Quand le Maroc s’éveillera … le monde se réjouira
L’année 2019 aura vu l’affirmation publique d’un constat que tout le monde ressentait sans l’exprimer clairement : le Maroc poursuit inlassablement son développement mais de nombreux handicaps perdurent et ainsi entravent les progrès de cette dynamique. Ce constat induit manifestement que quelque chose ne fonctionne pas comme il faudrait.
En 1993, le Maroc était classé au 123ème rang sur un total de 173 pays par l’Agence des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en regard de son Indicateur de Développement Humain (IDH) et il était alors considéré comme un pays en voie de développement. Lors du classement 2019, le Maroc se retrouve au 121ème rang, sur un total de 189 pays, soit une quasi-stagnation sur une période de vingt-six années, bien que son indicateur IDH ait progressé de 0.458 à 0.676 entre 1990 et 2018, soit une hausse de 47.7 %.
Dans la seule logique des Nations Unies, ce classement qualifié de moyen par les observateurs et l’importante hausse de son Indicateur de Développement Humain démontrent tout simplement que le Maroc a fait moins bien que les autres pays même si plus personne aujourd’hui ne considère le Maroc comme un pays en voie de développement, et malgré un faisceau indéniable d’éléments positifs.
En effet, durant cette même période, de profondes et majeures évolutions ont eu lieu dans la société marocaine notamment depuis le règne du Roi Mohammed VI en 1999, des investissements massifs se sont succédés et l’enrichissement du pays est visible et mesurable ; le Maroc s’est ainsi hissé au 53ème rang dans le classement Doing Business 2020 de la Banque mondiale, soit une hausse de sept niveaux en une seule année.
Que s’est-il passé qui expliquerait tous ces paradoxes et le maintien d’une sorte d’inertie à se développer mieux et plus vite ?
Le Roi Mohammed VI s’est saisi de ce constat en appelant à l’élaboration d’un nouveau modèle de développement visant :
« … à faire avancer le Maroc sur la voie du progrès, à améliorer les conditions de vie de ses citoyens, à réduire les inégalités sociales et spatiales. »
Le Roi Mohammed VI
Discours à la nation du 20 aout 2019 lors du 66e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple
A l’occasion du 20ème anniversaire de son accession au Trône, le Souverain Mohammed VI avait alors clairement appelé à la mise en œuvre d’une nouvelle étape :
« Une étape nouvelle dont les maîtres mots sont
Responsabilité et Essor. »
Le Roi Mohammed VI
Ce constat posé par le Roi lui-même révèle l’inefficience du modèle de développement jadis adopté. Le Maroc se trouve ainsi devant la nécessité de devoir comprendre les raisons de cette inefficacité tout en concevant une nouvelle manière d’organiser et de soutenir son développement. Cette nécessité nous interpelle tous, marocains de sang et marocains de coeur, et elle nous invite à participer à ce vaste chantier par la réflexion comme par l’action.
Le Roi Mohammed VI appelle bel et bien à l’émergence d’une synergie qui mobilise tous les talents et toutes les énergies pour que se dessine une nouvelle étape dans la vie du Maroc, une étape où nous avons tous la possibilité d’être des acteurs pleins, et ce afin que le Maroc puisse s’extraire de son inertie et enfin se relever à la hauteur de rang qu’il mérite.
Mettre du cœur à l’ouvrage du Maroc
Les avis divergent sur la manière de renforcer le dynamisme du Maroc. Certains pointent le besoin de voir émerger une nouvelle génération d’acteurs politiques imprégnés de civisme et de civilité, d’un sens de vérité et de sincérité et d’une pratique concrète de la responsabilité et de l’efficacité. Des acteurs politiques qui se rappelleraient sans cesse la raison d’être de leur mission au service des aspirations de la société marocaine et des défis du Maroc. D’autres mettent en avant la nécessité de redonner vigueur à l’engagement citoyen parce que c’est la meilleure des garanties pour que l’acteur politique justement ne sorte pas des rails de sa mission. Certains expliquent que la priorité principale est l’amélioration du système éducatif, d’autres considèrent que le renforcement des investissements est le moteur du succès.
