Le lac Iriqui renaît après 50 ans : trésor de biodiversité
Une résurgence spectaculaire après des décennies d’assèchement
Les 7 et 8 septembre derniers, deux tempêtes exceptionnelles ont transformé le désert où se trouvait le lac Iriqui, situé à 150 km au sud de Ouarzazate. Grâce à des pluies torrentielles, ce bassin asséché depuis 50 ans a retrouvé ses eaux. Un tel phénomène météorologique, d’une rareté exceptionnelle, ne s’était pas produit depuis plus d’un siècle, selon les experts.
Un refuge pour la biodiversité locale et migratoire
La réapparition du lac Iriqui a immédiatement redonné vie à un écosystème unique. Des oiseaux migrateurs tels que les flamants roses et les aigrettes ont rapidement colonisé ce nouvel habitat, en faisant une halte privilégiée sur leur route. Les espèces locales, comme les gazelles et les renards fennecs, ont également bénéficié de cette nouvelle ressource en eau, soulignant le rôle crucial de ce lac dans l’équilibre écologique de cette région désertique.
Une opportunité pour le tourisme écologique au Maroc
La résurrection temporaire du lac Iriqui attire déjà de nombreux visiteurs, avides de découvrir ce miracle naturel. Les paysages du parc national d’Iriqui, enrichis par la présence du lac, sont devenus une destination prisée pour le tourisme durable. Les touristes viennent admirer la beauté des lieux tout en explorant les traditions culturelles des villages environnants. Cet événement offre une occasion unique de renforcer le développement d’un tourisme respectueux de l’environnement, tout en valorisant le patrimoine naturel de la région.
Des enjeux de préservation cruciaux
Face à cet événement exceptionnel, les experts appellent à la vigilance. Une exploitation touristique ou économique non contrôlée pourrait menacer l’équilibre fragile de cet écosystème. Le ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable a annoncé la mise en place d’études pour évaluer l’impact de ce phénomène à long terme et identifier des mesures de conservation adaptées. « La renaissance du lac Iriqui est une opportunité inespérée, mais sa pérennité dépendra d’une gestion écologique responsable », explique un chercheur local.
Un signal d’alerte sur les changements climatiques
Ce phénomène rare rappelle la vulnérabilité des régions désertiques face aux changements climatiques. Les tempêtes de cette intensité, bien qu’exceptionnelles, pourraient se multiplier à l’avenir, avec des conséquences imprévisibles sur les écosystèmes locaux. Cet événement met en lumière l’importance de développer des stratégies durables pour protéger ces zones fragiles et préserver les ressources vitales qu’elles offrent.
Le retour du lac Iriqui, bien que temporaire, incarne la résilience de la nature face aux aléas climatiques. Il incombe désormais aux autorités, aux scientifiques et aux populations locales de s’unir pour protéger cet écosystème précieux, véritable symbole d’espoir et de renouveau écologique au cœur du désert marocain.
Le 16/01/2025
Rédaction de lanouvelletribune
www.darinfiane.comwww.cans-akkanaitsidi.net www.chez-lahcen-maroc.com
Les tags en relation
Les articles en relation
Plus de 5 millions de touristes ont visité le Maroc à fin mai 2023
Les arrivées touristiques ont atteint 5,1 millions à fin mai 2023, soit une croissance de 20% par rapport à la même période de 2019, année de référence ...
Tourisme : Laâraj souligne l’importance du culturel
Le tourisme culturel est un pilier essentiel de l’offre touristique nationale et un levier important pour promouvoir le patrimoine culturel matériel et immat...
Pour une recapitalisation touristique de la région Fez-Meknès
Pour le tourisme intérieur comme pour celui international, la région Fez-Meknès a une mémoire millénaire qui offre plusieurs segments d’attractivité tou...
Marrakech : Le défi des hôtels 5 étoiles face aux exigences de la génération Z
Les hôtels 5 étoiles de Marrakech affichent des taux d’occupation record en 2024, atteignant 62%. Toutefois, derrière ce succès apparent se cache un défi...
Les touristes étrangers en fort repli ce 1er trimestre 2019
La baisse de près de 5% des clientèles étrangères et de 10% des clientèles lointaines à forte contribution depuis le début de l’année est la conséque...
Najia Ounassar : “Nous tenons à tirer la sonnette d’alarme sur l’urgence à sauver les struct
Présidente de l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA). Dans cet entretien, Najia Ounassar, présidente de l’Association de l’indu...
Guides touristiques : La réglementation est effective
Fini l’anarchie ! Les très attendus arrêtés portant application de la loi n°05-12 réglementant la profession de guide de tourisme viennent d’être adop...
Climat : un coup de froid sur l'Europe dans les décennies à venir ?
L'ONU estime qu'il y a peu de chance que les objectifs de la COP 21 soient atteints et que le réchauffement climatique se restreigne à 2 degrés. Selo...
Les Îles Canaries à l’Africa Medical Tourism Expo
En 2015, le chiffre d'affaires du tourisme médical a été estimé à plus de 130 milliards de dollars./DR Une délégation d’hommes d’affaires des ...
Maroc - Ecotourisme "Tourisme et patrimoine oasien, quel rôle pour les communautés locales ? Étud
"Tourisme et patrimoine oasien, quel rôle pour les communautés locales ? Étude de cas de deux ksours de la province d’Errachidia : Maadid et El Khorbat" es...
#Maroc_Tourisme : La précarité de l’emploi, une fatalité ?
Salaire très bas, incertitude, conditions de travail difficiles, le tourisme est l’une des débouchées les moins attractives pour les jeunes recrues. Pourta...
Les régions du sud lancent une série de mini-projets de tourisme durable
Dans quelques semaines, le Conseil régional de Laâyoune-Sakia El Hamra procèdera à l’ouverture des plis de nombreux appels d’offres, portant sur le dév...


jeudi 16 janvier 2025
0 
















Découvrir notre région