Le Maroc pluriel et assumé
Des militants organisent une manifestation pour réclamer la libération de détenus Qu’ils jugent politiques, c’est courant et c’est la liberté de manifester. Mais ce qu’une manifestante a fait à Paris, brûler le drapeau marocain, alors qu’elle était là pour réclamer la libération des derniers condamnés du Hirak du Rif a déchainé les passions.
Des séparatistes vivant en Europe, depuis leur naissance, se sont saisis d’un mouvement de contestation, celui d’Al Hoceima, qui ne concernait que des revendications économiques. Le Roi y a répondu en limogeant 4 ministres, en les déclarant inéligibles à des fonctions de responsabilité publique dans l’avenir et en remettant en marche les projets de services publics.
La mouvance Amazighiste autoproclamée, soutenue par les barons de la drogue en Hollande et en Belgique en fait un combat sécessionniste, au mépris des intérêts des détenus.
Il n’est pas question ici d’étayer ces relations entre la mafia de la drogue et la pseudo-militante extrémiste qui a brûlé le drapeau marocain, ce que des opposants condamnés à la peine de mort n’avaient pas fait en leur temps.
Le Maroc actuel ne vient pas de nulle part. C’est sur une terre Amazigh, qu’Arabes, Juifs, Andalous, Africains, Méditerranéens, se sont installés. Le mélange a produit le Marocain qui est la quintessence de ce mélange. C’est ce que la constitution de 2011 a inscrit dans le marbre, en reconnaissant que l’identité nationale marocaine était multiple, que tous les affluents de cette identité avaient les mêmes droits, y compris le Judaïsme marocain qui a trente siècles d’histoire.
Ce qui s’est passé à Paris est finalement anecdotique. Le fond historique du Maroc est trop profond pour trembler à la moindre action individuelle.
Le Maroc n’a pas subi le joug du califat, il est Etat indépendant depuis des siècles. Il a réussi à travers les crises, parce que justement il assumait, il assume sa diversité. Ce sont les tribus qui ont écrasé l’Espagne et le Portugal lors de la bataille des trois rois, toutes les tribus, sans exception.
Brûler le drapeau national est peut être un geste futile auquel il ne faut pas accorder trop d’importance. C’est mettre en lumière la résilience de cette nation, la sauvegarde de son unité, tout au long de son histoire tumultueuse qui mérite d’être entendue.
Le 20.10.19
Source web Par lobservateur
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mardi 5 novembre 2019
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