Noor Atlas : Un projet solaire en suspens malgré un potentiel prometteur
Lancé il y a plus de douze ans, le projet solaire photovoltaïque Noor Atlas accumule les retards et les révisions successives. Initié par l’ONEE puis passé sous la supervision de Masen, ce chantier a connu une série d’ajustements qui en ont modifié la puissance, le nombre de centrales et le calendrier de réalisation. À ce jour, aucune date de démarrage des travaux n’a été annoncée, malgré un financement conséquent et un potentiel solaire exceptionnel.
Initié il y a une douzaine d’années par l’ONEE, et désormais piloté par l’Agence marocaine pour l'énergie durable (Masen), le projet solaire photovoltaïque Noor Atlas avance lentement, entre ajustements successifs et reports. Selon le planning initial, le projet devait être opérationnel dans sa totalité en 2017, avec huit centrales photovoltaïques de taille moyenne (de 10 à 30 mégawatts – MW) d’une puissance globale estimée à 200 MW. Ces infrastructures devaient être réparties sur plusieurs régions du sud et de l’est du Maroc, notamment à Tata, Errachidia, Zagora, Boujdour, Guercif, Boulemane et Taroudant.
Un projet maintes fois revu et corrigé
Depuis son annonce, Noor Atlas a subi plusieurs modifications, tant sur le plan technique que financier. Initialement conçu pour répondre aux besoins énergétiques des zones reculées et renforcer l’approvisionnement en électricité à partir de sources renouvelables, le projet a vu sa configuration évoluer. Certaines centrales ont vu leur capacité réévaluée, tandis que d’autres ont été repensées pour mieux s’intégrer au réseau électrique national.
Le financement, assuré en grande partie par des institutions internationales telles que la Banque allemande de développement (KfW), l’Union européenne et la Banque mondiale, a été mobilisé dès les premières phases. Pourtant, malgré ces engagements financiers, le lancement effectif des travaux se fait toujours attendre.
Les raisons des retards
Parmi les facteurs ayant contribué à ces délais figurent des ajustements réglementaires, des études techniques approfondies et des défis liés aux appels d’offres et à l’attribution des contrats. La restructuration du secteur des énergies renouvelables au Maroc, avec le transfert progressif des projets de l’ONEE vers Masen, a également ralenti certains processus décisionnels.
De plus, la complexité logistique inhérente aux sites d’implantation, souvent situés dans des zones isolées, a nécessité des études d’impact environnemental et des adaptations techniques supplémentaires, prolongeant ainsi les délais de mise en œuvre.
Un potentiel toujours intact
Malgré ces contretemps, le projet Noor Atlas conserve un fort potentiel. En s’appuyant sur l’un des taux d’ensoleillement les plus élevés au monde, il pourrait jouer un rôle clé dans l’atteinte des objectifs du Maroc en matière d’énergies renouvelables. Le Royaume ambitionne d’atteindre 52 % de sa capacité électrique installée à partir de sources renouvelables d’ici 2030, et Noor Atlas constitue un maillon important de cette stratégie.
Reste désormais à savoir si une feuille de route actualisée sera dévoilée prochainement, permettant enfin d’entrevoir un calendrier clair pour le déploiement de ces centrales photovoltaïques tant attendues.
Le 13/02/2025
Rédaction de lanouvelletribune
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jeudi 13 février 2025
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