#MAROC_TOURISME_TEST_VACCINATION_REPRISE: Les différents scénarios de sortie de crise (expert)
Après l’arrivée de plusieurs groupes de touristes étrangers, qui laissait présager un vrai début de reprise, l’aggravation de la situation sanitaire dans les pays européens a mis un terme aux espoirs des hôteliers de rebondir rapidement. En attendant une sortie officielle des autorités de tutelle, une source très proche de la cellule qui travaille sur la relance du tourisme nous a livré plusieurs scénarios de sortie de crise, en n’excluant pas une relance à la fin du mois de décembre ou au pire lors de la prochaine saison estivale, grâce à la campagne de vaccination.
Si jusqu’à récemment, les opérateurs locaux et internationaux se plaignaient des restrictions mises en place par les autorités marocaines qui empêchaient les étrangers de venir au Royaume, les récentes décisions des pays émetteurs de reconfiner ou de restreindre les flux internationaux de circulation de leur population a mis un coup d’arrêt quasi général aux voyages vers le Maroc.
Comment la reprise a été stoppée par la situation sanitaire en Europe
Sollicitée par Medias24, une source très informée a accepté de revenir sur les conséquences de ce nouveau contexte qui après un court espoir, a aggravé la situation des opérateurs marocains.
« Suite à la permission accordée aux étrangers de venir au Maroc avec une réservation d’hôtel, le secteur a entamé un vrai début de reprise qui s’annonçait sous les meilleurs auspices.
« Dès que ce cap a été franchi, nous avons activé la reprise en allant à la rencontre des marchés étrangers, en organisant des fan-trips et en accueillant les premiers touristes à Marrakech, Agadir et Essaouira.
« Tout se présentait pour le mieux avec la réouverture du Club Med et la reprise des vols de Ryan Air vers le Maroc puis enfin le triplement de ses liaisons à destination de plusieurs villes.
Une relance encore possible en décembre
« Malheureusement, avec l’aggravation de la situation sanitaire en Europe, cette relance a été stoppée quasiment net depuis une quinzaine de jours.
« Espérons que ce coup d’arrêt ne durera que 3 à 4 semaines, le temps que les marchés principaux arrivent à juguler la propagation du virus pour que nous puissions reprendre l’activité touristique à la mi-décembre afin de récupérer une bonne partie de l’hiver avec notamment les fêtes de fin d’année.
A la question de savoir si la saison d’hiver n’était pas totalement compromise, notre interlocuteur se veut encore optimiste pour la deuxième quinzaine du mois de décembre.
« Chaque jour compte et les choses peuvent évoluer. Zapper l’hiver serait inconscient sachant que plusieurs grands hôtels de Marrakech ont rouvert leurs portent et misent sur la fin de l’année.
« Pour être honnête, notre cellule ne gère pas les saisons mais la journée et la semaine. Tout peut donc encore basculer pour le meilleur dans les 2 ou 3 semaines à venir », avance notre interlocuteur.
Sans amélioration sanitaire, le Maroc resterait en veilleuse jusqu’à début janvier
« Le pire scénario serait que la situation sanitaire ne s’améliore pas dans les pays émetteurs concernés et que le Maroc soit obligé de rester en quelque sorte en veilleuse durant les deux prochains mois.
« En effet, si les avions desservent toujours le Maroc, ils se sont incontestablement vidés et le Club Med qui reçoit surtout des Français a refermé ses portes la semaine dernière, après l’annonce récente de mesures de restriction de circulation en France.
Des marchés européens en stand-by
« En fait, l’aggravation de la situation sanitaire en Europe a fait que tous nos marchés traditionnels y compris anglais et allemands sont en stress.
« Pour résumer, l’envie de voyager s’est mise en stand-by », explique notre source qui tient à préciser que ce nouveau phénomène n’est pas définitif.
L’ONMT maintient la pression sur les T.O et les opérateurs aériens
Excluant l’élaboration d’un nouveau plan d’adaptation de l’ONMT, notre interlocuteur rappelle qu’avec cette crise, le monde de la certitude et des plans stratégiques sur 5 ans était révolu.
« Aujourd’hui, le directeur général et ses équipes font du stop and go, en continuant à travailler avec les compagnies Ryan Air, Transavia, Easy Jet, RAM ... pour être prêts à la reprise, ainsi qu’avec les T.O qui doivent activer leur plan de programmation de la marque Maroc pour décembre et janvier.
« L’objectif étant de reconstituer, à terme, les 3 millions de sièges aériens qui existaient avant la crise et de pousser les T.O à continuer à programmer et à vendre les destinations marocaines », insiste notre expert.
Le Maroc devra opter pour un test PCR à l’arrivée
Sur le maintien du test PCR à l’embarquement vers le Maroc, il espère que les autorités finiront par opter pour un test pratiqué à l’arrivée dans les aéroports du Royaume.
« Les visiteurs qui viennent chez nous ne doivent plus avoir à passer par un laboratoire avant d’aller à leur aéroport.
« La meilleure manière de leur simplifier la tâche et de rendre le Maroc plus attractif et de pratiquer le test à l’arrivée. Avec plusieurs possibilités à savoir soit un test PCR pour tout le monde ou un test salivaire par sondage. Comme le fait la Turquie en testant 15% des passagers d’un avion.
« Quoiqu’il en soit, s’il y a une nouvelle reprise demain, nous devons être prêts et ne pas attendre que le vaccin soit distribué », explique notre spécialiste.
"La campagne de vaccination permettra de sauver la saison estivale"
« En réalité, l’annonce royale d’une campagne imminente de vaccination de la population marocaine est la 1ère vraie bonne nouvelle depuis le début de la crise. C’est un début de solution avec un timing qui laisse enfin entrevoir le bout du tunnel, même si cela prendra encore du temps.
« En effet, si la campagne démarre en décembre prochain, l’été devrait être sauvé si on ajoute à l’arrivée des aéroports marocains un test PCR aux visiteurs étrangers qui n’ont pas été vaccinés.
« Non seulement, cela permettra au Maroc de retrouver sa place de destination mondiale du tourisme mais en plus, notre pays pourra rebondir de manière plus forte sur certains marchés », conclut notre interlocuteur qui précise que tout dépendra de l’évolution de la situation sanitaire.
Le 24/09/2020
Source Web Par Médias 24
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jeudi 12 novembre 2020
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