ONU–Sahara : l’Algérie sommée de participer aux négociations
Clairement désignée comme partie prenante, l’Algérie se doit de répondre aux exigences du Conseil de sécurité. L’article 25 de la Charte des Nations unies n’est pas seulement clair. Il est contraignant. «Les Membres de l’Organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de sécurité conformément à la présente Charte». Autrement dit, les décisions du Conseil ont un caractère obligatoire et une valeur juridique contraignante. «Si ces décisions sont contraignantes pour les États membres, elles le sont a fortiori et encore plus pour les membres du Conseil. Et une non-participation au vote d’une décision ne saurait exonérer un membre de ce Conseil de la responsabilité d’honorer cette obligation», écrit, dans un policy paper dédié, Mohammed Loulichki, ancien ambassadeur-représentant du Maroc à l’ONU, aujourd’hui Senior fellow au Policy center for the new south (PCNS), spécialiste en diplomatie et résolution des conflits.
Adoptée le 31 octobre 2025, la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU marque un tournant historique dans le dossier du Sahara occidental. Pour la première fois, le Conseil établit clairement que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la base exclusive des négociations visant à résoudre définitivement le différend. Elle oblige également l’Algérie, désormais désignée comme partie prenante, à participer aux discussions aux côtés du Maroc, du Front Polisario et de la Mauritanie.
Cette décision, juridiquement contraignante en vertu de l’article 25 de la Charte des Nations unies, transforme la nature du conflit : on passe du simple cadre consultatif du Chapitre VI au registre potentiellement coercitif du Chapitre VII, ouvrant la voie à des sanctions en cas de non-respect.
Face à cette évolution majeure, Alger adopte une attitude ambiguë et hésitante : refus du vote, déclarations contradictoires et tentative de présenter la résolution comme un « succès diplomatique ». Cependant, le silence officiel du régime face à l’injonction du Conseil de sécurité illustre une crise diplomatique interne et la peur d’un isolement international croissant.
L’envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura, a confirmé que les futures négociations se dérouleront exclusivement sur la base du plan d’autonomie marocain de 2007, reconnu par la communauté internationale comme réaliste et crédible.
Cette résolution place donc l’Algérie face à ses responsabilités internationales. Refuser de participer au processus reviendrait à défier le Conseil de sécurité et risquerait d’entraîner des conséquences diplomatiques et politiques lourdes, notamment une marginalisation accrue et un renforcement du rôle du Maroc comme acteur central de la stabilité régionale au Maghreb.Bas du formulaire
Le 08/11/2025
Source web par : le360
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samedi 8 novembre 2025
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