LE ROYAUME DU MAROC SIGNE LA DECLARATION DE BRUXELLES SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LA PRESERVATION DES OCEANTS
Le Royaume du Maroc adhère à la Déclaration de Bruxelles sur le changement climatique et la préservation des Océans qui vise à encourager les pays à prendre des initiatives et des actions pour préserver et protéger les océans des dommages et risques environnementaux et les interpelle à intégrer dans leurs Contributions Nationales Déterminées (NDC) des actions et mesures visant la préservation des océans.
Cette Déclaration signée par la Secrétaire d’état chargée du développement durable ; Mme Nezha El Ouafi mardi 19 février 2019 aux cotés de plusieurs Ministres de l’environnement et du développement durable, conforte les efforts entamés par le Maroc depuis plusieurs années en matière de préservation marine et lutte contre les changements climatiques et le développement des énergies renouvelables.
La signature de cette Déclaration de Bruxelles a eu lieu après la séance d’ouverture de la 1ere conférence de haut niveau sur le changement climatique et la préservation des océans et a vu la participation du 1er premier Ministre Belge, Monsieur Charles Albert et Son Altesse le Prince Albert II de Monaco ainsi que des membres du Gouvernement Belge et des Ministres de différents pays.
Intervenant dans le second panel consacré à la question de savoir « Comment concilier l’énergie des océans et le conservation marine » organisé lors de cette 1ere conférence de haut niveau sur le changement climatique et la préservation des océans ; Mme Nezha El Ouafi a tenu de souligner de prime abord que le Maroc a suivi une politique volontaire en matière d’intégration des Energies Renouvelables dans le mixte énergétique national et ce, suite à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’ASSISTE. La détermination du Royaume du Maroc relève d’un choix stratégique et irréversible assurant un lien étroit entre le développement des énergies renouvelables et un développement économique et social du Royaume.
Ainsi a-t-el ajouté, le Maroc prévoit l’atteinte de 52% des Energies Renouvelables, d’ici 2030, dans son mixte énergétique dédié à la production de l’électricité comme cela est stipulé dans notre Contribution Déterminée Nationale (CDN Maroc).
De même avança-t-elle, le Maroc fait partie des zones à fort potentiel des énergies Marines renouvelables. C’est ainsi que notre Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) a lancé, en 2017, le projet « Hydrolienne au Maroc » visant le développement d’un modèle de cartographie du potentiel national des énergies marines renouvelables.
Cette étude selon El Ouafi ; a montré que le Maroc dispose des pistes prometteuses en matière de genèse des Energies marines renouvelables liées à la bathymétrie des vagues côtières, et comme résultats nous avons des productions de l’énergie durable venant du milieu marinentre 11 et 22 kW/m :
- 11 kW/m (en Méditerranée / Tanger) ;
- 19 kW/m (Atlantique Sud / Tarfaya) et
- 22 kW/m (Atlantique Nord/ El Jadida).
Dans le même sens d’idée, et à titre d’exemple précisa-t-elle, une étude a montré que le potentiel marocain en énergie marine Renouvelable (catégorie vagues) pouvait atteindre une puissance en énergie annuelle de 30 kW / m sur la côte atlantique en se basant sur 23 points répartis au long du littoral atlantique marocain.
- Pour la secrétaire d’état au développement durable ; Il est aussi intéressant de mentionner que l’IRESEN en collaboration avec des partenaires scientifiques et industriels dans le domaine de l’énergie marine prévoie la création d’une plateforme dédiée à la recherche et développement dans le domaine du traitement et du dessalement de l’eau de mer ainsi que l’utilisation de l’énergie marine pour la production d’électricité.
- S’agissant des Politiques et Stratégies, Mme Nezha El Ouafi a souligné que le Maroc a adopté la Stratégie Nationale de Développement Durable qui prévoit un ensemble de mesures visant la protection de notre domaine marin et la pérennité de ses ressources, au regard de la densité de notre population et l’étendue de nos côtes marines :
- Littoral méditerranéen s’étend sur 512 km et comprend 6 provinces.
- Littoral atlantique représente 3000 km et comprend 25 provinces.
- La zone littorale : avec une population de 18,3 million d’individus en 2014
- Le reste du Maroc : une population de 14,9 million d’individus en 2014.
En outre, le Maroc a opté pour une transition économique sobre en carbone et inclusive d’ici 2030 à travers un ensemble de réformes politiques, institutionnelles, réglementaires et financières, entreprises pour promouvoir notamment :
- La conservation et la gestion des ressources halieutiques (Plan Halieutis Maroc : Stratégie de développement et de compétitivité du secteur halieutique marocain à l’horizon 2020) sur une zone économique de 1,2 millions de km2 ;
- La gestion des zones littorales et la résilience face au changement climatique ;
- L’économie de l’eau ou encore la gestion durable des déchets solides et liquides.
