La COP28 démarre aujourd'hui à Dubaï
Plus de 70.000 participants, dont des chefs d'État et des responsables gouvernementaux, convergent, à partir de jeudi à Dubaï, pour faire le point sur les engagements en matière de lutte contre le réchauffement de la planète et fixer les objectifs à venir, alors que la Terre s’attend à boucler l’année la plus chaude jamais enregistrée, sur fond de ralentissement net de l’action climatique.
La 28è Conférence des parties à la convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP28), qui se tiendra jusqu’au 12 décembre, verra également la présence d’acteurs non étatiques, notamment des leaders industriels internationaux, des représentants du secteur privé, des universitaires, des experts et des jeunes qui inciteront les décideurs à aller de l’avant et s’engager dans des actions climatiques plus ambitieuses.
Cet évènement planétaire connaîtra la participation de dignitaires religieux au "Pavillon de la foi", qui se veut une plateforme mondiale de dialogue entre les dirigeants des différentes religions et vise à les impliquer dans les efforts de lutte contre les changements climatiques.
La Conférence comprend trois événements principaux : la session inaugurale, le Sommet mondial de l’action climatique (WCAS) qui réunira les Chefs d’État et de gouvernement, les 1er et 2 décembre, avant la tenue d’un Segment de Haut Niveau, prévu les le 09 et 10 décembre, qui constitue une reprise des travaux du Sommet mondial et donnera la parole aux dirigeants de pays pour délivrer les déclarations nationales des États parties à la COP28, mais aussi au Protocole de Kyoto (CMP 18) et à l’Accord de Paris (CMA 5).
Les activités de ce conclave seront ponctuées par des débats thématiques traitant de sujets aussi divers que la santé/secours, redressement et paix; finance/commerce/égalité des sexes/reddition des comptes; énergie, industrie et transition juste; urbanisation et environnement bâti/transport; jeunesse, enfants, éducation et compétences; nature, utilisation des terres et océans et alimentation, agriculture et eau.
Comme l'exige l'Accord de Paris sur le climat, la COP28 verra la présentation du tout premier Bilan mondial, qui est une évaluation complète des progrès réalisés par rapport aux objectifs climatiques.
Il s’agit d’un tournant décisif dans la lutte globale contre l'aggravation de la crise climatique. C'est l'occasion de jeter un regard approfondi sur l'état de la planète et de tracer une meilleure voie pour l'avenir.
"C'est un exercice qui vise à s'assurer que chaque partie respecte sa part du marché, sait où elle doit aller ensuite et à quelle vitesse elle doit agir pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris", affirme Simon Stiell, secrétaire exécutif des Nations unies pour le changement climatique.
Le bilan jettera également les bases de la mise à jour et de l'amélioration des plans d'action nationaux sur le climat (connus sous le nom de NDC, contributions déterminées au niveau national), que les pays sont tenus de faire en 2025.
Le Bilan mondial n'est pas le seul résultat clé de la COP28. La conférence doit également progresser dans plusieurs autres domaines : régler les détails du mécanisme de financement pour les pertes et les dommages, avancer vers un objectif mondial en matière de financement, accélérer une transition à la fois énergétique et juste, combler l'énorme fossé des émissions, pour n'en citer que quelques-uns.
Le pays hôte, les Émirats arabes unis, dirigera un processus permettant à toutes les parties de convenir d'une feuille de route claire pour accélérer les progrès grâce à une transition énergétique mondiale pragmatique et une approche consistant à "ne laisser personne de côté" pour une action climatique inclusive.
C’est ainsi que les organisateurs émiratis ont invité, dans une première à une COP, environ un millier de chefs d'entreprises, y compris celles issus du secteur pétrolier et gazier, à un événement de deux jours qui se tiendra en parallèle du Sommet mondial de l’action climatique, les 1er et 2 décembre.
