Le tourisme dans l'attente de l'annonce officielle de la feuille de route
La feuille de route devait être annoncée ce lundi 2 avril à Agadir. Mais cette annonce est reportée pour une annonce au cours d'un événement national qui sera plus impactant qu'un événement régional. Les idnicateurs de l'activité touristique sont en forte hausse. La feuille de route donnera ude la visibilité et boostera tout le secteur.
Après le mandat de Benkirane qui n’avait jamais fait du tourisme une de ses priorités, l’arrivée d’un duo politico-technocrate à la tête de ce département et le changement de chef de gouvernement ont ouvert la voie à une vraie prise en considération des potentialités de ce secteur stratégique pour l’économie nationale.
Depuis qu’ils sont aux commandes du tourisme et du transport aérien, le ministre Mohamed Sajid et sa secrétaire d’Etat Lamia Boutaleb ont lancé plusieurs réflexions et préparent des appels d’offres afin de définir un plan d’action censé rattraper le retard de leurs prédécesseurs et plus particulièrement de la vision 20-20.
Les chiffres relatifs à l'activité touristique du 1er trimestre 2018 ne seront connus que le 20 avril. Mais un observateur avisé du secteur annonce d’ores et déjà que les chiffres seront excellents et qu’ils ne feront que confirmer la dynamique d’accélération des arrivées et nuitées qui a démarré en 2017.
Interrogé par Médias24, ce spécialiste du tourisme qui sert souvent d’interface entre opérateurs publics et privés avance que le chantier de rénovation de la gouvernance publique-privée est en cours.
"Des deux côtés, les réunions s’enchaînent pour décliner une nouvelle stratégie mais on ne peut pas aller trop vite car ces décisions qui vont sceller notre avenir nécessitent dialogue et consultation", explique notre source qui requiert l’anonymat.
Selon une autre source, la question de la gouvernance est considérée comme essentielle au niveau du département de tutelle. L'une des idées nouvelles, c'est la gouvernance locale: les régions doivent prendre en charge leur tourisme. Selon cette source, la gouvernance touristique locale est en train d'être arrêtée. Elle sera prise en charge par des SDR (sociétés de développement régional).
ONMT: dans l'attente du nouveau DG
Où en est la nomination du nouveau directeur général de l’ONMT sachant que l’appel à candidature n’a toujours pas été lancé par le ministère et que la mission de l’intérimaire se termine dans 2 mois?
Pour notre interlocuteur, cette question est du seul ressort de Sajid qui l’a suit de "très près".
"Même s’il n’y a pas encore de capitaine à la tête de l’ONMT, l’issue est proche et il n’y a pas lieu de s’inquiéter car l’intérimaire est un professionnel qui fait partie de cette maison depuis longtemps", assure notre source qui ajoute que personne dans la profession ne connaît pas l’identité du successeur de Zouiten.
Précisons que nos tentatives de joindre le ministre sont restées vaines. En janvier dernier, il nous déclarait que ce dossier serait réglé bien avant la fin du délai légal intérimaire qui est de 6 mois.
Selon notre source, le énième report de la présentation de la feuille de route n’est "pas grave" et s’explique par des considérations légitimes.
Si les retards enregistrés par les responsables politiques peuvent s’expliquer par leur arrivée récente (2017) à la tête de ce département, les divergences de la profession freinent l’essor du tourisme.
Quid de l’impact des divisions des opérateurs privés sur le secteur
Avec la nouvelle stratégie d’accélération, fruit d’une nouvelle gouvernance publique, le privé divisé est condamné à travailler avec une nouvelle gouvernance et à se doter de structures crédibles et efficaces.
"Nous sommes à la veille d’un grand virage en terme de gouvernance publique mais il est vrai que le secteur privé fait face à des problématiques internes et des structures représentatives qui ne sont pas vraiment performantes à cause de problèmes d’égo de personnes et/ou de moyens", reconnaît notre expert.
Le développement du secteur ne pourra donc se faire que dans un cadre de partenariat-public privé car le tourisme est porté par les opérateurs privés (investissement, gestion, promotion …) dont le travail profite à l’économie nationale.
"Même si chacun travaille pour soi, les choses sont en train de changer. Ainsi, malgré les divisions de la profession, lors du dernier Conseil d’administration de la CNT, 80% des votants ont décidé de revenir sous le giron de la CGEM. Il y a donc un consensus fort qui est en train de démarrer avec une grande restructuration à la clé", conclut notre interlocuteur qui ajoute que la lame de fond de la nouvelle gouvernance publique-privée finira par avoir raison des divergences dans l’intérêt commun.
Le 01 Avril 2018
Source Web : Médias 24
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mardi 3 avril 2018
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