Virus Zika: “Risque très très faible au Maroc“
Le Maroc suit de près l’évolution de l’épidémie de virus Zika. Lahoussine Louardi, ministre de la Santé, a exposé à Médias 24 les dispositions prises par notre pays.
Comme il l’a fait pour Ebola et pour le virus H1N1, le Maroc a élaboré un dispositif contre le virus Zika. Le ministre de la Santé insiste sur le fait qu’il ne faut pas s’affoler, car le risque au Maroc est selon ses mots, “très très faible“.
En effet, il n’y a priori pas de transmission entre humains. Le virus se propage par des moustiques que l’on n’a jamais localisés au Maroc. Malgré cela, le ministère a mis en place un dispositif complet contre la maladie et le virus.
Ce qu’est le virus Zika
M. Louardi nous a fait au téléphone un petit cours concernant le virus et cette maladie. Un exposé indispensable pour comprendre qu’il n’y a pas lieu de s’affoler et qu'il faut bien saisir les mesures prises par le Maroc :
1. Le virus se transmet par piqûre de moustique et en particulier d’un moustique que l’on ne trouve pas au Maroc;
2. L’incubation de la maladie chez l’être humain demande 3 à 12 jours pendant lesquels aucun symptôme n’est visible.
3. Chez 82% des personnes infectées, aucun symptôme ne sera décelé, malgré l’infection.
4. Chez 18%, il y a apparition de fièvre, courbatures, conjonctivite, céphalées puis les symptômes se résorbent spontanément.
5. Deux complications sont rares, mais dangereuses :
-l’apparition du SGB (syndrome de Guillain-Barré), une maladie auto- immune commençant par une atteinte des nerfs périphériques.
-une microcéphalie des nouveaux-nés.
Les décès sont exceptionnels.
Il n’y a pour le moment ni traitement ni vaccin. Tout ce que l’on fait en cas d’infection, c’est de traiter symptômes.
A ce jour, 24 pays, essentiellement dans les Caraïbes et en Amérique Latine, ont été atteints. 3.893 cas de microcéphalie ont été constatés ainsi que 49 décès. 1,3 million de personnes ont été infectées par ce virus au Brésil en 2015.
Au Maroc, aucun cas n’a été décelé, ni local, ni importé. “Nous travaillons conformément au règlement sanitaire international. Aucun cas n’a été notifié“.
Quels sont les risques au Maroc ?
Si un malade, marocain ou étranger, arrive dans le Royaume après avoir été infecté dans un autre pays, le ministère a préparé à l’avance un dispositif de prise en charge. Mais ce malade ne sera pas contagieux, car il n’y a pas de transmission entre humains.
Le second cas qui pourrait se présenter serait celui de l’apparition dans notre pays des moustiques vecteurs de la maladie. Jusqu’à présent, aucun de ces moustiques n’a été signalé. Et toutes les études effectuées n’ont jamais montré en évidence l’existence de ce moustique.
Le ministre insiste sur le fait que le risque est “très très faible“.
Conformément aux recommandations de l’OMS, le ministère a mis en place le dispositif suivant:
-renforcement de la surveillance des moustiques à partir du mois d’avril, début de la période favorable à leur prolifération;
-renforcement de la veille épidémiologique, information des cabinets médicaux et des établissements de soins, acquisition par l’Institut Pasteur des tests de dépistage du virus;
-mise en place des conditions de prise en charge des éventuels cas importés;
-conseils aux voyageurs marocains qui se rendent dans les pays infectés: porter des vêtements longs et recouvrant le corps, fermer les fenêtres et les portes la nuit, utiliser un moustiquaire, une pommade répulsive contre les moustiques, éviter de voyager dans ces pays si on est une femmes enceinte;
-suivi au jour le jour de la situation épidémiologique internationale.
Le 28 Janvier 2016
SOURCE WEB Par Médias 24
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lundi 1 février 2016
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