Que retenir du rapport du groupe 3 du GIEC ?
Quels sont les points clés à retenir du rapport du groupe 3 du GIEC ? Voici un résumé des grands enjeux mis en avant par les scientifiques du GIEC.
Le groupe 3 du GIEC vient de publier son 6ème rapport. Consacré à la lutte contre le réchauffement climatique, il explore les pistes d’action à mettre en oeuvre dès aujourd’hui pour limiter les dégâts liés à la crise climatique.
Pour comprendre ce que contient ce rapport, il est possible de consulter le résumé pour les décideurs (64 pages) ou le résumé technique (145 pages) ou le rapport complet (2913 pages). Sinon, voici une liste de 10 points clés à retenir.
1 – Une réduction drastique et immédiate de nos émissions de CO2 est nécessaire
C’était attendu : le dernier groupe du GIEC a à nouveau mis l’accent sur l’urgence d’une baisse drastique de nos émissions de CO2 dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Les modélisations climatiques analysées par le GIEC convergent : pour limiter le réchauffement à 1.5 degré il faudrait que les émissions atteignent leur pic dès aujourd’hui ou au maximum d’ici 2025, puis qu’elles baissent de 48% d’ici 2030, 80% d’ici 2040. Les émissions de méthane (l’autre principal gaz à effet de serre) devraient baisser de 34% d’ici 2030 et de 44%. Pour parvenir à cet objectif de 1.5 degré, il faudrait atteindre la neutralité carbone avant 2050.
Concernant l’autre seuil emblématique, celui des 2 degrés, les chiffres restent vertigineux : pour rester sous 2 degrés, il faut baisser de 37% nos émissions d’ici la fin de la décennie, ou de 52% d’ici 2040 (24% et 37% pour le méthane). Et atteindre la neutralité en 2070 au plus tard.
Le rapport confirme également que la neutralité carbone doit être atteinte le plus rapidement possible pour éviter les temps de dépassement (overshoot), c’est-à-dire les périodes où la Terre sera à des niveaux de températures élevés (au-delà de 1.5 voire de 2 degrés).
2 – Les politiques climatiques actuelles sont loin d’être assez ambitieuses
L’autre constat, c’est que les politiques climatiques contemporaines sont très insuffisantes pour lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, malgré les politiques climatiques mises en place depuis deux décennies, malgré le recours aux énergies renouvelables, à l’efficacité énergétique, aux nouvelles technologies, les émissions continuent à augmenter. Pour preuve : 17% de tous les gaz à effet de serre émis depuis 1850 ont été émis durant la dernière décennie. Nous émettons chaque année près de 60 milliards de tonnes de CO2, soit 12% de plus qu’en 2010 et 54% de plus qu’en 2000.
Le 7 avril 2022
Source web par : youmatter.world
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lundi 18 avril 2022
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