Après le Brexit, les Français n'auront pas besoin de visa pour aller au Royaume-Uni (et inversement)
Alors que le Royaume Uni quittera l'Union européenne le 29 mars 2019, la Commission européenne propose un filet de sécurité en cas d'absence d'accord entre les deux parties.
Après plusieurs mois de négociations difficiles, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont trouvé un compromis sur un projet d'accord encadrant la mise en œuvre du Brexit. L'accord propose notamment un arrangement douanier pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la république d'Irlande. Le Premier ministre britannique Theresa May a donné son aval au projet mais 4 de ses ministres ont annoncé aujourd'hui leur démission en signe de protestation.
Il reste donc encore du chemin à parcourir avant d'arriver à l'accord final d'ici le 29 mars 2019, date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. En attendant, plusieurs voix s'élèvent, notamment du côté des compagnies aériennes, pour mettre en garde contre les conséquences d'une absence d'accord. Face aux inquiétudes, la Commission européenne a avancé hier une nouvelle idée : elle propose de ne pas imposer de visa aux ressortissants britanniques en cas d'absence d'accord au 29 mars 2019.
Application du principe de réciprocité
Une seule condition : que le Royaume-Uni fasse de même vis-à-vis des ressortissants européens. Dès le 30 mars 2019, les ressortissants britanniques pourront alors librement séjourner dans les 22 pays membres de la zone Schengen, auxquels s'ajoutent la Suisse, l'Islande, la Norvège, le Liechtenstein mais aussi la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie et Chypre, pour un durée maximale de 90 jours dans une période de 180 jours, que ce soit pour un but touristique ou un voyage d'affaires.
Si un accord final est trouvé, la Commission européenne propose que cette règle soit également mise en place à la fin de la période de transition. Dans les deux cas, on s'achemine donc vers une absence de visa pour les Britanniques se rendant dans un pays européen pour un court séjour, et inversement pour les Européens. Une bonne nouvelle pour l'industrie touristique !
Suspense jusqu'à l'accord final
Reste à connaître la réponse officielle britannique. La Commission se veut ferme : "Cette proposition est entièrement liée à la condition que le Royaume-Uni accorde la réciprocité à tous les États membres de l'UE." Une demande qui ne devrait toutefois pas poser de difficulté, sauf surprise, puisque le gouvernement de Theresa May s'est déjà dit en faveur de l'absence de visa pour les 28 pays.
Cette proposition de la Commission doit aussi être adoptée par le Parlement européen et le Conseil de l'Europe. La Commission appelle les deux institutions à "avancer rapidement sur cette proposition". L'UE maintient aussi la pression sur le Royaume-Uni en précisant, qu'en cas d'absence d'accord, les permis de conduire britanniques et les passeports pour animaux de compagnie ne seraient pas valables en Europe. Un visa deviendra également nécessaire pour les Britanniques souhaitant travailler sur le sol européen.
Le 15.11.2018
Source web par: tour hebdo
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samedi 17 novembre 2018
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