#Maroc_Mafia_de_l_Eau: Les pouvoirs publics mènent la guerre contre la mafia de l’eau

Les pouvoirs publics ont entamé, en début de semaine, une campagne d’assainissement contre les voleurs d’eau, notamment les propriétaires des grandes fermes qui sont à l’origine de l’assèchement de plusieurs oueds. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.
Les pouvoirs publics mènent une guerre soutenue contre la mafia de l’eau qui surexploite les rivières et les affluents jusqu’à l’épuisement total de certains Oueds. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du week-end (26 et 27 novembre), que les auteurs de cette exploitation illégale et irrationnelle consomment l’eau gratuitement au moment où le Royaume connaît une sécheresse sans précédent et où certaines régions sont menacées de soif.
Les autorités locales, ainsi que les services chargés de la gestion de l’eau, ont mené, mardi et mercredi derniers, une campagne d’assainissement dans l’Oued Oum Er Rbia, considéré comme la source d’eau la plus surexploitée par les propriétaires des grandes fermes qui ne dépensent, en contrepartie, aucun dirham.
Au cours de cette descente, plusieurs baraques où étaient cachés des pompes et des canons à eau qui servaient au vol de la ressource hydrique ont été détruites. Il paraît que les autorités ont reçu des instructions émanant de leur hiérarchie pour démanteler ces réseaux mafieux, sachant que plusieurs associations ont alerté sur les conséquences de cette exploitation illégale et ont même divulgué les noms de certains contrevenants sans qu’ils ne soient inquiétés. Bien plus, les riverains des Oueds ont averti par écrit les pouvoirs publics et ont organisé plusieurs manifestations pour tirer la sonnette d’alarme sur l’épuisement de l’eau et la menace de la sécheresse qui les guette.
Le quotidien Assabah souligne que l’Oued Chbouka, qui est le plus grand affluent de l'Oued Oum Er Rabia, est presque asséché à cause des agissements des propriétaires des fermes dont certains ont construit des barrages collinaires et installé d’énormes canons à eau. Ce qui est aberrant, c’est qu’ils volent l’eau en plein jour, au vu et au su de tout le monde, sans même qu'ils ne cachent leur matériel ou qu’ils ne soient pour autant inquiétés.
Selon des statistiques officielles, 30 à 40% des ressources hydriques se perdent à cause du vol, qu’il s’agisse de l’eau potable ou de celle réservée à l’agriculture. Quant au vol commis à partir des conduites d’eau, son volume atteint 40% et s’ajoute ainsi à la surexploitation des nappes phréatiques via le creusement clandestin des puits, dont 80% ne sont pas autorisés.
Le 25/11/2022
Source web par : le360
Les tags en relation
Les articles en relation

Impact de la sécheresse sur le marché de l'emploi au Maroc : un défi majeur persiste
La sécheresse a eu un impact significatif sur le marché de l'emploi au Maroc, où le taux de chômage n'a pas diminué au premier trimestre de 2024 pa...

Inquiétude autour des niveaux bas des barrages dans les bassins Oum Er Rbia et Souss-Massa
Les niveaux d'eau des barrages dans les bassins d'Oum Er Rbia et de Souss-Massa sont préoccupants, notamment au barrage Al Massira, le deuxième plus g...

Poursuite des efforts pour lutter contre les incendies de forêt
L' Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a assuré, dimanche, que les équipes d'intervention de lutte contre les incendies que connaissent plusie...

Face au stress hydrique, le Maroc s'engage dans un changement de paradigme pour la préservation de
Le Maroc est confronté à un stress hydrique significatif, résultat du réchauffement climatique et de la surexploitation des nappes phréatiques, qui ont gra...

60 ans que l'agriculture a tout faux
Des chercheurs français démontrent que les rendements des cultures sont plus élevés quand différentes plantes sont mélangées et qu’elles possèdent un ...

Maroc : la gestion hasardeuse de l’agriculture prive la population d’eau
Face à la diminution des ressources en eau au Maroc, Abdelouafi Laftit, ministre marocain de l’Intérieur a demandé mardi 26 décembre dernier aux walis et ...

#Maroc_Sécheresse : Plus de 5% des Marocains menacés d’exode rural d’ici 2025
Plus de 5% de la population marocaine sont menacés par l’exode rural à l’horizon 2025 en raison la sécheresse sévère que traverse le pays, selon la Ban...

Aïd al-Adha au Maroc : Impact de l’éventuelle annulation sur les éleveurs et l’économie
Alors que l’Aïd al-Adha approche, des rumeurs circulant au Maroc évoquent une possible annulation du sacrifice, provoquant une vive réaction dans tout le p...

Le Maroc veut construire une vingtaine d’usines de dessalement d’eau de mer
Le Maroc prévoit d’installer une vingtaine d’usines de dessalement d’ici 2030 pour faire face aux problèmes liés au manque d’eau, a annoncé le minis...

Maroc : pénurie de bétail et flambée des prix avant l'Aïd
Alors que les résultats officiels du recensement du cheptel national ne sont pas encore publiés, des sources bien informées confirment une baisse inquiétant...

Journée mondiale de l’alimentation : Renforcer la sécurité alimentaire face aux défis climatiq
La Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque année le 16 octobre, constitue une occasion cruciale pour sensibiliser à l'importance de renf...

Stress hydrique : 6,5 milliards de m3 d'eau perdus en 5 ans (Baraka)
Ces cinq dernières années ont connu la perte de près de 6,5 milliards de m3 d'eau, dont 700 millions de m3 en 2022. C'est ce qu'a révélé mardi...