Tout cela est sans aucun doute exact mais l’essentiel se situe peut-être ailleurs car en vérité tout du Maroc est déjà sur l’ouvrage, et ce depuis plusieurs années : l’éducation, la santé, le social, les infrastructures, l’agriculture, le tourisme, le sport, la vie politique, l’organisation des territoires … le pays est un chantier permanent et c’est tant mieux car c’est là le signe de son véritable dynamisme. Mais ce dynamisme ne peut reposer sur la seule prise en compte des logiques rationnelles du développement ou sur la seule motivation des intérêts, personnels ou collectifs. Le dynamisme mis à développer le Maroc ne pourra atteindre une pleine et durable performance que s’il s’adjoint l’apport d’une énergie trop souvent oubliée et pourtant toute aussi inépuisable que le sont les énergies de la nature, comme le soleil, l’eau ou le vent : l’énergie du cœur.
Et si mettre du cœur à l’ouvrage du Maroc était précisément la clé manquante au succès du Maroc ? Et si le cœur était finalement l’antidote contre cette inertie qui rouille tous les rouages du développement et plombe tous les efforts, les plans, les programmes que de sincères décideurs n’ont de cesse de mettre en œuvre ?
Choisir le mieux plutôt que le moyen
Mettre du cœur à l’ouvrage du Maroc, cela ne peut pourtant ni se décréter, ni se planifier. C’est dans le cœur de chacun que cela se déclenche. Une telle solution apparaitra pour beaucoup comme une douce utopie qui ne mène à rien. Mais à y regarder de plus près, ce cœur mis à l’ouvrage du Maroc est pourtant la condition suffisante pour que l’acteur de développement, tout secteur confondu, ne puisse extraire sa propre responsabilité des engagements qu’il a pris et des résultats qu’il a obtenu. C’est la condition nécessaire pour que le citoyen préfère se sentir concerné plutôt qu’indifférent.
Ce cœur mis à l’ouvrage du Maroc est la condition indispensable pour que l’individu en action, quels que soient sa position dans la société et son métier, entrepreneur, architecte, artisan, ouvrier, médecin, enseignant, politique ou toute autre profession, fasse le choix de l’excellence et de l’élégance dans sa posture et dans son geste plutôt que le choix de la médiocrité. Le choix du mieux plutôt que celui du moyen.
Aimer le Maroc, et voir le beau en lui
L’urgence à répondre à l’appel du Roi Mohammed VI revient à se saisir de ce formidable défi d’inventer un nouveau modèle de développement. Cette urgence trouve sa légitimité dans une réalité que personne ne peut effacer : le Maroc est notre foyer commun. Il constitue à la fois l’héritage d’un passé lointain et dans le même temps, celui qui sera laissé aux futures générations. Aujourd’hui plus qu’avant, et parce que l’humanité en son entier est elle aussi confrontée à des choix existentiels, nous sommes appelés à aimer ce foyer commun et à tout faire pour que son épanouissement et sa croissance réussissent.
Et si plus de cœur est la clé de cette réussite, alors faisons en sorte qu’en priorité ce soit le cœur du Maroc qui s’épanouisse et grandisse.
Pour y parvenir, ici depuis notre Sud Est du Maroc, nous apportons pour l’année 2020 notre contribution à ce défi : pour bien nourrir le cœur du Maroc et l’aider ainsi à s’épanouir, montrons au Maroc combien il est beau, et combien ce beau en lui est aimé par tant de personnes éparpillées sur la Terre qui, sans trop comprendre pourquoi, ont eu ce cœur à cœur avec le Maroc vrai et profond, le Maroc en son histoire, le Maroc en ses traditions, le Maroc en sa Nature, le Maroc en ses cultures, le Maroc en ses territoires, le Maroc en ses populations, le Maroc en ses modernités. Le Maroc en son rêve d’avenir.
Regarder le beau en soi et tout autour est la meilleure des méthodes pour éveiller son coeur, et ainsi se sentir heureux en vie, dynamique en croissance et vraiment apte à apporter sa part au bel ouvrage de son pays comme du monde.
Alors que vive au grand jour le beau du Maroc, et que le monde s’en réjouisse.
Le 1 janvier 2020
Source web Par sud est maroc
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vendredi 3 janvier 2020
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