Casablanca: les palmiers jugés envahissants et pas très écologiques
Ils sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux à dénoncer la frénésie des autorités locales à vouloir imposer la plantation de palmiers à la place des traditionnels arbres. Ces derniers ont l’avantage de consommer moins d’eau et de faire plus d’ombre dans les artères, permettant à terme une réduction des températures dans les zones urbaines et rurales.
Simples citoyens ou écologistes engagés, ils sont nombreux à protester sur les réseaux sociaux contre ce qui est devenu une généralisation sur nos boulevards et grandes artères, à savoir la plantation de palmiers à la place des traditionnels arbres. Ils appellent à une intervention des autorités pour mettre fin à l’arrachage de ces arbres, parfois centenaires, qui ont l’avantage d’apporter plus de fraîcheur face à ces temps de grosse chaleur. Les palmiers, malgré leur beauté, n’offrent pas suffisamment d’ombre aux passants et ne contribuent pas au rafraîchissement du climat, bien au contraire.
Malgré de nombreux appels, la communauté de Casablanca fait la sourde oreille. Pour rappel, ce chantier de remplacement des arbres par des palmiers a été initié en 2023 par les autorités de la ville blanche dans le cadre du réaménagement de certaines artères.
Mais selon de nombreux casablancais cette invasion de palmiers que l’on retrouve même sur les couloirs de certaines lignes du réseau de tramway, est une grave erreur environnementale. A rappeler qu’ils ont adressé, l’année précédente, une pétition au Conseil Collectif de la Capitale Économique du Royaume, exhortant à remplacer les palmiers par des arbres dans les rues et les quartiers, mais sans réponse favorable.



Dans le même sillage, le mouvement «Maroc Environnement 2050» qui avait déjà lancé une compagne, dans ce sens en 2021, leur a emboité le pas.
Le mouvement a rappelé, dans une publication sur son réseau social Facebook, jeudi 18 juillet, que planter le palmier en dehors de sa zone d’oasis est une grave erreur environnementale et se demande pourquoi il se répand aussi vite au niveau de toutes les villes marocaines.
Publication du mouvement « Maroc Environnement 2050 ».
«Maroc Environnement 2050» va encore plus loin, estimant que le palmier constitue une violation de l’identité et de la mémoire paysagère du domaine territorial, et qu’il est nécessaire d’établir et de consolider l’identité pour le bien de la santé psychologique des citoyens.
Et de souligner que les palmiers, surtout les grands de taille, coûtent très cher pour le budget local des communes, indiquant qu’ils ne nous apportent pas l’ombre nécessaire, ce qui devient très coûteux et illogique.
Comparé à un arbre, le palmier ne coche pas en effet les bonnes cases en matière écologique, tels que l’absorption du dioxyde de carbone, la purification de l’atmosphère, la production d’oxygène, la stabilisation des poussières, l’atténuation de l’humidité et de la rigueur climatique, la protection contre les inondations, la stabilisation du sol et la prévention de l’érosion.
«Le palmier ne nous offre pas non plus la beauté des quatre saisons des feuilles, des fleurs, des fruits, des couleurs, des formes et des tailles différentes qui nourrissent notre âme et maintient notre santé mentale», précise le mouvement dans sa publication.
Pour conclure, le mouvement a expliqué que le fait de planter des palmiers hors de leur champ d’application brise le système de la biodiversité. «Quand on trahit la biodiversité dans une zone, on trahit le système biologique tout entier, notant que pour ces raisons et au plus fort de l’urgence environnementale que connaît et connaîtra le Maroc pendant des décennies, les autorités doivent intervenir de toute urgence pour mettre fin à cette pratique qui bouleverse notre sol et notre patrimoine urbain et culturel, dans toutes les parties du territoire national».
SOURCE WEB PAR h24info
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mardi 23 juillet 2024
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