Quant aux aspects Réglementaires et Institutionnels, plusieurs lois ont été adoptées et visent la protection et la mise en valeur des écosystèmes marins et littoraux, la préservation des équilibres écologique et biologiques, la gestion intégrée du Littoral, la prévention et la lutte contre la pollution et la dégradation du littoral et la réhabilitation des zones et des sites pollués ou détériorés.
Aussi avait-elle ajouté ; le Maroc a mis en œuvre des Initiatives et des Programmes contribuant ainsi à la préservation du milieu marin et du littoral, tels que :
- Programme National d’Assainissement Liquide ;
- Programme National de Gestion des Déchets Ménagers ;
- Programme de Surveillance de la Qualité des eaux de baignade ;
- Programme de surveillance du sable des plages.
Et pour limiter l’impact l’environnement côtier et marin, plusieurs centres urbains disposent de décharges contrôlées et de Stations d’Epuration des Eaux Usées. Les côtes marocaines disposent également de plusieurs Observatoires Régionaux de l’Environnement et de Développement Durable.
Sur le plan de la Surveillance et le Suivi, le Maroc a mis en place ou participé à plusieurs programmes dont notamment et entre autres :
- Le Programme national relatif à l’hygiène des Plages qui est un programme régulier de suivi de la qualité des eaux ;
- Le Programme de Surveillance MEDPOL, ce dernier assure au niveau des côtes méditerranéennes un suivi régulier de la pollution tellurique véhiculée vers les côtes méditerranéennes (eaux, sédiments biotes) ;
- Un Plan d’Urgence National qui a été promulgué en 1996 et complété par un arrêté d’application en 2003 et qui vise à organiser la prévention et la lutte contre la pollution marine accidentelle à travers une action collective et coordonnée, et ce, :
- En définissant les rôles et les missions de chaque intervenant ;
En identifiant les moyens techniques, matériels et humains nécessaires à mobiliser en cas d’accident.
Le 20 février 2019
Source web : tourisme et gastronomie
Les tags en relation
Les articles en relation
Maroc : un leader des IDE dans les énergies renouvelables en 2024
Entre 2003 et 2024, le Maroc s’est imposé comme l’un des principaux pôles régionaux d’investissements directs étrangers (IDE) dans les énergies renou...
Sa Majesté le Roi préside à Fès un Conseil des ministres
Le Souverain a présidé, dimanche au Palais Royal à Fès, un Conseil des ministres, consacré à l’examen des Orientations générales du projet de loi de f...
EarthStore : une solution innovante de stockage d’énergie souterraine pour soutenir la transition
L’essor des énergies renouvelables intermittentes entraîne une augmentation des besoins de stockage à grande échelle. Bien que les batteries soient une so...
#energies_renouvelables_stockages_STEP: Stockage des énergies renouvelables : les STEP manquent à
Avec le nécessaire développement des énergies renouvelables, dont la production est irrégulière dans les cas du solaire et de l’éolien, se pose la quest...
La recette de la CSMD pour un Maroc plus inclusif et moins inégalitaire
Entre pragmatisme économique, justice sociospatiale et valorisation des compétences, le nouveau modèle de développement donne la mesure de l’ambition roya...
Assises AUSIM 2024 : L'importance des données pour les entreprises marocaines face aux enjeux de du
Lors de la septième édition des Assises de l'Association des utilisateurs des systèmes d'information au Maroc (AUSIM), organisée à Marrakech du 23 ...
« Le Cheval » du sculpteur Fernando Botero est exposé à Rabat
Ses oeuvres sont exposées dans plusieurs grandes métropoles mondiales : New York, Paris, Londres, Moscou, Florence, Madrid, Singapour ou encore Tokyo. Le s...
Parc éolien Amogdoul : l’ONEE relance son appel d’offres
L’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) s’apprête à relancer son appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance du Parc éol...
Réapparition médiatique de Lalla Salma et du prince héritier Moulay Hassan à Mykonos : un messag
Lalla Salma, ex-épouse du roi Mohammed VI du Maroc, a surpris le public en réapparaissant aux côtés de son fils, le prince héritier Moulay El Hassan, à My...
Sous la surface terrestre, des réserves colossales d'hydrogène attendent d'être exploitées, tota
La perspective d'une révolution énergétique mondiale prend de l'ampleur avec la révélation d'une source quasi inépuisable d'hydrogène nat...
Gazoduc Maroc–Nigeria : un corridor énergétique stratégique pour l’Afrique et l’Europe
Invité d’honneur des 10? Rencontres géopolitiques de Trouville (Calvados), le Maroc a réaffirmé, par la voix d’Amina Benkhadra, directrice générale de...
Les chances du Maroc au Mondial 2030 dopées
Après cinq candidatures malheureuses à l’organisation d’une Coupe du monde, le Maroc va tenter une nouvelle fois sa chance en se présentant avec l’Espa...


lundi 25 février 2019
0 















Découvrir notre région