Bni Drar: La zone frontalière en surchauffe
Une enquête ouverte pour déterminer les circonstances du décès d’un contrebandier
Les habitants exploitent cet évènement pour faire part de leurs revendications
Une réunion entre autorités, élus, ONG prévue ce vendredi
Pris entre deux feux, la nécessité de verrouiller les frontières et les attentes d’une population en quête de revenus stables, les responsables locaux à Bni Drar (zone frontalière de l'Oriental) ont du mal à trouver des solutions adaptées aux milliers de personnes qui ne vivaient que de la contrebande.
Une population qui avait fait du commerce informel son unique gagne pain, des jeunes qui quittent l’école prématurément pour emboîter le pas à leurs aînés, un voisin qui inonde la zone de comprimés psychotropes de différents types et encourage la prolifération des réseaux de trafic de drogues, etc. Des difficultés qui nécessitent un réel engagement de différents Ministères pour redynamiser l’économie locale et absorber les attentes en matière d’emplois.
Les actions entreprises pour mobiliser et créer des richesses via l’économie sociale et solidaire ont besoin de temps pour aboutir. Les plateformes pour booster l’économie locale exigent un savoir-faire spécifique, qui n'existe pas encore dans la région. Les zones industrielles ne disposent pas de grandes unités pour absorber des milliers de personnes comme cela est le cas dans d’autres régions.
Et c'est ce qui est à l'origine des vives tensions qui ont éclaté à Bni Drar depuis dimanche dernier. Plusieurs manifestants ont exploité l’enterrement d’un contrebandier, tué par un garde-frontière marocain, pour faire entendre leur voix. Ils ont ainsi endommagé le Caidat de Bni Khaled, saccagé des boutiques au centre ville et incendié voitures et motos à la fourrière communale et bloqué la circulation entre Oujda et Ahfir (route nationale n°2), des heures durant.
Une manifestation qui a failli dégénérer et qui a causé du tort à des centaines de voyageurs, contraints à des détours de plus de 40 km et mobilisé la gendarmerie royale pour parer à tout dérapage. La situation est revenue au calme mercredi suite au renforcement des services de l’ordre et à la réactivité des autorités locales, à leur tête Mouad Jamai, Wali de l’Oriental et Gouverneur de la préfecture Oujda-Angad, qui a apaisé les tensions et promis qu’une enquête soit ouverte pour définir les responsabilités.
De son côté le Président du Conseil régional de l’Oriental Abdenbi Bioui, a programmé une rencontre ce vendredi avec les élus, représentants d’ONG et associations locales pour lister les attentes et les faire monter à Rabat afin d'alerter le gouvernement sur la gravité de la situation au niveau des zones frontalières.
Des relents de «poisson»
L'histoire n'est pas sans rappeler celle du poissonnier d'Al Hoceïma. Tout a commencé lorsque le défunt, Omar Salhi (48 ans), un contrebandier bardé de sa marchandise, a bravé l'interdiction des gardes-frontières escaladant, sous leurs yeux et en dépit de leurs mises en garde répétées, le grillage séparant la frontière algéro-marocaine, à proximité du Douar Oulad Saleh. Un entêtement qui a poussé un élément des Forces armées royales à faire usage de son arme de service après moult sommations. Salhi a succombé à ses blessures avant d’arriver au CHU d’Oujda.
Le 07 Novembre 2017
Source Web : L’économiste
Les tags en relation
Les articles en relation
L’Oriental aura sa station de dessalement de l’eau de mer
Le gouvernement poursuit l’exécution de sa stratégie de gestion de l’eau pour faire face aux effets du changement climatique. Après l’entrée en servic...
Nouvelle découverte de gaz au Maroc
La société pétrolière britannique Sound Energy vient d’annoncer, ce lundi 7 janvier, la découverte de nouvelles traces de gaz dans son puits d’explorat...
Le marché français, pilier essentiel du tourisme marocain en 2024 : une croissance soutenue et de
Le marché français constitue près de 35 % des revenus de l'industrie touristique marocaine. En 2023, la France a consolidé sa position en tant que premi...
Découverte préhistorique dans l’Oriental
Des dinosaures ont vécu dans la région de l’Oriental. C’est ce que révèlent des recherches menées par une équipe du laboratoire des "Gîtes minéraux,...
Transport touristique au Maroc : la faillite et les drames financiers menacent un secteur vulnérabl
Suite à la fermeture des frontières, mesure préventive contre la propagation du coronavirus au Maroc, le transport touristique se trouve désormais sans visi...
Ahmed Rahhou: "La difficulté d'investir ne vient pas uniquement des CRI, mais aussi des régions"
Dans son dernier discours du trône, le roi Mohammed VI présente les Centres régionaux d'investissement (CRI) comme un "frein". Créés en 2002, ils font ...
L'Oriental, nouvel épicentre du tourisme au Maroc : une région en pleine ascension
À l’heure où la région de l’Oriental s’affirme de plus en plus comme un pôle de développement majeur au Maroc, son attractivité touristique ne cesse...
Tourisme durable dans l’Oriental : une destination marocaine à vivre toute l’année
La région de l’Oriental s’impose comme une destination touristique d’avenir au Maroc, notamment en basse saison. Avec 250 km de littoral, des montagnes m...
Continuité de la promotion de la charte d'investissement à Marrakech
La mise en œuvre de la stratégie d'investissement privé se poursuit avec une approche territoriale. Après sa visite dans la région de l'Oriental, M...
23 Juillet 1999 : Souvenir d’un Roi, souvenir d’une Nation
Certaines dates impriment à jamais leur marque dans l’histoire d’un pays et l’âme d’un peuple. Le 23 juillet 1999 en est une pour le Maroc. Ce jour-l�...
Un député espagnol veut obliger le Maroc à ouvrir ses frontières avec Sebta et Melilla
L’eurodéputé Jordi Cañas a demandé à la Commission européenne d’obliger le Maroc à rouvrir ses frontières avec Ceuta et Melilla qui sont, selon lui,...


samedi 11 novembre 2017
0 















Découvrir notre région