Il s’agit d’un changement de paradigme que le président de la COP28, Sultan Ahmed Al Jaber, qui n’est autre que le patron de la compagnie pétrolière émiratie Adnoc, défend mordicus en donnant la priorité à des solutions climatiques émanant du secteur privé.
Selon M. Al Jaber, le succès de la COP28, sans parler des efforts plus vastes déployés pour lutter contre les changements climatiques, dépend autant de l'acceptation du secteur privé et de l'évolution des conditions du marché, que de négociations hasardeuses. "Le processus politique doit être complété par une mentalité de capitaux privés et de culture d'entreprise", a-t-il déclaré dans une interview au magazine Time.
Avec un président de COP issu du secteur pétrolier et de bonnes relations avec les gros émetteurs de CO2, les Émirats Arabes Unis semblent bien positionnés pour atteindre des résultats ambitieux dans les négociations. Tout le monde croise les doigts pour que ce rendez-vous soit une réussite. Le temps presse pour ramener le réchauffement de la planète sous le seuil de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle !
Le 30/11/2023
Source web par : lematin
www.darinfiane.com www.cans-akkanaitsidi.net www.chez-lahcen-maroc.com
Les tags en relation
Les articles en relation
Durabilité en Méditerranée : Le Maroc et l’Union européenne explorent les pistes de coopérati
Chakib Alj, président de la CGEM, a réitéré l’engagement du secteur privé à jouer le rôle qui est le sien pour porter et accélérer la mise en œuvre ...
Maroc : interconnexions hydriques contre la pénurie d’eau
Face au stress hydrique aggravé par le changement climatique, le Maroc mise sur une stratégie ambitieuse d’interconnexions hydrauliques pour transférer l�...
Le Maroc au bord de la pénurie absolue en eau
Alerte de la Banque mondiale Dans son rapport sur le climat et le développement, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur la pénurie d’eau au M...
Maroc : déficit hydrique avec un taux de remplissage de 28,8% en 2024
Au cours des trois derniers mois, les barrages du Maroc ont enregistré des apports en eau d’environ 1,07 milliard de mètres cubes, un volume qui reste insuf...
Pollution plastique au Maroc : défis, recyclage et économie circulaire
Un sondage récent révèle une inquiétude grandissante des Marocains face à la pollution plastique, dépassant même les préoccupations liées au changement...
Investissements dans les énergies renouvelables : le Maroc 2e en Afrique
Avec des investissements de 9,36 milliards de dollars sur la période 2010-2021, le Royaume pointe en deuxième position en Afrique. Le premier rang revient à ...
#Joe_Biden_climat: Il présente son équipe climat et nomme la première ministre d'origine amérind
Joe Biden a annoncé, jeudi 17 décembre, la composition de l’équipe qui devra faire face à la « menace existentielle » du changement climatique, dont la ...
Maroc : 25 ans de diplomatie féministe et promotion de l’égalité femmes-hommes
Depuis 25 ans, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a engagé une marche irréversible vers l’égalité femmes-hommes, avec des réf...
Maroc : Vers une gestion intelligente et équitable de l’eau
Le Maroc fait face à une crise hydrique croissante, aggravée par le changement climatique, la baisse des précipitations et l’augmentation de la demande en ...
Maroc : nouveau cycle du PAP II pour l’eau durable
Dans un contexte de stress hydrique croissant, le Maroc prépare une nouvelle phase du Programme d’Amélioration des Performances (PAP II), mené par l’ONEE...
Le Roi Mohammed VI, l’Architecte du Maroc triomphant
CE QUE JE PENSE En 2023, sous l’égide éclairée, sage et visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc s’est mué en un tableau vivant de pro...
#COP27_A_CHACUN_SES_MOYENS: Le coût de la vie sur place dissuade la présence de militants de la so
L’une des caractéristiques de la COP27 à Charm El-Cheikh est sa cherté pour les visiteurs. Du logement dans cette station balnéaire égyptienne jusqu’à...


jeudi 30 novembre 2023
0 
















Découvrir notre région