La Gestion et la Destruction des Drogues Saisies au Maroc : Une Opération Rigoureusement Encadrée
Au Maroc, les autorités optent pour l'incinération des drogues saisies, avec plusieurs dizaines de tonnes détruites chaque année. Mais avant que ces quantités de résine de cannabis, de cocaïne ou de kif en tiges soient brûlées, leur conservation est soigneusement gérée.
Conservation des Drogues Saisies
Le 3 juin, une opération conjointe de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) a permis la saisie de plus de 18 tonnes de drogue à Sidi Rahal Plage, un record pour l'année. Les drogues saisies, qu'il s'agisse de cannabis, de cocaïne ou de comprimés psychotropes, sont conservées selon des procédures strictes avant d'être incinérées.
Analyse en Laboratoire
Après une saisie, des échantillons sont prélevés par le Laboratoire national de la DGSN pour analyse. Ces tests déterminent, par exemple, le taux de THC dans la résine de cannabis ou la pureté de la cocaïne. Les résultats aident la police à identifier l'origine des drogues et à suivre les tendances du trafic.
Entreposage Sécurisé
Les quantités saisies sont d'abord entreposées par l'organisme qui les a interceptées, mais pas pour longtemps. Pour de grandes quantités, les drogues sont transférées aux services de la Douane, qui disposent de grands entrepôts sécurisés pour les conserver.
Destruction par Incinération
Les autorités prévoient d'incinérer près de 40 tonnes de drogue dans la décharge de Mediouna, à la périphérie de Casablanca. L'incinération se fait sous la supervision d'un magistrat et en présence des forces de sécurité, des autorités locales et de la Protection civile. Les drogues sont disposées sur des balles de paille, aspergées de carburant, puis brûlées jusqu'à leur destruction complète.
Minimisation des Risques
Les risques de détournement ou de récupération partielle des drogues incinérées sont minimisés par la présence continue des autorités sur place jusqu'à la totale destruction des substances.
Conséquences Légales
Après la destruction, la Douane peut se constituer partie civile pour demander des sanctions pécuniaires. Par exemple, dans l'affaire Naciri-Bioui, la Douane réclame plus de deux milliards de dirhams. En vertu du Code des douanes, l'administration peut demander le double de la valeur marchande des drogues saisies. Les biens saisis (véhicules, téléphones, embarcations) sont vendus aux enchères par la Douane.
La gestion et la destruction des drogues saisies au Maroc sont des opérations complexes et rigoureusement encadrées, assurant la sécurité et la conformité aux lois en vigueur.
Le 19/04/2024
Rédaction de l’AMDGJB Géoparc Jbel Bani
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mercredi 19 juin 2024
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