Dialogue flou
Le CESE, dans son rapport 2017, insiste sur le dialogue social. Il demande, entre autres, «l’institutionnalisation». On peut entendre la demande de manière diverse.
La régularité des rencontres suffirait-elle à son bonheur? Ou bien faudrait-il aller jusqu’à une forme de «constitutionnalisation», d’inscription parmi les plus hautes obligations, comme le CESE lui-même et diverses agences de régulation?
Non seulement ces questions n’épuisent pas le sujet, mais elles le compliquent en se convertissant en motif de polémiques et discorde. Mais ce n’est pas tout.
Qui s’assoit autour de la table du dialogue? Les syndicats, victimes de leurs propres divisions (et pour certains, de puissantes rivalités de personnes), sont déjà surreprésentés dans les instances constitutionnelles.
Ils ont plus d’élus à la Chambre des conseillers que n’en ont les employeurs (hors les Chambres de commerce, industrie…, qui sont certes des employeurs mais pas comme la CGEM). Les syndicats ont une place de choix au sein même du CESE. Avec le résultat que l’on voit aujourd’hui dans les recommandations.
Mais les syndicats sont-ils aujourd’hui les seuls partenaires à avoir la légitimité d’action dans les dialogues sociaux? Le temps où Basri s’en servait pour calmer les colères et revendications ouvrières, ce temps-là n’est plus.
Le syndicalisme, à l’exception de l’UMT, est tout entier réfugié dans la fonction publique, voire dans de petites principautés au sein de la fonction publique. Peut-on en toute honnêteté et surtout en bonne politique se contenter de cet ersatz de dialogue qui n’aboutit plus qu’à déséquilibrer gravement les finances publiques tout en creusant davantage les inégalités sociales.
Et que faire avec les puissantes -et moins puissantes- ONG qui sont de vrais porte-voix des sans voix?
Dialogue social? Personne n’est contre, mais c’est justement le problème car il faudrait savoir clairement avec qui et pour quoi faire.
Le 27 septembre 2018
Source web par: l'économiste
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lundi 1 octobre 2018
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