Loi de Finances 2023 : Les nouvelles dispositions fiscales présentées à la BritCham
Cette rencontre se veut le premier événement hybride de la BritCham cette année
Fiscalité
Des intervenants de renom ont pris part à cette rencontre pour examiner l’impact des nouvelles dispositions fiscales introduites par la loi de Finances 2023 sur les différents acteurs économiques.
Les nouvelles dispositions et mesures fiscales introduites par la Loi de Finances 2023 sont passées au crible le temps d’une rencontre organisée récemment par la Chambre de commerce britannique pour le Maroc. Il s’agit en effet du premier événement hybride qu’organise la BritCham cette année où des intervenants de renom ont examiné l’impact de ces nouvelles dispositions sur les différents acteurs économiques. Intervenant dans ce sens, Adil Hidane, adjoint au directeur des études et des prévisions financières (DEPF), a annoncé un regain d’optimisme pour cette année, notamment avec des prévisions de croissance dans plusieurs secteurs clés de l’économie nationale.
Il a dans ce sens rappelé la prévision de croissance de 4,5 % contenue dans la loi de Finances 2023 et ce après une croissance de 1,5 % en 2022. Le responsable a également énuméré les grands chantiers engagés au niveau national, notamment en termes d’investissement et de l’amélioration du climat des affaires. «La loi de Finances 2023 annonce, entre autres, l’adoption et la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle loi-cadre formant Charte de l’investissement avec des facilités accrues prévues, notamment aux investissements étrangers, la poursuite de l’effort de l’investissement public à travers notamment le déploiement du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, l’accélération des chantiers relatifs à la réforme de l’administration et à l’amélioration du climat des affaires ainsi que le lancement de la stratégie numérique nationale et la promotion du produit national à travers l’encouragement de la compétitivité du label made in Morocco », peut-on retenir à ce propos.
De son côté, Driss Berrada, conseiller auprès de la Direction générale des impôts, a présenté en détail les nouveautés en matière de fiscalité dans la loi de Finances 2023 qui, selon lui, ont été établies en conformité à la loi-cadre 69-19 portant sur la réforme fiscale.
L’objectif étant de renforcer la contribution de la fiscalité de l’État et des collectivités territoriales dans le financement des politiques de développement économique et social, de baisser la pression fiscale sur les contribuables au fur et à mesure de l’élargissement de l’assiette, de consacrer le principe de la neutralité fiscale en matière de TVA ainsi que d’inciter les entreprises en vue de consolider leur compétitivité aux niveaux national et international. L’accent a été dans ce sens mis sur la convergence progressive vers un taux d’impôt sur la société (IS) unifié en tant que l’une des mesures prioritaires de la réforme fiscale et qui entre en application avec loi de Finances 2023. « D’ici 2026, toutes les entreprises du tissu économique national seront assujetties à seulement 3 taux d’IS au lieu de 6 aujourd’hui. Un taux d’IS commun de 20 % sur le bénéfice annuel pour l’ensemble des entreprises. Un taux d’IS de 35 % pour les entreprises qui réalisent un bénéfice annuel supérieur à 100 millions DH et un taux d’IS de 40% exclusivement consacré aux établissements de crédit et d’assurances. », a fait savoir M. Berrada.
Cette rencontre a également été une occasion pour donner un éclairage sur le réaménagement des régimes Casablanca Finance City et des Zones d’accélération industrielle, la révision du régime fiscal des Organismes de placement collectif immobilier (OPCI), la régularisation de la situation fiscale des entreprises inactives ainsi que l’élargissement du périmètre d’application des retenues à la source.
Le 14 Février 2023
Source web par : Aujourd’hui Le Maroc
Les tags en relation
Les articles en relation
PLF 2024: la première partie adoptée à 175 votes favorables contre 59 oppositions
Après une discussion prolongée sur les amendements apportées au texte, la première partie du PLF a été adoptée mercredi matin avec une large majoritée �...
TVA sur les énergies renouvelables : une aubaine pour les grands acteurs, quid des PME/PMI ?
Réduction de la TVA sur l’énergie renouvelable au Maroc : une fausse bonne idée ? Alors que le gouvernement cherche à encourager la transition énergétiq...
Investissement budgétaire : la délicate question des financements innovants
Les syndicats et les chefs d’entreprises veulent que le gouvernement se rattrape dans la Loi de finances 2020 des “oublis” de celle de 2019. Face aux beso...
Les 90 jours du gouvernement Akhannouch : une économie keynésienne en construction
Sur le plan économique, le nouvel exécutif a affiché, très tôt, la couleur de ce que sera sa politique économique sur les cinq prochaines années. Dressan...
Budget, priorités, conjoncture…: une conversation avec Nadia Fettah
La ministre de l'Economie et des Finances fait face à une crise économique et financière qui touche le monde entier. Au Maroc, la sécheresse, la hausse ...
Agences de voyages Le casse-tête de la TVA à la marge
Les voyagistes réclament un plan comptable agréé par le fisc Est-ce le bout du tunnel pour les voyagistes? A quelques jours de la mise en application des ...
Impôts locaux: Pourquoi une réforme
Parmi les trois taxes locales gérées par la DGI, la Taxe des services communaux occupe la première place en termes de rendement. Ses recettes atteignent 3,2 ...
Emprunt national: le montage de toutes les contraintes
Anonymes ou nominatifs? Négociables ou non cessibles? Les modalités du futur grand emprunt national, voulu par Mohamed Benchaâboun, donnent du fil à retordr...
Un fiasco nommé statut de l’autoentrepreneur
Les dispositions de la Loi de finances 2023 ont eu un impact négatif, pour ne pas dire catastrophique, sur le mindset des autoentrepreneurs. Cet article est un...
TAQA et Nareva lancent des projets energie et dessalement
Le Conseil de la concurrence a été saisi de plusieurs opérations de concentration économique liées à la création de joint-ventures entre TAQA Morocco et ...
Atonie de la croissance : faut-il se priver des instruments de régulation ?
L’inflation est à 0,1% à fin juin et ne devrait pas dépasser 0,6% pour l’année 2019. Le taux débiteur moyen ressort à 4,89% au premier trimestre. Le P...
État social: voici les principaux engagements d’Aziz Akhannouch
Le 29 novembre, le chef du gouvernement Aziz Akhannouch était attendu au Parlement pour la première session plénière de son mandat consacrée aux questions ...


mercredi 15 février 2023
0 















Découvrir notre région