Arabie Saoudite détrônent l’Europe
Selon la Banque mondiale, un record de 9,3 milliards de dollars attendu en 2021 Le wali de Bank Al-Maghrib avait annoncé un «chiffre record» pour les tran...
Abdellatif Jouahri – Aziz Akhannouch : la guerre froide
Profondes divergences de vue entre une Banque centrale attachée à la stabilité des prix et un gouvernement qui veut soigner ses statistiques. Une confére...
Tourisme au Maroc : moteur de la relance économique mais défis à relever face à la concurrence m
Le secteur du tourisme au Maroc contribue à environ 7 % du PIB et génère plus de 500 000 emplois directs, soit près de 5 % de la population active, selon le...


mardi 23 juin 2020
0 
















Découvrir notre région