Les professionnels du tourisme et le Sahara marocain
Le discours de SM Le Roi, à l’occasion du 46ème anniversaire de la Marche Verte, en plus qu’il est un appel au patriotisme de toutes les franges de la population marocaine, constitue également un message pour plus d’investissements au Sahara marocain, notamment dans le secteur touristique.
Bien sûr, sur le plan des infrastructures et équipements, de formidables efforts ont été accomplis: Un excellent réseau routier desservant le littoral, un aéroport international et le grand port de Laâyoune, pouvant recevoir des bateaux de croisières et des Ferry-boat.
Les provinces du Sud du Royaume offrent, de l’avis de tous, un paysage touristique fabuleux, de plus en plus sollicité par des touristes étrangers, achetant leurs packages de TO également étrangers. L’engouement pour Dakhla envahie par de nouveaux investissements touristiques en est l’illustration suprême. Mais bien que le produit saharien soit prisé, il demeure insuffisamment exploité dans les autres régions du Sahara marocain. Les atouts dont dispose ce morceau du Maroc, réputé pour ses traditions séculaires en matière d’hospitalité, ne manquent pourtant pas.
Dotée de paysages naturels variés, allant des dunes de sables aux plages d’une beauté exceptionnelle, la région se prête par excellence au tourisme saharien que les professionnels marocains devraient s’activer à capitaliser.
La région est appelée à diversifier son produit touristique, à augmenter encore plus la capacité d’hébergement au niveau de Tarfaya, Laayoune et Boujdour, et à créer des activités de divertissement dans les stations touristiques, et les sites et monuments historiques et culturels de la région.
Hors Dakhla, l’infrastructure hôtelière reste visiblement insuffisante, surtout pour un meilleur afflux de touristes, néanmoins avec les unités existantes, il y a possibilité d’organiser par le biais d’agences de voyages, nationales et étrangères, des séjours simples ou combinés ou des circuits d’une semaine, par exemple, commençant par Agadir et se terminant par Laâyoune ou Dakhla.
Encore que, par endroits, existent de magnifiques zones montagneuses offrant des paysages désertiques de pierres, dignes des plateaux de cinéma les plus recherchés. Par des pistes relativement faciles, elles permettent de découvrir le milieu et la vie saharienne, par des randonnées et circuits écologiques.
L’attrait principal reste la découverte de la nature, du milieu désertique et le tourisme d’exploration qui peut être complété par la pratique du kite surf ou par la pêche, sachant que les côtes de notre Sahara sont poissonneuses et riches.
De tels packages s’avèrent facilement exploitables si toutefois on s’y intéresse de plus près et par des actions soutenues. Bien sûr, nos professionnels, particulièrement les voyagistes, commencent à introduire les territoires de notre Sahara dans leurs brochures de vente et leurs sites de réservation, mais cela reste encore embryonnaire. Au même titre que la mise à disposition des promoteurs hôteliers du foncier à des tarifs préférentiels pour encourager l’investissement dans de nouvelles unités et d’espaces d’animation sportive et de loisirs. De cette façon, on peut dire que le collectif professionnel participe réellement à l’œuvre citoyenne, en développant l’économie touristique du Sahara marocain…
Il est certain que les professionnels marocains du tourisme, d’ailleurs des citoyens comme vous et moi, ont le cœur sur les territoires du Sahara marocain, imbus d’une cause qu’ils ne sauront s’en départir. D’ailleurs, au-delà de leur responsabilité patriotique, ils attendent avec impatience de fructifier l’économie de la région par le développement d’une formidable niche à forte valeur ajoutée qu’est le tourisme saharien. Rien qu’à constater ce que déploient les Tunisiens comme offres et packages autour de leurs oasis, malgré l’étendue minime de leur sud saharien, on a une idée de la consistance du travail qui les attend. Il est vrai que des réalisations y ont été faites et des projets sont en cours, mais demeure un immense chantier à valoriser et à capitaliser.
C’est cette richesse, ces vastes terres de notre territoire qui requièrent encore plus de mobilisation de la part de nos professionnels, à l’heure où l’appel se fait insistant. Ils devraient faire un avec le reste des corps professionnels : CNT, FNIH, FNAVM, FNTT, FNR, MTMC, fédération des guides, associations professionnelles régionales, CRT, AIH, etc, sont sollicités plus que jamais pour se joindre à l’élan unioniste de développement et de structuration touristique au Sahara marocain. Confortés en cela par la croissance de confiance diplomatique accordée à la souveraineté du Maroc sur ses provinces du sud, par l’implantation de plusieurs consulats africains et arables dans la région. Le tourisme ne peut que suivre favorablement…
A n’en pas douter, nos professionnels ont toujours fait preuve d’un patriotisme indiscutable, d’une mobilisation sans faille et d’une détermination résolue autour des grandes questions de l’heure, les nationales en premier lieu.
Maintenant, il faudrait que nos professionnels fassent de la question du Sahara marocain un segment à défendre lors des rencontres internationales spécialisées, en faisant du lobbying promotionnel de nos territoires sahariens, vantant tantôt les mérites touristiques de la région, tantôt les attaches historiques du Royaume avec les provinces sahariennes. En incrustant cette image d’alliance dans les esprits des vis-à-vis étrangers, on fera preuve de professionnalisme doublé de patriotisme.
Le 8 novembre 2021
Source web Par : premium travel news
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jeudi 11 novembre 2021
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