La Banque Mondiale dresse un rapport choquant sur la pauvreté au Maroc
Un rapport des Nations Unies indique que le Maroc est l’un des pays de la région du Moyen Orient et d’Afrique du Nord qui souffre le plus de pauvreté et de restriction.
Dans le rapport, il est précisé que 60% des Marocains vivent dans la pauvreté et dans le besoin. Cette partie de la population marocaine se divise en deux classes : les Marocains qui vivent dans la pauvreté extrême et les autres qui vivent dans un stade de pauvreté moyenne et qui sont privés de leurs droits les plus élémentaires.
Notamment l’éducation, la santé et enfin le droit au logement. En plus des droits élémentaires pour les enfants, tels le fait de jouer avec les autres enfants du même âge ou encore la lecture des livres.
Le plus grand taux de ces Marocains qui vivent au bord de la précarité extrême a été confirmé par le rapport onusien et a démontré que le Maroc fait partie des pays les plus pauvres d’Afrique, à côté du Zimbabwe, du Mali, de la Somalie et du Gabon. Avec ces chiffres inquiétants, le Maroc atteint donc naturellement la 126ème position dans le classement de l’indice de développement humain dans les pays du monde.
En plus de cela, le rapport ajoute plus d’informations sur le mode de vie des Marocains les plus pauvres. 25% de ces familles marocaines disposent tout au plus de trois livres pour leurs enfants contrairement aux familles marocaines aisées qui offrent à leurs progénitures plusieurs livres par enfant.
Les enfants de ces familles ne peuvent pas non plus avoir le luxe de disposer de plusieurs jouets. D’après le rapport, seulement 19% de ces enfants peuvent se permettre quelques jouets.

Qui dit pauvreté, dit manque d’éducation. A cela s’ajoute le mariage précoce des mineures qui a atteint le taux de 16% au sein de la population marocaine.
Ce taux demeure en constante hausse au Maroc, contrairement aux voisins tunisiens et algériens où le taux de mariage de mineures ne dépasse pas respectivement les 2 et 3%.
La discrimination chez les femmes marocaines existe et est plus prononcée chez les familles marocaines les plus pauvres.
La plupart sont privées d’éducation, et ne peuvent pas avoir d’activité au sein des partis politiques. Le rapport souligne que les femmes issues de familles pauvres qui sont à la tête d’une entreprise ne sont qu’au taux de 4%. Un résultat assez faible en comparaison avec les femmes des pays africains, tel le Libéria où 30% des femmes issues des mêmes conditions sont à la tête d’entreprises.
Ce n’est pas la première fois qu’un rapport international informe sur la situation tragique du Maroc en matière de pauvreté. Ils sont environ 5 millions de Marocains à vivre avec moins de 2 dollars par jour, en plus d’un million de Marocains qui vivent avec moins d’un dollar par jour.
Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale:
18% de la population, soit près de 6 millions de personnes, vit en situation de pauvreté
25% la population, soit près de 8 millions de personnes, vit au seuil ou en dessous du seuil de pauvreté ;
50% de la population vivant au-dessus du seuil de pauvreté sont considérés comme » économiquement vulnérables » aux maladies et invalidités, aux intempéries, ou à la perte d’un emploi.
40% de la population marocaine, soir 13 millions de personnes, font face soit à des difficultés pour maintenir un mode de vie modeste ou tout simplement pour survivre au jour le jour.
2,5 millions d’enfants, principalement des filles rurales, ne vont pas à l’école
83% des femmes en milieu rural sont toujours analphabètes
L’Indice de développement humain est tombé du 117ème rang (1995) au 126ème rang (2003).

Quels sont les solutions pour sortir de la pauvreté?
La migration d’un ou de plusieurs membres de la famille, en particulier à l’étranger, est ressortie comme la principale stratégie des ménages pour se soustraire à la pauvreté et demeurer dans une situation de non pauvreté.
Les envois de fonds des travailleurs à l’étranger, les salaires ou les retraites (en particulier d’un emploi en Europe) ont permis aux ménages d’épargner, de faire face aux crises, et simultanément d’investir dans des avoirs productifs pour lancer ou développer des activités génératrices de revenus et diversifier leurs moyens d’existence.
Un salaire fait aussi qu’il est plus facile d’emprunter auprès des banques plutôt que de dépendre des organisations de microcrédit ou de relations. De plus, un portefeuille diversifié de moyens d’existence fait que si l’un d’entre eux s’écroule d’autres peuvent compenser.
Les ménages tirent avantage de revenus réguliers et fiables, car ils peuvent épargner, planifier, survivre aux chocs, et investir dans des moyens d’existence secondaires.
Des revenus stables ont aussi permis aux ménages d’accumuler des avoirs tels que de la terre ou leur propre logement, cette dernière établissant une nette distinction entre les ménages pauvres et non pauvres. L’habitation fait fonction d’assurance et d’actif productif – souvent les occupants en louent une partie pour en tirer un revenu additionnel

Le 13 Sep 2016
Source web par: el Jadida scoop
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