Rabbah sort de ses gonds et fustige le silence du GPM +Vidéo
Agacé par les déclarations du groupement des pétroliers, le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, n’a pas manqué de répondre aux graves accusations proférées par Adil Ziadi. Eclairage.
Dans une sortie médiatique controversée, le président du Groupement des pétroliers marocains (GPM), Adil Ziadi, a laissé entendre que le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable, « a donné des autorisations de ventes des carburants à des gens qui exercent des activités illicites ». Le président de la corporation des pétroliers a précisé sur les colonnes d’un quotidien de la place que certaines sociétés bénéficiaires s’approvisionnent auprès de sociétés de distribution et revendent des carburants à des gérants de stations de services ». De graves déclarations qui n’ont pas été du goût du ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah.
Interpellé à ce propos par Levert.ma, le ministre s’est interrogé : « comment peut-on ne pas autoriser des sociétés à accéder à un marché ouvert ? », avant de préciser que « tant qu’on a déjà donné l’autorisation à une vingtaine d’opérateurs, il n’y a pas de mal à donner la même autorisation à d’autres ». Selon lui, « il est inconcevable qu’un opérateur qui a eu son autorisation vienne demander de priver d’autres investisseurs du même droit ». Tout en rappelant qu’il s’agit d’un secteur qui connait une libre concurrence, il s’est insurgé : « comment accepte-t-il la libéralisation d’un secteur sans accepter la concurrence ? ».
Pour le ministre du PJD, « c’est la preuve que ces gens cogitent hors du contexte marocain ». « La réglementation est claire. C’est celle-ci qui encadre la dynamique de la concurrence dans ce secteur », a-t-il indiqué avant de souligner que « toute personne éligible et qui remplit les conditions exigées par la loi est dans le plein droit d’obtenir son autorisation ».
Position incompréhensible du GPM
Tout en tenant, dans la même veine, à rappeler que des sociétés de 10 pays étrangers investissent dans le secteur de l’énergie au Maroc, M.Rabbah n’a pas caché son étonnement devant les déclarations du président du groupement des pétroliers.
« Cela me désole de voir le président d’une fédération du secteur énergétique parler de contrebandiers alors qu’il les connait très bien », nous a-t-il confié. Et d’aller plus loin en s’interrogeant : « pourquoi dès lors est-il resté dans le silence ? ». Incriminant implicitement le silence de Ziadi, le ministre a précisé qu’il s’agit d’une infraction judiciaire. « On ne peut pas assister à un crime dans le domaine économique et venir après l’octroi des autorisations en parler », a-t-il soutenu.
D’après l’ancien ministre de l’Équipement et du Transport, le GPM est dans le devoir de fournir des informations prouvant ces accusations pour que le ministère puisse à son tour déclencher les procédures dans ce sens. « Nous allons lui envoyer une requête dans ce sens ainsi qu’à toutes les instances concernées pour qu’elles réagissent à ce propos », a précisé le ministre sur un ton ferme.
Il a, dans ce sillage, tenu à mettre en exergue que le rôle du gouvernement est de créer l’environnement idoine à un investissement dans ce secteur afin d’assurer l’approvisionnement du marché marocain étant donné qu’on assiste à une augmentation constante de la demande sur les produits énergétiques par l’ensemble des secteurs économiques.
« Notre mission est de veiller à ce que ces produits soient à la disponibilité des citoyens et des opérateurs économiques avec une meilleure qualité », a-t-il souligné en précisant que c’est la raison de son étonnement.
« Il s’agit d’une facture de 60 milliards de dirhams que payent les Marocains alors notre rôle est de veiller sur le respect de la loi et sur les intérêts de nos concitoyens », a-t-il tenu à rappeler.
« Ce que je dois éclaircir est que ce secteur ne peut rester être une chasse gardée d’une partie ou d’une autre. Que ce soit dans les énergies renouvelables ou dans les autres énergies, aucune partie n’est dans le droit de nous dire qu’il faut fermer le secteur», a-t-il dit faisant allusion au GPM.
« C’est en contradiction avec la logique adoptée dans notre pays et contraire à la loi. C’est un secteur ouvert. L’Etat est là pour instaurer le cadre réglementaire, encourager les investissements, améliorer le climat des affaires (…) pour que tout investisseur puisse développer ses activités », a-t-il conclu.
Le 14 mars 2019
Source web Par Le Vert
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mardi 19 mars 2019
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