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Hausse du petrole et du gaz butane : le Maroc face au defi du hedging energetique

Hausse du petrole et du gaz butane : le Maroc face au defi du hedging energetique

La hausse continue des prix du pétrole et du gaz butane sur les marchés internationaux, accentuée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ravive le débat sur l’utilisation du hedging énergétique au Maroc. Ce mécanisme financier permet de se protéger contre la volatilité des prix des matières premières en fixant à l’avance un prix d’achat grâce à des instruments comme les contrats à terme ou les options.

Le Maroc a déjà expérimenté ce système en 2013 sous le gouvernement d’Abdelilah Benkirane. Face à un baril proche de 110 dollars, l’État avait couvert 1,6 million de tonnes de pétrole pour trois mois avec l’appui de banques marocaines et internationales. Toutefois, la baisse ultérieure des prix avait entraîné un coût d’environ 70 millions de dollars, rendant l’opération peu concluante.

Depuis la libéralisation du marché des carburants, l’État n’intervient plus directement dans l’importation de pétrole. Les opérateurs privés gèrent désormais les achats et peuvent répercuter les hausses sur les prix à la pompe. En revanche, la situation du gaz butane, toujours subventionné via la Caisse de compensation, reste sensible pour les finances publiques. Son prix international est passé d’environ 485 à 545 dollars la tonne depuis décembre.

Le recours au hedging dépend fortement de l’évolution du contexte géopolitique. Une crise prolongée pourrait justifier une couverture, tandis qu’un conflit de courte durée rendrait l’opération inutile ou coûteuse. Par ailleurs, certains experts soulignent que les importateurs marocains privilégient surtout la couverture contre le risque de change dollar/dirham plutôt que celle des matières premières.

Dans ce contexte d’incertitude énergétique, la question des stocks stratégiques se pose également. Les dernières données officielles évoquent environ 617.000 tonnes de réserves, soit près de 18 jours de consommation, un niveau jugé relativement limité face aux perturbations possibles de l’approvisionnement mondial.

Le 13/03/2026

Source web par : le360

https://fr.le360.ma/economie/flambee-du-petrole-et-du-gaz-qui-paie-la-facture-pourquoi-le-gouvernement-nutilise-pas-le-hedging_6SZQM3FQRFFDNP6FXRQXBTCNGE/

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