Le renouvelable surpasse désormais les combustibles fossiles en terme de capacité
Les énergies renouvelables se portent bien, et même très bien. Les nouvelles installations devancent désormais, en terme de capacité, celles des énergies fossiles. Ce sont du moins les conclusions du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie qui sont pour le moins prometteuses, puisqu’elles permettent d’évoquer un véritable tournant dans la production des énergies renouvelables qui prennent ainsi une nouvelle dimension. Cette tendance devrait être confirmée dans les années à venir.
En terme de capacité énergétique, les énergies renouvelables connaissent désormais une croissance plus rapide que celle des énergies fossiles. En 2015, la capacité des nouvelles installations de productions d’énergies renouvelables dépassait en effet pour la première fois celle des combustibles fossiles. C’est ce que l’on peut retenir de la lecture du dernier rapport de l’Agence Internationale de l’Énergie qui vient tout juste de paraître. Cependant, au regard de la complexité du sujet, bien que l’information soit prometteuse, il s’agit de rester prudent. Le chemin à parcourir avant que l’empreinte écologique de l’humanité ne devienne soutenable est encore long.
Des chiffres encourageants
Les énergies renouvelables ne sont plus une anomalie, ni une exception à l’échelle du globe. Dans le paysage de la production de l’énergie, elles avancent à pas de géant, devenant une alternative de plus en plus crédible aux autres énergies, aussi bien carbones que nucléaires. Selon le rapport, l’éolien et le solaire sont les principaux moteurs de cette révolution. Le Directeur exécutif de l’AIE a ainsi commenté les derniers résultats : « Nous observons une transformation du marché global de l’énergie par les énergies renouvelables et, comme c’est également le cas dans d’autres domaines, le centre de gravité de ce changement se déplace vers les marchés émergents« .
Les énergies renouvelables ont donc le vent en poupe et l’évolution ne s’arrêtera pas là. Le rapport montre que cette tendance avait déjà débuté avant le Sommet sur le climat qui s’est tenu à Paris en 2015 et qu’elle se poursuivra dans le futur. Selon la même source, l’électricité produite à partir de sources renouvelables devrait être l’énergie dont la croissance sera la plus rapide dans les années à venir. Cette accélération sera permise notamment grâce à une diminution constante des coûts de production. En résumé, les énergies renouvelables sont de moins en moins chères ce qui précipite un effet boule de neige sur le secteur.
Plusieurs éléments permettent d’expliquer ces données. De nouvelles politiques publiques, dans certains pays précisément, ont permis de mettre en valeur les énergies renouvelables et de soutenir des secteurs clés. Autres facteurs d’explication, la compétition accrue dans le secteur et les améliorations technologiques récentes. Si dans certains pays, le bouleversement est animé par la volonté de limiter le changement climatique et ses effets, d’autres pays voient dans les énergies vertes une solution pour résoudre des problèmes locaux de pollution atmosphérique. C’est en particulier le cas en Asie. La Chine, en dépit de son caractère polluant majeur, joue un rôle clé puisque a lui seul le pays est responsable de la construction de 40% des nouvelles infrastructures en 2015.

Le chemin est encore long…
Si les chiffres sont très prometteurs, il faut tout de même les analyser avec recul et les replacer dans leur contexte. Au niveau de la production brute globale d’énergie, les renouvelables représentent moins d’un-quart de la production. Malgré une croissance fulgurante, cette proportion ne change que lentement. Ainsi, entre 2015 et 2021, la part des renouvelables dans le mix énergie mondial passera de 23% à 28% selon les prévisions. Or cela risque de ne pas suffire pour prendre le virage de la transition énergétique, comme le suggère divers rapports pour qui il sera très difficile de maintenir une hausse des températures de moins de 2°.
Outre le développement des renouvelables, le combat pour maintenir cet objectif se cristallise autour des ressources fossiles. Il s’agit d’une lutte de longue haleine dans laquelle la société civile a un rôle clé à jouer. Les campagnes de désinvestissement se multiplient, pour mettre fin à une exploitation qui met en danger l’avenir climatique mais de nombreux gouvernements trainent à prendre des décisions courageuses. Actuellement, un bras de fer se joue en Amérique du Nord entre les décideurs publics, les industriels, les populations locales et des associations issues de la société civiles pour empêcher la construction de nouveaux pipelines qui doivent permettre d’acheminer du pétrole brut issu de sables bitumeux depuis le Canada jusqu’aux États-Unis. Ce conflit montre toute la difficulté d’intervenir contre un secteur qui représente des enjeux économique, politiques et sociaux particulièrement importants.

Le 28 Octobre 2016
SOURCE WEB Par Mr Mondialisation
Les tags en relation
Les articles en relation
Au Maroc, manoeuvres militaires avec les Etats-Unis dans le Sud
Plus d'un millier de militaires américains, marocains, européens et africains mènent jusqu'au 28 avril un important exercice militaire conjoint dans ...
Hydrogène vert : TotalEnergies valide ses engagements au Maroc
La 5? réunion du Comité d’Investissement de l’Offre Maroc pour l’Hydrogène Vert, présidée le 10 juillet 2025 par Karim Zidane, ministre chargé de l�...
La transition énergétique en Allemagne est un échec. Qui osera le dire ?
La transition énergétique en Allemagne est un échec économique et environnemental. Elle est aussi une menace pour le réseau européen d’électricité. ...
Froid extrême en Amérique du Nord: Trump se moque du réchauffement climatique
Le président américain Donald Trump a ironisé jeudi sur le réchauffement climatique, alors que le nord des Etats-Unis est balayé par une vague de froid ext...
L'économie chinoise continue de ralentir en pleine guerre commerciale
La guerre commerciale avec les États-Unis plombe toujours l'économie chinoise. L’industrie chinoise montre des signes de faiblesse à cause de la gue...
Hydrogène vert : le Maroc dans le top 6 des pays à fort potentiel dans la région MENA, selon un r
Selon un nouveau rapport du Forum économique mondial, le Maroc figure parmi les six pays, dans la région MENA, disposant d’un fort potentiel de production e...
Maroc : accélération des batteries LFP pour l’énergie
Le Maroc renforce sa stratégie de transition énergétique en misant sur les systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS), en particulier les batteri...
Un projet offshore de stockage d’hydrogène en cavernes salines
L’hydrogène vert est au cœur des programmes pour décarboner les territoires. Son développement impose de multiplier les solutions de stockage. Ainsi le sc...
Energies renouvelables : nouveaux accords entre le Maroc et Israël
Des scientifiques spécialistes de l’énergie originaires du Maroc et d’Israël ont été accueillis hier, jeudi 29 septembre, par le centre pour l’énerg...
Note de cadrage: le PLF 2020 visera une croissance de 3,7%
Le projet de loi de Finances 2020 sera élaboré sur la base de l’hypothèse d’un prix du gaz butane à 350 dollars la tonne, d’une récolte céréalière...
Maroc : un projet national pour renforcer la sécurité et la durabilité de l’eau face au changem
Confronté à une pression croissante sur ses ressources hydriques, le Maroc lance un projet d’assistance technique nationale pour renforcer la résilience et...
Énergies renouvelables La nouvelle architecture institutionnelle actée, 6.000 MW de plus à réali
La transformation de Masen a nécessité la révision des lois régissant les attributions de l’ONEE et de l'Aderee. C'est parti pour la nouvelle a...


lundi 31 octobre 2016
0 















Découvrir notre région