Les phosphates et dérivés, l’agroalimentaire et les nouvelles industries en locomotive
Au titre des quatre premiers mois de l’année en cours, « les indicateurs conjoncturels récents, notamment ceux relatifs aux activités sectorielles, attestent de la poursuite du redressement de l’activité économique par rapport à la performance de l’année passée ».
Cet énoncé émane du département des finances qui précise aussi que cette évolution repose, en partie, sur les performances du secteur agricole qui devraient impacter favorablement le reste de l’économie, particulièrement les branches du commerce et du transport et la demande des ménages.
Hors agriculture, précise-t-on de même source, l’activité se serait relativement accélérée, sous l’effet de l’amélioration, dans l’ensemble, du secteur tertiaire, qui aurait été marqué par la poursuite de la reprise des activités touristiques, et du secteur secondaire, en phase avec le bon comportement des exportations nationales, nourries par la bonne orientation des activités de l’OCP, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc.
En détails, le dit département indique que sur le plan des échanges extérieurs arrêtés à fin avril 2017, les exportations de biens, en valeur, ont progressé de 5% pour ressortir à 82,6 milliards de dirhams. Et que, hormis les expéditions du secteur du textile et cuir qui se sont inscrites en léger recul, les exportations de tous les autres secteurs enregistrent des hausses, notamment les ventes de phosphates et dérivés (+1,5 milliard de dirhams), de l’agriculture et agroalimentaire (+602 millions) et dans une moindre mesure des exportations des secteurs aéronautique (+305 millions), automobile (+300 millions) et électronique (+167 millions).
Des chiffres du département des finances, il ressort que les exportations de phosphates et dérivés se sont établies, au titre de la même période, à 14,2 milliards de dirhams, en amélioration de 11,5%, en variation annuelle. La part de ce secteur dans le total des exportations s’est située à 17,2% contre 16,2% un an auparavant.
Et que suivant la même tendance, les exportations du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire se sont appréciées de 3,2% à 19,6 milliards de dirhams. Cette évolution a résulté, essentiellement, de la hausse des exportations de l’industrie alimentaire de 5,4% à 9,9 milliards de dirhams et du raffermissement de celles des produits agricoles de 5,1% à 7,9 milliards de dirhams.
Parallèlement, les exportations de l’automobile auraient légèrement repris, affichant une hausse de 1,5% à fin avril 2017 après avoir marqué le pas au premier trimestre (-1,2%), pour s’établir à 19,8 milliards de dirhams. Cette évolution recouvre, d’une part, la hausse des expéditions du câblage (+1,1% à 7,2 milliards de dirhams) et des segments de construction (+0,3% à 10,7 milliards). Avec une part de 24% dans le total des exportations, ce poste est actuellement le premier secteur d’exportation devant l’agroalimentaire et l’OCP.
Pour leur part, les exportations des secteurs aéronautique et électronique se sont améliorées de 10,1% et 6% respectivement, à plus de 3,3 et 2,9 milliards de dirhams.
Il est à noter, également, la progression des exportations du secteur de l’industrie pharmaceutique de 11,4% à 402 millions de dirhams lors de la même période.
Toujours est-il qu’au niveau du secteur du textile et cuir, les ventes ont légèrement reculé de 1,6% à 12,4 milliards de dirhams. Cette baisse est expliquée essentiellement, par les contre-performances des exportations des articles de textile et habillement, notamment, les vêtements confectionnés (-0,6% à 8 milliards de dirhams) et les articles de bonneterie (-4% à 2,4 milliards de dirhams) et des articles de cuir, particulièrement, les exportations de chaussures qui ont régressé de 8,2% à 981 millions de dirhams.
Le 24 Mai 2017
SOURCE WEB Par Libération
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samedi 27 mai 2017
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