3ème édition de Photovoltaïca : Les grands défis du photovoltaïque en Afrique au programme
Les énergies renouvelables attirent de plus en plus de marchés et pour les pays en voie de développement le challenge à définir est celui de choisir par exemple la technologie adéquate et durable pour ce secteur prometteur.
Plus de 700 participants ont pris part à la 3ème édition de Photovoltaïca dont les travaux ont démarré le 13 février 2018. Désormais incontournable, le Salon du photovoltaïque a confirmé cette année sa dimension internationale, et plus particulièrement africaine. Organisée par le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable du 13 au 15 février 2018 dans la ville ocre, cette édition est en effet tournée vers l’Afrique. S’exprimant à l’ouverture de cet événement, Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, a souligné que le secteur de l’énergie crée beaucoup de challenges pour les pays en voie de développement. Il a expliqué qu’à l’échelle mondiale, les énergies renouvelables attirent de plus en plus de marchés et pour les pays en voie de développement le challenge à définir est celui de choisir par exemple la technologie adéquate et durable pour ce secteur prometteur. Le deuxième challenge, selon le ministre, est celui de savoir «quel type de réglementation et de cadre législatif peut-on mettre en place pour mettre les investisseurs en confiance?». Le troisième challenge à relever est celui de l’intégration industrielle et technologique. Pour M. Rabbah, le Maroc a la possibilité de faire de cette technologie comme ce qu’il fait dans le domaine de l’électronique ou dans le domaine de l’automobile. Quant au quatrième challenge, il s’agit de trouver la meilleure formule qui équilibre entre l’incitation-subvention et la pénalisation pour aller vers une meilleure efficacité énergétique.
Enfin, le dernier challenge est relatif à la haute tension. Le ministre est revenu sur la loi 13-09 qui permet au privé de produire de la haute tension en attendant la basse et la moyenne tension. Dans ce sens, il s’est interrogé sur l’impact de l’utilisation de celle-ci sur le système électrique, son impact sur l’équilibre financier du distributeur ainsi que son impact sur le service public assuré par les entreprises publiques. Autrement dit, «comment encourager la haute tension, la moyenne tension et la basse tension et en même temps sécuriser le service public ?», a indiqué Aziz Rabbah.
Il a souligné dans ce cadre que «2018 doit être l’année de la moyenne tension». De son côté, Mustapha Bakkoury, président de Masen, a déclaré que «l’ère du photovoltaïque est engagée». Il a mis en avant les actions de Masen en soulignant l’arrivée de Noor Laayoune et Noor Boujdour qui seraient prêtes au mois de juin dans la première phase et qui feront également après l’objet d’extensions importantes.
Dans cette dynamique le président de Masen a évoqué les grands projets de centrales solaires Midelt dont les travaux devront démarrer en 2019. En termes de partenariat, Mustapha Bakkoury a mis l’accent sur la perspective d’échanges entre la rive sud et la rive nord de la Méditerranée et l’interconnexion entre l’Europe et le Maroc via des projets dans le domaine des énergies renouvelables. Au sujet de Photovoltaïca, il a confié que ce salon s’inscrit dans le cadre des différents événements qui accompagnent la stratégie ambitieuse du Maroc dans le domaine de l’énergie verte et plus particulièrement les énergies renouvelables. A cet égard, il a souligné les besoins grandissants de l’économie en énergie et la nécessité de trouver des solutions adéquates en matière d’énergies renouvelables adéquates pour tous les acteurs. Pour sa part, Jorge Seguro Sanches, secrétaire d’Etat portugais à l’énergie, a évoqué le projet d’interconnexion électrique sur lequel travaillent le Maroc et le Portugal. «Ce partenariat est stratégique pour le Portugal et le Maroc», relève Jorge Seguro Sanches. «L’engagement en faveur de l’énergie renouvelable est une option que nous voulons renforcer avec le Maroc», déclare-t-il. Selon lui, ce projet va jouer un rôle crucial dans le développement de la politique énergétique verte pour les deux pays. Jorge Seguro Sanches confie que «l’Europe est en train de démarrer une vraie politique d’interconnexion dont celle du Portugal et du Maroc fera sûrement place et partie». Dans ce sens, «il est impératif de développer des interconnexions qui permettront d’exporter la production excédentaire en énergie tout en assurant la sécurité de l’approvisionnement rationnel de celle-ci».
De Photovoltaïca à PhotovoltAfrica
Sur les particularités du Salon de cette année, Bouchra Grana, directrice du salon, a confié : «C’est un événement qui se confirme dans un concept nouveau. Il répond beaucoup plus à une plate-forme d’échanges entre les investisseurs, les présidents des conseils régionaux, les délégations africaines et les institutionnels. On a voulu sortir de ce qu’on a l’habitude de voir dans les grands salons, c’est dire des stands. A la place, nous avons aménagé des points de rencontres. De plus, à partir de cette année, Photovoltaïca devient PhotvoltAfrica. On se projette donc vers l’Afrique pour essayer de répondre au maximum aux échanges investisseurs et des marchés. Après chaque BtoB, on attend des bilans et des confirmations qui vont être déclarés à la fin du congrès, à savoir le bilan des projets sur le renouvelable et ce que cela va donner côté investisseurs».
Le 14 février 2018
Source Web : Aujourd'hui le Maroc
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jeudi 15 février 2018
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