Économie Informelle au Maroc : Vers une Inclusion Formelle

L’économie informelle au Maroc, bien qu'elle soit souvent perçue comme une activité marginale, constitue un pilier incontournable de l’économie nationale. Cette forme d’activité inclut les travailleurs indépendants, les micro-entrepreneurs, les commerçants, et les artisans, qui, bien que non régulés, contribuent activement à la croissance économique et à la création d'emplois.
Dans le secteur du commerce, l’économie informelle se manifeste principalement à travers les marchés informels, les vendeurs ambulants, ainsi que les boutiques non déclarées. Ces activités permettent à des millions de personnes de générer des revenus quotidiens, tout en offrant des produits et services souvent plus accessibles financièrement. Dans le domaine de l’artisanat, des métiers comme le tissage, la menuiserie, ou la bijouterie continuent de prospérer, tout en préservant des savoir-faire traditionnels qui enrichissent la diversité économique du pays.
Le secteur de la construction n’échappe pas à cette réalité. Des milliers de travailleurs, notamment des maçons, plombiers, ou menuisiers, exercent souvent sans contrat formel, jouant un rôle essentiel dans la transformation urbaine et l’évolution des infrastructures. L’économie informelle représente ainsi une source majeure d’emploi, tant dans les zones rurales que dans les zones urbaines, mais elle fait face à des défis importants, tels que l’absence de couverture sociale et des conditions de travail précaires.
Conscients de l'impact de l'économie informelle, les gouvernements et acteurs économiques ont progressivement mis en place des initiatives visant à intégrer ces activités dans le secteur formel. Des programmes de formation et des incitations fiscales sont proposés pour encourager la formalisation des acteurs de l'informel, leur permettant ainsi d'accéder à des services financiers, des crédits et une protection sociale améliorée.
Cependant, plusieurs obstacles persistent. Le manque de connaissance des règles fiscales, une réglementation complexe, ainsi que la méfiance vis-à-vis des autorités fiscales demeurent des freins majeurs à l'intégration de l’informel. Néanmoins, avec l'accès croissant à Internet et l'émergence de solutions numériques, de plus en plus de travailleurs informels ont la possibilité de se formaliser en ligne et de bénéficier d’un cadre juridique simplifié.
Finalement, bien que l’économie informelle soit vitale pour de nombreuses populations, son avenir repose sur une intégration progressive dans l’économie formelle. Cela implique la mise en œuvre de réformes ciblées pour améliorer les conditions de travail, garantir un accès équitable aux services, et assurer la pérennité de ce secteur indispensable à l’économie nationale.
Le 17/03/2025
Rédaction de lanouvelletribune
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