#MAROC_Fonds_Mohammed_VI: FM6 pour l'investissement : quel mode opératoire ?
L’État va de ce fait allouer 15 milliards de dirhams (MMDH) audit Fonds au moment de sa création et détiendra son capital à hauteur de 51%. Ce dernier servira, entre autres, à financer d’importants projets d’investissement et à consolider le capital des entreprises ainsi qu’à soutenir les activités productives.
Présenté ce lundi 14 décembre par le ministre de l’Économie et des Finances Mohamed Benchaâboun, le projet de loi 76-20 portant création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement a été adopté à l’unanimité par les députés de la Chambre des représentants. L’État va de ce fait allouer 15 milliards de dirhams (MMDH) audit Fonds au moment de sa création et détiendra son capital à hauteur de 51%. Ce dernier servira, entre autres, à financer d’importants projets d’investissement et à consolider le capital des entreprises ainsi qu’à soutenir les activités productives.
Les députés ont adopté à l’unanimité ce lundi 14 décembre le projet de loi 76-20 portant création du Fonds Mohammed VI. C’est Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l'administration, qui a présenté ce texte à la Chambre des représentants, tout en livrant de nouvelles précisions à ce sujet. Ainsi, le ministre a souligné que ledit Fonds prendra la forme d’une société anonyme (SA) et sera doté au moment de sa création d’une enveloppe de 15 milliards de dirhams (MMDH), allouée par le Budget général de l’État. Le gouvernement détiendra 51% de son capital, tandis qu’il restera ouvert à hauteur de 49% aux autres actionnaires. Cependant, il a été décidé que «la part des actionnaires, hors État, ne doit pas dépasser 33% du capital», et ce pour assurer la continuité de la nature publique du Fonds.
Objectifs et missions du Fonds
Comme l’a souligné Benchaâboun aux députés, le Fonds Mohammed VI vise à aider au financement d’importants projets d’investissement, de consolider le capital des entreprises et de soutenir les activités productives, conformément aux stratégies sectorielles et aux politiques publiques. De plus, il contribuera aux chantiers d’investissement aux échelles nationale et territoriale dans le cadre de partenariats avec le secteur privé. Comme spécifié dans l’article 4 du projet de loi, le Fonds en question participera par le biais des Fonds sectoriels ou thématiques au soutien financier des petites et moyennes entreprises (PME). Outre les PME, il contribuera aussi d’une manière directe dans le capital des grandes entreprises publiques et privées opérant dans des secteurs clés. Il leur fournira ainsi les moyens financiers nécessaires, contribuera à la mise en place de mécanismes de financement structurés et participera à la réalisation des projets d’investissement et à leur montage financier.
Le choix du statut SA pour le Fonds Mohammed VI
Par ailleurs, explique l’argentier du Royaume, doté du statut SA, ce Fonds sera soumis aux dispositions de la loi 17.95 (relative aux SA), notamment en termes de «mécanismes de contrôle et de principes de transparence et d’intégrité à même de donner une vision claire aux investisseurs et partenaires privés et de consolider leur confiance». L’adoption de ce modèle institutionnel offrira au Fonds, comme au gouvernement, une stratégie d’investissement claire quant à l’identification «des priorités et des choix de l’intervention étatique dans l’économie», tout en évitant de bouleverser les équilibres des finances publiques. En outre, Mohamed Benchaâboun a précisé que le Fonds ne sera pas concerné par certaines lois en vigueur, notamment celle portant sur la privatisation, afin de lui permettre de gérer avec plus de flexibilité son portefeuille budgétaire et de fluidifier ses relations avec les investisseurs. Il sera toutefois soumis au contrôle financier de l’État, dans le cadre d’un accord qui sera signé entre son directeur général et le Chef du gouvernement.
Enfin, s’agissant de la gouvernance du Fonds Mohammed VI, un Conseil d’administration qui sera présidé par le ministre chargé des Finances sera mis en place. Il se composera également de dix administrateurs, dont six ministres représentant les secteurs économiques concernés, et quatre administrateurs indépendants, dont la désignation doit obéir à des critères de compétence, de professionnalisme et d’indépendance, conformément à la loi sur les SA.
Le 15/12/2020
Source web Par : le brief
Les tags en relation
Les articles en relation
Aéroports 2030 : L’ONDA dévoile sa nouvelle stratégie
L’Office National des Aéroports (ONDA) a présenté, ce mardi 18 février 2025 à Nouaceur, sa nouvelle feuille de route baptisée "Aéroports 2030". Cette s...
La session de l’Assemblée parlementaire région Afrique couronnée de succès
Volonté commune de construire une francophonie efficace aux niveaux économique et politique «La session de l’Assemblée parlementaire région Afrique é...
#USA_TRUMP_ACQUITTEMENT_REPUBLICAINS: Après son acquittement, Trump pèse sur l'avenir des républi
Donald Trump, atout électoral incontournable ou au contraire instigateur de l'assaut du Capitole qu'il faut écarter à jamais? Les couteaux étaient t...
Elections 2026 : la Cour des comptes met en garde
À l’approche des élections législatives d’octobre 2026, la présidente de la Cour des comptes, Zineb El Adaoui, a fermement rappelé la nécessité de pr...
Réforme du Code de la Famille : débats au Parlement
Le projet de réforme du Code de la famille, un texte majeur pour la modernisation des lois encadrant la vie familiale au Maroc, sera examiné mardi 7 janvier 2...
ZLECAf : infrastructures, logistique et port de Dakhla au cœur de l’intégration commerciale afri
La 2e édition du Forum d’Affaires de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tenue à Marrakech les 11 et 12 décembre, a mis en lumière ...
Les entreprises du CAC40 vont verser 51 milliards d’euros de dividendes, bien plus que leurs bén�
Avec la crise du Covid-19 et l’influx massif d’aides publiques pour aider les entreprises à survivre à une activité partiellement ou totalement arrêtée...
#MAROC_MINISTERE_INTERIEUR_ELECTIONS: Elections : Le ministère de l'Intérieur est neutre, cessons
Laftit se justifie sur la suppression des listes des jeunes, se dit ouvert aux propositions des députés et clame la neutralité du ministère de l’Inté...
Transformation digitale : Le CESE appelle à une adoption efficiente du cloud
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a appelé à une adoption efficiente du cloud pour accélérer la transformation digitale et assurer la...
Retraites. Reprise houleuse des débats en commission
Ce jeudi 26 mai, les discussions des deux projets de loi formant réforme des retraites ont eu lieu, après deux mois de blocage par les syndicats. Ces derniers...
Commission nationale du recours fiscal: vers plus d'indépendance de l'Exécutif?
Le ministère de la Justice ne sera plus impliqué dans la désignation des magistrats de la CNRF. Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire reprend la main. ...
Bilan de la session 2024-2025 : Contrôle et diplomatie parlementaire
La première session de l'année législative 2024-2025 touche à sa fin, marquée par un rôle clé de la Chambre des conseillers dans le contrôle de l’...


samedi 19 décembre 2020
0 
















Découvrir notre région