Essaouira la muse des artistes C’est le cas notamment de Jimi Hendrix, des écrivains Paul Bowles, ou encore William Buroughs
Deux journalistes danois ont publié récemment un saisissant reportage sur leur séjour à Essaouira, "une petite ville de 60.000 habitants qui, en raison de la lumière, des mouettes, de l’activité portuaire et des vagues de l’océan Atlantique, a toujours attiré les artistes". Dans cet article publié par le journal de référence Politiken dans sa rubrique ”Voyage”, les deux journalistes Charlotte Geckler et CLaus Hosting reviennent sur les moments forts de la dernière édition du Festival d’Essaouira "Gnaouas et musiques du monde" (21-24 juin), qu’ils sont partis couvrir sur une invitation dans le cadre d’un voyage organisé par l’ambassade du Maroc au Danemark. Sous le titre évocateur "Une approche du Maroc par l’intermédiaire de la musique et de la danse", le reportage s’ouvre sur des scènes de musiciens vêtus de longues capes de couleurs avec des turbans, portant des chaussures à pointe et exhibant de grands sourires, tout en soufflant dans des cornes et en battant sur des tambours. "Le temps s’arrête et nous envoie dans un voyage musical fascinant. Nous venons d’atterrir, nous sommes un peu engourdis et nous ignorons encore ce que l'on peut attendre d’un festival de musique marocain plein de tonalités occultes, alors qu’une parade ouvre le Festival Gnaoua", écrivent les deux reporters.
L’article passe en revue les milliers de gens rassemblés dans les ruelles de la vieille ville, la médina, "un bazar en labyrinthe qui attire par ses senteurs, ses couleurs et le bel artisanat de sa population multiculturelle : Juifs, Arabes et Berbères". Il rappelle comment la petite ville de pêcheurs d’Essaouira n’a cessé, au fil des vingt ans de son Festival des Gnaouas, d’attirer des centaines de milliers de spectateurs et les meilleurs musiciens du monde entier, et comment cette manifestation continue de promouvoir la musique gnaoua et de la fusionner avec le pop, le rock, le jazz et d’autres expressions musicales de pays tels que le Brésil, le Japon, l’Inde, Cuba, la Corée, l’Iran. "Nous souhaitons répandre la musique et l’art pour conserver les cultures et vivre en paix. Je pense que c’est à travers la culture que nous pouvons obtenir dialogue et tolérance", rapporte le journal, citant André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi et président-fondateur de l'Association Essaouira-Mogador.
La musique gnaoua, plus qu'une expression qui rend l’écho des anciens esclaves de l’Afrique de l’Ouest, est aussi un mouvement spirituel plein de soufisme alliant transes, contacts spirituels et guérisons, note la publication, qui revient en détail sur le déroulement de cette manifestation artistique de trois jours sur cinq scènes, dont trois sur la plage. "Voir un pays arabe de cette manière vaut tout le voyage. Quand on en a assez du festival, on peut aller à la découverte d’Essaouira, une petite ville de 60.000 habitants qui, en raison de la lumière, des mouettes, de l’activité portuaire et des vagues de l’océan Atlantique, a toujours attiré les artistes", relève le journal. C’est le cas par exemple de Jimi Hendrix, des écrivains Paul Bowles et William Buroughs, ainsi que de l’écrivain et dessinateur norvégien Thorbjørn Egner qui aurait, dit-on, utilisé la ville comme modèle pour la ville de Kardenomme, ou encore du Danois Palle Mikkelborg.
De Danemark justement, Essaouira a aussi une touche particulière avec le Danois Frederik Damgaard, expert d’art islamique, qui avait ouvert en 1988 une galerie d’art de renom qui existe encore au centre-ville. Mieux, le passé d’Essaouira a également un atome crochu avec le premier consulat du Danemark, un grand bâtiment maintenant en ruine dans la partie ancienne de la ville. "Cela témoigne des activités d’Essaouira au milieu du XVIIIème siècle, quand cette petite ville de pêcheurs sur la côte atlantique avait une importance maritime et commerciale du temps où le Danemark jouait un rôle important", rappelle la publication. Et de conclure qu’il faut "prendre le temps de savourer les rayons de soleil et les jeux d’ombre et de lumière dans le labyrinthe des petites rues et l’atmosphère d’autrefois tant appréciée par les hippies, les artistes et les mystiques".
Le 12 mars 2018
Source Web : Libération
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mercredi 14 mars 2018
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